Mercredi de la première semaine après l’octave de Pâques

L’hymne des laudes au temps pascal.

Aurora lucis rutilat,
Cælum laudibus intonat,
Mundus exultans jubilat,
Gemens infernus ululat,

Cum rex ille fortissimus,
Mortis confractis viribus,
Pede conculcans tartara
Solvit a pœna miseros.

Ille, qui clausus lapide
Custoditur sub milite,
Triumphans pompa nobili,
Victor surgit de funere.

Solutis jam gemitibus
Et inferni doloribus,
Quia surrexit Dominus,
Resplendens clamat angelus.

Quæsumus, Auctor omnium,
In hoc Paschali gaudio,
Ab omni mortis impetu
Tuum defende populum.

Gloria tibi, Domine,
Qui surrexisti a mortuis,
Cum Patre et Sancto Spiritu,
In sempiterna sæcula. Amen.

L’aurore éclate de lumière
le ciel résonne de louanges
le monde exulte d’allégresse
l’Enfer gémit et se lamente.

Car notre roi si valeureux
a brisé les forces de la mort
foulant de son pied les Enfers
il libère les malheureux.

Lui, que les soldats vigilants
gardaient enfermé sous la pierre,
il triomphe en noble cortège,
et surgit vainqueur du trépas.

Il a mis fin dans les enfers
à toutes plaintes et douleurs.
L’ange resplendissant proclame
la résurrection du Seigneur.

Nous te le demandons, créateur de tout,
dans cette joie pascale,
de tous les assauts de la mort
défends ton peuple.

Gloire à toi, Seigneur,
qui est ressuscité des morts,
avec le Père et le Saint-Esprit,
dans les siècles éternels. Amen.

Du nouveau en Slovénie ?

Dans le ronronnement européiste de la petite Slovénie, l’élection du président du Parlement, le 10 avril, n’est pas passée inaperçue. Les élections législatives ont eu lieu le 22 mars, et elles n’ont pas donné de majorité. Le parti centriste de Robert Golob a obtenu 29 sièges, le parti de « droite » SDS 28 sièges, l’autre parti de droite 9 sièges, deux autres partis 6 sièges chacun, et enfin le parti « populiste » Resni.ca (resnica : vérité, resni : sérieux) fait son entrée avec cinq sièges. Et c’est le fondateur et chef de ce parti, Zoran Stevanović, 44 ans, qui a été élu président du Parlement, ce qui est une fonction relativement importante.

Zoran Stevanović s’est fait connaître en 2021 quand, simple conseiller municipal de Kranj et ancien membre du parti national slovène, il a fondé un parti pour combattre les mesures « anti-covid » et est devenu le militant slovène « antivax ». Il organisa nombre de manifestations, et fut arrêté.

Il revendique le terme de « populiste », et en 2024 sa vidéo « La vérité sur l’Ukraine » fut qualifiée de « propagande russe ». Il dit tout le bien qu’il pense du président serbe Vućić, il est contre l’indépendance du Kosovo, et il était un soutien de Dodik, le président de la Republika Srbska. Il est ouvertement pour une « réévaluation du statut de la Slovénie dans l’UE, la BCE, l’ONU et l’OTAN ».

Lors de sa première interview de président du Parlement, il a rappelé qu’il avait promis un référendum sur la sortie de la Slovénie de l’OTAN : « Nous nous opposerons résolument à toute ingérence dans les conflits militaires et diplomatiques d’autrui, car la Slovénie n’en tire jamais profit. »

Saint Justin

Icône de Camelia Munteanu, Bucarest, 2007. Sur le phylactère la première réplique de saint Justin lors de son interrogatoire : « Nul ne peut être condamné pour obéir aux commandements de notre Sauveur Jésus-Christ. »

Le Créateur de l’univers n’a pas de nom, parce qu’il est non engendré. Recevoir un nom suppose en effet quelqu’un de plus ancien qui donne ce nom. Ces mots Père, Dieu, Créateur, Seigneur et Maître ne sont pas des noms, mais des appellations motivées par ses bienfaits et ses actions.

Son Fils, le seul qui soit appelé proprement Fils, le Verbe existant avec lui et engendré avant la création, lorsque au commencement, il fit et ordonna par lui toutes choses, est appelé Christ, parce qu’il est oint et que Dieu a tout ordonné par lui. Ce nom même a une signification mystérieuse, de même que le mot Dieu n’est pas un nom, mais une approximation naturelle à l’homme pour désigner une chose inexplicable.

Jésus est un nom qui signifie homme et sauveur. Nous l’avons dit antérieurement, le Christ s’est fait homme, il naquit par la volonté de Dieu le Père pour le salut des croyants et la ruine des démons. Vous pouvez vous en convaincre par ce qui se passe sous vos yeux. Il y a dans tout le monde et dans votre ville nombre de démoniaques, que ni adjurations, ni enchantements, ni philtres n’ont pu guérir. Nos chrétiens, les adjurant au nom de Jésus-Christ crucifié sous Ponce-Pilate, en ont guéri et en guérissent encore aujourd’hui beaucoup, en maîtrisant et chassant des hommes les démons qui les possèdent.

Extrait de sa « deuxième apologie » (vers 155-160), traduction Louis Pautigny.

Du latin au Kremlin

Ecoutez bien le tout début de la divine liturgie du « lundi du Renouveau », ce matin à la cathédrale de l’Assomption au Kremlin.

On entend d’abord le tropaire de Pâques en grec, puis sa traduction en latin :

Christus resurrexit a mortuis, mortem morte calcavit, et entibus in sepulchris vitam donavit !

« L’abus »

« L’annexion de la Cisjordanie, avec les soldats complices des colons. Gaza annihilée. L’avancée au Liban. La frontière violée en Syrie. La guerre contre l’Iran. Nettoyage ethnique et massacres. C’est ainsi que la droite sioniste façonne le Grand Israël. »

(L’espresso est depuis 2016 le supplément dominical de La Repubblica.)