Les deux formes ordinaires du rite romain

Dans une interview publiée en vidéo par la Confraternité Notre-Dame de Fatima, Mgr Athanasius Schneider fait savoir que lorsqu’il a rencontré Léon XIV, le 18 décembre dernier, il a proposé au pape de promulguer une constitution apostolique garantissant le droit à tout prêtre de célébrer le missel de 1962.

« J’ai suggéré et j’ai fait la proposition au Saint-Père, lorsque je l’ai rencontré, de rédiger un document plus solennel qu’un motu proprio. Benoît XVI a rédigé un motu proprio et François a rédigé un anti-motu proprio. Je pense donc qu’il ne serait pas très approprié de rédiger à nouveau un anti-motu proprio contre François, mais simplement un document plus solennel. »

L’objectif de ce document serait une « régularisation solennelle » de la messe traditionnelle, garantissant une liberté totale pour sa célébration et assurant une « coexistence pacifique » entre la liturgie traditionnelle et la forme postconciliaire, sans limitations ni obstacles.

Les deux formes, ajoute-t-il, ne devraient plus être appelées « forme ordinaire » et « forme extraordinaire » du rite romain, mais toutes deux reconnues comme des formes ordinaires du rite romain. Ce changement de terminologie soulignerait l’existence d’un droit stable pour les prêtres et les fidèles de célébrer et d’assister à la messe traditionnelle. Cela empêcherait de futures interprétations qui pourraient marginaliser la liturgie traditionnelle en la traitant comme une exception ou une concession.

« Un évêque ne peut pas interdire le Novus Ordo. Le même principe devrait donc s’appliquer, à savoir qu’un évêque ne peut pas limiter ou interdire la forme traditionnelle. Si cela était établi par un document pontifical, un évêque n’aurait plus le droit d’imposer aucune restriction à la messe Vetus Ordo. »


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