L’antienne de Magnificat des premières vêpres (avant 1960), par le groupe Schola Antiqua de Juan Carlos Asensio au monastère Santa Maria del Parral à Ségovie en novembre 2000, avec le début du cantique. Le chant est celui de l’antiphonaire monastique de Solesmes de 1934, et non celui du Liber usualis.
Est secrétum, Valeriáne quod tibi volo dícere : ángelum Dei hábeo amatórem, qui nímio zelo custódit corpus meum.
C’est un secret, Valérien, que je veux te dire : j’ai pour amant un ange de Dieu, qui avec une extrême jalousie garde mon corps.
Le Monde participe tellement du fantasme ambiant qu’il le théorise dans son éditorial de ce jour.
Quel est le péril pour l’Europe ? C’est que le plan américain est une « capitulation » de l’Ukraine, et que ce « serait aussi celle de l’Europe, tant ses intérêts de sécurité sont désormais liés à ceux de l’Ukraine face à la Russie de Vladimir Poutine ».
Mais la sécurité de « l’Europe » n’est en aucune manière liée à celle de l’Ukraine. D’autant que ses ennemis sont à l’intérieur, et non dans les délires des services extérieurs.
Le péril pour l’Europe est ailleurs : c’est qu’en cas de paix imposée à l’Ukraine par les Etats-Unis et la Russie dans le dos de l’Union européenne, ces deux puissances pourront reprendre des relations normales, et que l’Union européenne sera marginalisée. Or elle l’aura bien cherché. Et avec assiduité. Et plus elle « refusera la perspective d’une solution imposée à l’Ukraine », plus elle sera ensuite tenue à l’écart, soumise à l’inévitable mépris de ceux qui décident.
Sur BFMTV, la « journaliste » Amélie Rosique explique que ce qui la terrorise c’est la montée de l’intégrisme catholique dans les prisons…
Regardez son expression, non pas de terreur (évidemment), mais de haine.
Face aux réactions, BFM a présenté ses « excuses ». Mais en fait pour minimiser l’ignoble calomnie et surtout accuser ceux qui ont osé réagir de « dénigrement et de cyberharcèlement ».
Mardi une de nos journalistes a fait référence au rapport de l'historien N. Lebourg sur le risque de radicalisation en prison et a fait un raccourci hâtif de ses conclusions.
BFMTV s'excuse et condamne la campagne de dénigrement et de cyberharcèlement visant cette collaboratrice
Les excuses de la nouvelle oie caquetante de BFM sont moins hypocrites. Mais dans les deux cas, le responsable est un « raccourci hâtif » qu’on cherche en vain dans le propos. Car le rapport de Nicolas Lebourg ne dit pas un mot d’un mirobolant radicalisme catholique dans les prisons…
Léon XIV s’est rendu jeudi matin 20 novembre à Assise, où étaient réunis les évêques italiens pour leur 81e Assemblée générale. Après avoir souligné qu’« une Eglise synodale (…) doit se renouveler sans cesse » et que par conséquent les évêques de 75 ans doivent « apprendre à dire au revoir », il a dit qu’il voulait une Eglise « qui intervient prophétiquement dans le débat public pour diffuser une culture de la légalité et de la solidarité » : una cultura della legalità e della solidarietà.
Si les mots ont un sens (ou quand les mots avaient un sens), cela veut dire que c’est une attitude « prophétique » de respecter les lois et de contribuer à les faire respecter.
Jusqu’ici on croyait que c’était simplement vivre en bon citoyen…
Mais surtout, c’est tirer un trait sur les martyrs, abolir le martyrologe. Ce qui était « prophétique », chez les martyrs, est que précisément ils rejetaient la loi, et y laissaient la vie. Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et ils n’obéissaient pas aux lois obligeant sous peine de mort à sacrifier aux idoles.
Et aujourd’hui, la « culture de la légalité », c’est respecter les lois de la culture de mort, le droit à l’avortement, le droit à l’euthanasie, le droit au « mariage » entre personnes de même sexe ?
Une attitude prophétique, pour le pape, c’est cultiver le droit maçonnique ?
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JUST IN: Bp. Michael Martin, who cruelly banished Charlotte’s Latin Mass community to a church intentionally too small, yesterday met Pope Leo XIV and thanked him for his ‘clear message’ defending distressed migrants.
« Mgr Michael Martin, qui a cruellement relégué la communauté de Charlotte pratiquant la messe en latin dans une église délibérément trop petite, a rencontré hier le pape Léon XIV et l’a remercié pour son “message clair” en faveur des migrants en détresse. Il se moque éperdument de l’expulsion massive des fidèles traditionnels ! »
(Plus précisément, Mgr Martin a supprimé les quatre messes traditionnelles de son diocèse et n’a autorisé qu’une messe dans une petite chapelle au milieu de nulle part, demandant aux fidèles de ne pas y aller tous les dimanches…)
L’intitulé grec de cette fête, l’une des 12 grandes fêtes de l’année byzantine, est « Entrée au Temple de Notre Dame la Très sainte Mère de Dieu ». Elle a été introduite dans l’Eglise latine via Chypre et Avignon, avant d’être supprimée par saint Pie V puis rétablie par Sixte Quint qui ne garda quasiment rien de l’office et de la messe promulgués par Grégoire XI.
Voici le premier stichère des vêpres, par Thrasyvoulos Stanitsas, « archonte protopsalte de la Grande Eglise du Christ » de 1960 à 1964.
Fidèles, en ce jour chantons en chœur des psaumes et des hymnes au Seigneur, vénérant son tabernacle sanctifié, l’arche spirituelle renfermant le Verbe que nul espace ne contient ; car elle est présentée à Dieu merveilleusement sous la forme d’une enfant, et le grand prêtre Zacharie la reçoit dans l’allégresse comme l’habitacle de Dieu.
En ce jour le temple spirituel de la sainte gloire du Christ notre Dieu, la seule vierge bénie entre toutes les femmes, est présentée au Temple de la Loi pour habiter le Saint des saints ; avec elle Joachim et Anne se réjouissent en esprit, et les vierges en chœur aux accents des psaumes chantent au Seigneur en l’honneur de la Mère de Dieu.
L’oracle des Prophètes, c’est toi, la gloire des Apôtres, la fierté des Martyrs, le renouveau de tout mortel, ô Vierge Mère de Dieu ; par toi nous sommes réconciliés avec Dieu ; aussi nous vénérons ton Entrée au temple du Seigneur, et dans nos hymnes nous tous qui sommes sauvés par ton intercession, nous t’adressons, Vierge sainte, l’angélique salutation.