Rentrée ubukrainienne

Pour la rentrée scolaire, la « commissaire à la protection de la langue d’État », Olena Ivanovska, a publié une note rappelant que la langue ukrainienne est obligatoire à l’école, tant en salle de classe que pendant les récréations et les autres activités, ainsi que dans les contacts entre parents et professeurs ou personnel administratif. Et que la langue russe (la langue maternelle de la majorité des enfants) est strictement interdite.

La note rappelle que la première amende pour non-respect de la loi est entre 3.400 et 5.100 hryvnias (66 à 99€). En cas de récidive elle s’élève entre 8.500 et 11.900 hryvnias (165 à 231€).

La « commissaire à la protection de la langue d’État » avait émis le souhait que le montant de ces amendes soit multiplié par dix pour être vraiment dissuasives, mais elle n’a pas encore obtenu gain de cause.

Rappelons que le salaire moyen en Ukraine est de 418€.

Les Bretons se souviennent qu’il fut un temps où les élèves qui parlaient breton en classe ou dans la cour de l’école de la République étaient punis et humiliés. Mais on ne faisait pas payer aux parents une amende équivalant au quart ou à la moitié de leur salaire. Cela était réservé à l’Ukraine du XXIe siècle qui reçoit toutes les attentions et des centaines de milliards de l’Europe occidentale si pointilleuse sur ses « valeurs ».

Le Grand Orient : euthanasier l’école catholique

Aussitôt (ré)élu Grand Maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard annonce la publication d’un livre blanc sur « l’école de la République ». Et il dit : « J’estime que les écoles privées hors contrat n’ont pas leur place dans la République. »

« Face à la montée des populismes, notre obédience à un rôle à jouer. Début 2027, le Grand Orient de France publiera ses espoirs pour la France, l’Europe et le monde. J’espère que les candidats sauront s’inspirer de ces propositions à venir dans leurs programmes et dans leurs arguments. Comme cela a pu être le cas pour la loi sur l’aide active à mourir. »

La franc-maçonnerie a obtenu le laïcisme, le divorce, la contraception, l’avortement, le « mariage pour tous », l’euthanasie… La prochaine cible c’est donc l’école catholique.

Supprimer ce qui reste de souveraineté

Nouvel assaut, mené par l’Allemagne, soutenu par la France et neuf autres pays de l’UE, pour trouver le moyen de supprimer le droit de veto dans le domaine de la politique étrangère alors que les traités le prévoient explicitement et que d’autres pays n’ont pas du tout l’intention d’abandonner ce qui est le dernier rempart de leur souveraineté.

Onze pays de l’UE envoient donc une lettre à Kaja Kallas pour demander que soit mis fin aux vétos « d’obstruction » qui paralysent l’action internationale de l’UE.

Pour cela ils listent cinq « principes » :

  • Respecter les principes de coopération sincère et de solidarité mutuelle.
  • Recourir davantage aux abstentions constructives pour remplacer les droits de veto.
  • S’abstenir de lier les décisions de politique étrangère à des questions « sans rapport substantiel ».
  • Explorer les possibilités offertes par les traités de l’UE pour passer de l’unanimité à la majorité qualifiée.
  • Fournir des « raisons vitales et fondées » pour bloquer une telle évolution.

C’est ce qui s’appelle parler pour ne rien dire. Tant que le texte du traité n’est pas modifié, le droit de veto demeure, et tout pays (notamment les pays non signataires de la lettre…) peut l’utiliser. Et les pays qui tiennent au droit de veto (à leur dernier outil de souveraineté) empêcheront que le texte du traité soit modifié…

Ursule et Kaja peuvent parader en permanence en faisant croire que ce sont elles qui décident de la politique étrangère de l’UE, il demeure qu’elles n’ont aucune légitimité pour cela et ne le font que tant qu’on (au premier chef l’Allemagne et la France) les laisse faire.

Délire russophobe aigu

Lu sur Le Monde :

Les 500 sacs mortuaires bordeaux ont été transportés par convoi militaire depuis les bords de la mer Baltique, chacun lesté de poids et dégageant une odeur de cadavre. Organisé début mai à Väddö, au nord de Stockholm, dans le cadre de l’entraînement national « Aurora 26 », qui a mobilisé 18 000 militaires de 13 nations, l’exercice se devait d’être aussi réaliste que possible. A la tête d’une centaine d’employés de l’Eglise luthérienne évangélique, réquisitionnés pour l’occasion, le prêtre Lars Viper assure : « C’était digne et très émouvant. »