En bref

Donald Trump :

Nous devons moins nous inquiéter de Poutine et davantage des bandes de violeurs migrants, des barons de la drogue, des meurtriers et des personnes sorties d’institutions psychiatriques qui arrivent dans notre pays, afin de ne pas finir comme l’Europe.

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Il y a eu samedi une « grandiose » manifestation de l’opposition russe à Berlin. (Il y a 1,2 million de Russes en Allemagne, dont 400.000 arrivés ces dix dernières années.)

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Le Wall Street Journal souligne que pour la première fois ce sont les Ukrainiens qui ont dû payer le voyage et le séjour de Zelensky à Washington, alors que ces frais étaient toujours pris en charge jusqu’ici par le gouvernement américain.

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En arrivant à la Maison Blanche, Zelensky a offert à Donald Trump une ceinture (WBC, à gauche sur la photo) du champion ukrainien de boxe Oleksand Usyk, qui n’a jamais connu de défaite et est l’un des trois seuls boxeurs à détenir les quatre ceintures dans les catégories poids lourds légers et poids lourds. Mais Usyk a déclaré que toutes ses ceintures étaient toujours chez lui… Zelensky est un menteur compulsif et un escroc.

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Plusieurs responsables américains nommés par Trump ont insisté ces derniers jours, et Trump lui-même, pour qu’on découvre ce que les Ukrainiens ont fait des milliards de dollars que les Etats-Unis leur ont donné. Le directeur du FBI, Kash Patel, vient de demander au Congrès d’enquêter sur le sujet :

« La question n’est pas que les États-Unis aient envoyé un milliard de dollars, mais plutôt que le montant envoyé à un pays soit cent fois supérieur à ce milliard. Nous ne pouvons pas avoir pleinement confiance en donnant 100 milliards de dollars à un dirigeant qui nous dit ensuite : “Je ne vous dirai pas où l’argent est allé.” »

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Sans surprise, le régime moldave est menacé par la fin de l’USAID. « Nous continuerons à négocier les programmes de l’USAID avec les États-Unis pour voir s’ils peuvent être préservés. Et si ce n’est pas le cas, nous discuterons évidemment avec d’autres partenaires de la manière de les poursuivre », a dit la Sandu après un entretien avec le président du Conseil européen, Antonio Costa. Car les autres partenaires, c’est forcément l’UE. Ursule lui a promis 1,8 milliard d’euros si elle poursuivait dans le chemin de « l’intégration européenne ».

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Si les Etats-Unis quittent l’OTAN (« Je suis d’accord », a dit Elon Musk hier), il n’y a plus d’OTAN :

Lundi de la Quinquagésime

Bible traduite en français par Jean de Sy pour le roi Jean II le Bon, 1355 (BnF).

La lecture des matines est le chapitre 13 de la Genèse. Abraham (qui s’appelle encore Abram) revient d’Egypte où il s’était réfugié à cause de la famine. Il était parti avec Lot, il revient avec Lot, et tous deux sont devenus extrêmement riches en or, en argent et en troupeaux. Les troupeaux continuant de s’agrandir, il commence à y avoir des conflits entre les bergers d’Abram et ceux de Lot. Abram dit à son neveu qu’ils doivent se séparer, et le laisse choisir la direction où il ira s’installer. Lot lève les yeux et voit la région du Jourdain, « comme le paradis de Dieu ou la terre d’Egypte », il choisit donc la rive du Jourdain, riche comme les rives du Nil, et va s’installer à… Sodome.

L’épisode montre la sainteté d’Abraham. Il est le chef de la famille, le chef de la tribu, Lot est son neveu. Pour préserver (ou rétablir) la paix, il lui aurait suffi de commander à Lot d’aller dans telle direction, et Lot aurait obéi. Il pouvait choisir pour lui-même les meilleures terres, mais il donne le choix à Lot. Le sort de son neveu, le bonheur de son neveu, lui importe plus que le sien. Il ne pense pas une seule seconde à sa personne et à ses biens. Mais l’épisode montre aussi que ce qui paraît avantageux à celui qui peut choisir sans être guidé dans son choix peut s’avérer désastreux. Le pays que choisit Lot est « comme le paradis de Dieu », mais c’est le territoire de Sodome, d’où il devra bientôt s’enfuir et qui sera détruit par le feu du ciel parce que sous ses aspects de paradis c’était un enfer de turpitudes.

Le Credo disparu

Je lis dans un bulletin paroissial, à propos du 1700e anniversaire du concile de Nicée :

« Pour honorer cet anniversaire, et garder en mémoire les mots de nos Pères dans la foi, alors que nous constatons que bien des chrétiens ne connaissent plus le “grand crédo”, nous l’utiliserons tout au long de ce Carême. »

Je prends conscience tout à coup que cela aussi a donc disparu. Je savais que la néo-liturgie avait gardé le canon romain (sous le nom de prière eucharistique n° 1) pour faire semblant de ne pas complètement supprimer la tradition mais en s’assurant que personne ne l’utilise plus, je n’avais pas fait attention qu’il en était de même du Credo…

Le Credo de Nicée-Constantinople est toujours optionnel dans le nouvel ordo missae, mais comme le canon romain il est, en fait, obsolète… Et on fait mine de s’en inquiéter l’année où l’on célèbre le 1700e anniversaire de Nicée. On va donc « l’utiliser tout au long de ce Carême », puis on l’oubliera de nouveau.

Le pire est que cela est écrit par un prêtre qui célèbre souvent la messe traditionnelle…

Une autre remarque : quand il dit que « bien des chrétiens ne connaissent plus le “grand crédo” », il fait une généralisation très abusive, bien dans la ligne « romaine » d’antan. Car en Orient la plupart des « chrétiens » connaissent le Credo de Nicée-Constantinople, pour la bonne raison qu’ils n’en ont pas d’autre et que c’est celui qu’ils disent dans leur liturgie.

Pendant près d’un millénaire l’Eglise de Rome a imposé dans le Credo de Nicée-Constantinople le « Filioque » qui ne s’y trouvait pas, et aujourd’hui elle impose de facto un « credo » qui n’est pas du tout celui de de Nicée-Constantinople…

(On remarque aussi que dire le vrai Credo est une pénitence de carême…)

Quinquagésime

C’est le troisième et dernier dimanche avant le carême : « le troisième et dernier appel de l’Église nous invitant à nous préparer au carême », souligne dom Pius Parsch, et « le sommet de la préparation ».

Car il y a une progression dans ces trois dimanches. Voulue pour l’enseignement des catéchumènes qui seront baptisés à Pâques. Mais évidemment valable pour tout chrétien.

Progression dans l’histoire du salut (aux matines), à travers trois hommes : Adam, Noé, et ce dimanche Abraham. Abraham dont l’exode est figure du carême et le sacrifice de son fils figure du sacrifice du Calvaire.

Progression dans l’enseignement de saint Paul dans les épîtres : la vie chrétienne est une course, une lutte pour la couronne ; elle est « un dur labeur, rempli de souffrances et d’efforts, de renoncements et de tentations » (c’est le récit que faisait saint Paul de ses tribulations) ; mais ce qui domine, ce qui est plus important que tout, c’est la charité.

Progression dans l’évangile : la parabole des ouvriers à la vigne, c’est l’appel des païens à entrer dans l’Eglise ; la parabole du semeur, c’est le temps de l’instruction, des semailles de la Parole dans la bonne terre du catéchumène ; la guérison de l’aveugle de Jéricho, c’est l’annonce de l’illumination baptismale, et de la lumière de la Résurrection.

Et pour cela, « voici que nous montons à Jérusalem », où va s’accomplir la Passion prédite par les prophètes, et la Résurrection le troisième jour. Sur le chemin, nous dirons avec l’aveugle : « Fils de David, aie pitié de moi ! ». En implorant Dieu de nous donner la foi de cet aveugle afin de pouvoir, nous aussi, voir :

— Que veux-tu que je fasse pour toi ?
— Seigneur, que je voie.
— Vois ! Ta foi t’a sauvé.

Avec ce verbe grec, sozo, qui est à la fois un terme médical utilisé pour dire “guérir”, et qui dans la langue religieuse désigne le salut éternel. Et qui est ici au parfait, comme chaque fois que Jésus prononce cette expression (ta foi t’a sauvé : 7 fois dont 4 fois dans saint Luc), le temps qui exprime le résultat actuel, stable et permanent d’une action terminée, et correspond donc à un présent : tu es sauvé, c’est un fait acquis. Le sens premier est « tu es guéri pour de bon », mais le fait que ce soit par la foi implique qu’il s’agit aussi du salut éternel.

L’introit.

• Le graduel.

L’offertoire (et ses versets).

• La communion.