Orban encore face à Bruxelles

La Hongrie a reçu une nouvelle lettre de menace de la part de la Commission européenne, exigeant que le carburant ne soit pas vendu moins cher aux Hongrois qu’aux étrangers — alors même que le pays est confronté à une crise énergétique et à des pressions extérieures.

Nous, Hongrois, ne pouvons accepter que, dans une telle situation, la Commission nous attaque au lieu de nous aider. La Hongrie est confrontée à la fois à un blocus pétrolier ukrainien et à une crise énergétique mondiale imminente. Nous ne laisserons pas les familles hongroises payer le prix du chantage ukrainien. C’est pourquoi, aujourd’hui, Viktor Orban a informé le président de la Commission que la Hongrie maintiendrait le système de prix protégés pour les carburants. Ces prix protégés resteront réservés aux familles hongroises, aux entreprises hongroises et aux agriculteurs hongrois.

L’Europe doit rester une union de nations, et non un empire dirigé depuis Bruxelles.

Pour nous, la Hongrie passe avant tout.

La bonne nouvelle pour le parti d’Orban est qu’il s’avère que c’est le chef de l’opposition Peter Magyar qui a dénoncé cette « discrimination » à Bruxelles… Ce qui ne risque pas d’être populaire à dix jours des élections. (Balazs Orban est le « directeur politique du Premier ministre » – sans lien de parenté avec lui.)


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Une réflexion sur “Orban encore face à Bruxelles

  1. Hier, le drapeau ‘européen’, le bleu aux 12 étoiles jaunes en cercle, a été précipité avec sa hampe du haut du second étage du Parlement hongrois. Qu’on se souvienne que le 2 mai 1989, la Hongrie, la première, a ouvert ses frontières (notamment la frontière avec l’Autriche). C’était quelques mois avant le fameux jeudi soir, 19h (heure de la la déclaration fracassante de Günter Schabowski, le Secrétaire du Comité central du SED -en RDA- pour l’Information : ouverture immédiate de points de passage entre les deux Allemagne) le 9 novembre 1989 qui a vu la Chute du Mur de Berlin (vers 23h30′) qui précipitera la fin du communisme en Russie devenue tyrannie soviétique en 1917. L’URSS deviendra la Fédération de Russie à Noël 1991 et hissera alors le drapeau russe, abaissant à jamais le drapeau rouge. S’en suivit une chienlit dramatique, une descente décennale aux enfers, mais aussi salvatrice, qui amènera, dès fin 1999, le redressement spectaculaire et bienvenu de la Russie en un quart de siècle. Serait-ce de bon augure pour la suite ? Pour ma part, je m’y rattache. J’espère vraiment l’éclatement prochain de l’EURRSL, la fin de la tyrannie européisto-otanienne. Un redressement tout aussi spectaculaire, au moins de la France (car, il est évident que certains pays européens n’y arriveront pas ou ne voudront pas), dans la douleur en trois décennies !

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