272 nouvelles icônes au Louvre

Lu sur le site du Louvre :

Le musée du Louvre fait l’acquisition de gré à gré, pour le département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient, de l’exceptionnelle collection d’icônes réunie au Liban par Georges Abou Adal et complétée par son fils Freddy Abou Adal.

La collection de la famille Abou Adal comporte 272 icônes crétoises, grecques, balkaniques, transylvaines, valaques, russes, levantines et melkites. Elle illustre ainsi la diversité des centres de production et les échanges culturels, depuis le XVe siècle jusqu’au début du XXe siècle. Elle se distingue aussi par l’abondance des signatures d’artistes qui y sont représentées. Enfin, elle conserve un rare ensemble d’icônes produites dans le contexte du renouveau du patriarcat grec d’Antioche au XVIIe siècle, à Alep notamment, et par les chrétiens arabophones de Syrie, du Liban et de Jérusalem.

L’acquisition de cette collection est un acte fondateur pour le département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient, qui accueillera ses premiers visiteurs en 2027. Elle complète le fonds déjà présent et enrichi par des acquisitions ponctuelles depuis 2022. Le Louvre est désormais l’une des seules collections muséales à pouvoir illustrer une telle diversité dans les régions de production de l’art de l’icône, du VIIIe siècle avec Le Christ et l’abbé Ména découvert à Baouît, en Moyenne-Égypte, jusqu’au début du XXe siècle avec le triptyque impérial représentant saint Nicolas, sainte Alexandra et saint Alexis.

Le Louvre donne des détails sur cette collection, et ajoute :

Le département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient organise, avec le Collège de France et l’Ecole du Louvre, un colloque international En chair et en or : regards sur l’icône, XVe-XXe siècle, les 7 et 8 avril 2025. En réunissant des universitaires et des responsables de collections d’icônes aux États-Unis, en Europe (Grèce, Angleterre, Suède, Roumanie, Albanie, Allemagne, République tchèque, France) et au Proche-Orient (Liban et Syrie), ce colloque souhaite mettre en lumière des approches renouvelées sur l’icône en s’intéressant aux questions transnationales, à l’historiographie, à l’histoire matérielle et à la réception de ces œuvres. Il explorera également la matérialité singulière de cette peinture. Ce colloque porte ainsi l’ambition d’interroger et de renouveler les perspectives de la recherche dans le domaine des icônes en s’ouvrant à de nouvelles méthodologies, histoires et géographies.

Quand le vent tourne on retourne sa veste

Avant de se rendre à la Maison blanche, Zelensky avait rencontré Lindsey Graham, le plus grand ami américain de l’Ukraine, son soutien actif depuis le coup d’Etat (américain) de 2014 (et Amy Klobuchar, sénatrice démocrate ukromaniaque, qui a publié la photo). Lindsey Graham se félicitait d’avoir été invité à la Maison Blanche pour assister à la signature de l’accord sur l’exploitation des terres rares d’Ukraine.

Après le clash avec Trump, le sénateur Graham a convoqué la presse pour dire que Zelensky devait « démissionner ou changer ». « Après ce qu’ils ont vu aujourd’hui, les Américains ne veulent pas de Zelensky comme partenaire commercial, moi y compris. La poursuite des relations entre Washington et Kiev sous Zelensky est remise en question. » « Je n’ai jamais été aussi fier de Trump. Il a montré au peuple américain et au monde entier qu’il ne fallait pas s’en prendre à lui. Et Vance a été formidable. »

Samedi de la Sexagésime

Le chapitre 10 de la Genèse énumère une partie des descendants de des fils de Noé, Japhet, Cham, Sem. Le chapitre 11 commence par l’histoire de la Tour de Babel, dont on se demande pourquoi elle est placée là. Sans doute parce qu’il y est question de Sennaar, qui vient d’être indiquée comme le lieu de résidence de Nemrod, petit-fils de Cham. Sans voir la contradiction entre le fait que les descendants de Noé vont s’installer dans des pays « selon leur langues », et que l’épisode de la Tour de Babel commence par l’affirmation que toute la terre avait une seule langue… En fait la contradiction ne peut pas ne pas être vue, comme d’autres dans la Genèse, et il est touchant de voir que les compilateurs ont juxtaposé des récits traditionnels en se gardant d’y toucher. (C’est ainsi qu’on a aussi deux récits de la Création, et deux récits, aussi distincts que mélangés, de l’histoire de Noé.)

Arphaxad, fils de Sem, et Tharé, fils de Nachor et père d’Abraham, selon Guillaume Rouyé en 1553 dans son Promptuaire des médailles des plus renommées personnes qui ont esté depuis le commencement du monde.

La Tour de Babel n’occupe que neuf versets. Puis on revient à la descendance de Sem, par un autre texte que celui du chapitre 10, et celui-ci, qui est la lecture biblique de ce jour, ne s’occupe que des descendants de son fils Arphaxad. Parce que c’est de la lignée d’Arphaxad que va naître Abraham. Et c’est l’histoire d’Abraham qui commencera demain, dimanche de la Quinquagésime, aux matines.

℟. Benedíxit Deus Noë, et fíliis ejus, et dixit ad eos : * Créscite, et multiplicámini, et repléte terram.
℣. Ecce ego státuam pactum meum vobíscum, et cum sémine vestro post vos.
℟. Créscite, et multiplicámini, et repléte terram.

Dieu bénit Noé et ses fils et leur dit : Croissez et multipliez-vous et remplissez la terre. Voici que j’établirai mon alliance avec vous et avec votre race après vous. Croissez et multipliez-vous et remplissez la terre.