Suite au brulot anti-Bolloré signée par 600 professionnels du cinéma, dont de nombreuses vedettes, dénonçant « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma français, Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, a déclaré depuis Cannes, où se déroule le festival, que son groupe ne travaillerait plus avec les signataires :
« J’ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s’attachent à défendre l’indépendance de Canal+, dans toute la diversité de ses choix. Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste. »
Réaction normale, quoique sans doute sans lendemain.
Mais le petit monde politico-culturel est en effervescence, car Canal+ est le premier financeur du cinéma français : c’est « une pression inédite sur la liberté de création et d’expression », ose clamer un député MoDem, « l’extrême droite n’a jamais aimé la liberté, ni la création, ni le service public », meugle le chef du PS, « Soutien total à celles et ceux qui résistent à la mainmise de l’extrême droite sur la culture et la création », hurle la Panot de LFI, « Bolloré s’offre les moyens d’asservir à ses idées le monde de la création, et donc de détruire les arts, la culture, l’information », fantasme Clémentine Autain, tandis qu’Alexis Corbière dénonce un « maccarthysme à la française » qui doit être condamné par le gouvernement…
Le maire de Cannes, David Lisnard, rappelle tranquillement que ces gens du spectacle tous de gauche qui hurlent contre Canal+ ont vécu jusqu’ici grâce à l’argent que leur donnait Canal+ « d’extrême droite », et que, « plutôt que de signer une tribune, chaque cosignataire aurait pu refuser l’argent de Canal+ et faire comme dans toute entreprise, aller voir les banquiers, prendre son risque »…
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Les hystériques gauchiasses anti-artistes et décadents hurlent quand on tape au portefeuille. Car ces gens là aiment l’argent , monsieur, ces gens là aiment beaucoup l’argent, monsieur…
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