C’est partout, alors…

Ce matin, le métropolite Eugène de Iekaterinbourg célébrait la divine liturgie en l’église Saint-Pantéléimon. Et le premier chant que l’on entend, c’est le tropaire de Pâques, en grec, puis en LATIN, puis en slavon… C’est donc la coutume pascale en Russie.

Ce fut d’abord, en 1993, une chapelle pour l’hôpital psychiatrique régional (d’où la dédicace au saint guérisseur Pantéléimon). Puis c’est devenu une église paroissiale, consacrée en 2002. L’iconostase (gigantesque, voir par exemple à 32’, détails à 38’) a été achevée en 2006. En 2009 a été posée la première pierre du Centre spirituel et éducatif. En 2012 a commencé la construction d’une bibliothèque de deux étages. En 2020 a été ouvert le complexe, qui comprend aussi un clocher avec 12 cloches, un baptistère, un café, un musée, une école et un lycée…

L’œuf de Pâques qu’on voit au début de la vidéo (à 2’) – et sur la photo, mais il tourne ! – est le plus gros de Russie…

A 43’50 le Trisagion solennel (avec reprise en grec).

A 1h07, l’hymne des chérubins (belle polyphonie).

A 1h30’34, le joyeux mégalynaire du temps pascal:

« L’ange cria à la Pleine de grâce : Pure Vierge, réjouis-toi, je le répète, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité le troisième jour et il a ressuscité les morts, peuples, exultez.
Illumine, illumine, Jérusalem nouvelle, car la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Exulte maintenant et réjouis-toi, Sion. Et toi, toute pure, Mère de Dieu, réjouis-toi en la résurrection de ton Fils. »

Ангел вопияше Благодатней: Чистая Дево, радуйся! И паки реку: радуйся! Твой Сын воскресе тридневен от гроба, и мертвыя воздвигнувый: людие, веселитеся.
Светися, светися, новый Иерусалиме: слава бо Господня на тебе возсия. Ликуй ныне и веселися, Сионе. Ты же, Чистая, красуйся, Богородице, о востании Рождества Твоего.


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Une réflexion sur “C’est partout, alors…

  1. Comme un commentaire le signalait ici récemment, nous, en l’Église catholique romaine ‘modernisée’, on tente d’ignorer au maximum le latin (èvitons par des chants le Sanctus, sanctus, santus, p.ex.) et le grec (Kyrie, Christe, Kyrie…) ..pas moyen d’éviter les 3, 4 mots d’araméen par an (lors de la lecture de l’un ou l’autre Évangile, ou de l’Apocalypse), du moins jusqu’à présent…mais on peut craindre plus : une simplification outrancière, dans la Bible, de mot du vocabulaire français, pourtant riche (consubstantiel au Père, p.ex. ) , voire leur altération (Jugement dernier, on n’aime pas trop) ou leur omission (p.ex. d’une petite incise comme ‘désormais’ qui rend plus confuse alors la compréhension du texte) …Ben, oui, faut se mettre au niveau le plus bas possible, mon bon monsieur !

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