Je lis dans un bulletin paroissial, à propos du 1700e anniversaire du concile de Nicée :
« Pour honorer cet anniversaire, et garder en mémoire les mots de nos Pères dans la foi, alors que nous constatons que bien des chrétiens ne connaissent plus le “grand crédo”, nous l’utiliserons tout au long de ce Carême. »
Je prends conscience tout à coup que cela aussi a donc disparu. Je savais que la néo-liturgie avait gardé le canon romain (sous le nom de prière eucharistique n° 1) pour faire semblant de ne pas complètement supprimer la tradition mais en s’assurant que personne ne l’utilise plus, je n’avais pas fait attention qu’il en était de même du Credo…
Le Credo de Nicée-Constantinople est toujours optionnel dans le nouvel ordo missae, mais comme le canon romain il est, en fait, obsolète… Et on fait mine de s’en inquiéter l’année où l’on célèbre le 1700e anniversaire de Nicée. On va donc « l’utiliser tout au long de ce Carême », puis on l’oubliera de nouveau.
Le pire est que cela est écrit par un prêtre qui célèbre souvent la messe traditionnelle…
Une autre remarque : quand il dit que « bien des chrétiens ne connaissent plus le “grand crédo” », il fait une généralisation très abusive, bien dans la ligne « romaine » d’antan. Car en Orient la plupart des « chrétiens » connaissent le Credo de Nicée-Constantinople, pour la bonne raison qu’ils n’en ont pas d’autre et que c’est celui qu’ils disent dans leur liturgie.
Pendant près d’un millénaire l’Eglise de Rome a imposé dans le Credo de Nicée-Constantinople le « Filioque » qui ne s’y trouvait pas, et aujourd’hui elle impose de facto un « credo » qui n’est pas du tout celui de de Nicée-Constantinople…
(On remarque aussi que dire le vrai Credo est une pénitence de carême…)
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Le Credo le plus complet est le Sympbole dit d’Athanase datant de la fin du 5ème ou du début du 6ème siècle, d’origine latine et non grecque orientale.
Il n’a jamais été pas reconnu par l’Église orthodoxe. Je me demande pourquoi, puisque le Symbole Quicumque est bien antérieur à la longue période incertaine 1054-1439 qui s’est close finalement par le schisme entre l’Église catholique et l(es) Église(s) orthodoxe(s).
Ce Credo est le plus complet. Il faut relire cet extrait du Quicumque :
Le Père ne tient son existence d’aucun être; il n’a été ni créé ni engendré.
Le Fils tient son existence du Père seul; il n’a été ni fait ni créé, mais engendré.
LE SAINT-ESPRIT n’a été ni fait, ni créé, ni engendré par le Père et le Fils, mais IL PROCÈDE DU PÈRE ET DU FILS.
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Le seul Credo qui puisse être reconnu est celui qui a été promulgué par les CONCILES de Nicée et de Constantinople. Et Rome l’a toujours reconnu, non sans finir par le modifier en 1014 sous pression des théologiens francs. Le symbole latin dit de saint Athanase n’a aucune autorité. L’Orient ne peut pas le reconnaître puisqu’il n’existe pas en Orient…
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Ce n’est pas parce que les orthodoxes sont réticents ou n’acceptent pas certaines Vérités que proclament l’Église catholique que cette dernière doit renoncer. Elle SEULE est gardienne du dépôt PLEIN ET ENTIER du Chemin, de la Vérité et de la Vie.
Que les orthodoxes soient réticents au ‘filioque’, à l’Immaculée Conception (pourtant devenue depuis dogme catholique ainsi qu’à l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie), ou à Marie Médiatrice et (co)Rédemptrice (que même nombre de catholiques ignorent) ne doit pas nous empêcher de les proclamer.
Marie est notre Avocate ; Elle est aussi Médiatrice et co-Rédemptrice. Ces vérités ont été proclamées par plusieurs mystiques au fil des siècles….
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[…] Daoudal découvre dans un bulletin paroissial, à propos du 1700e anniversaire du concile de […]
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Pour ma part le Credo chanté tous les dimanches à la sainte messe catholique de toujours me suffit pour croire. Ce qui ne m’empêche pas d’apprécier le merveilleux Symbole de Saint Athanase.
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