
Il y a plusieurs saints de ce nom : un abbé de Saint-Martin de Tours au Ve siècle, un évêque de Ligurie du VIe siècle apprécié de saint Grégoire le Grand, un ancien officier de Pépin le Bref, devenu ermite près d’Aire sur la Lys, assassiné en 766 (c’est lui qui a donné son nom à une commune du Pas-de-Calais), et le martyr du IIIe siècle célébré ce jour, saint Venant de Camerino. (Il faut ajouter le poète et évêque de Poitiers qu’il est convenu d’appeler Venance Fortunat.)
Venant, originaire de Camerino, en Italie, était âgé de 15 ans lorsqu’il fut dénoncé comme chrétien à Antiochus, alors gouverneur de la ville, sous l’empereur Dèce. Il se présenta devant ce magistrat à la porte de la ville. Celui-ci, après l’avoir tenté longuement par des promesses et des menaces, le fit battre de verges et charger de chaînes. Délivré de ses liens par un ange, Venant fut ensuite brûlé avec des torches ardentes et suspendu, la tête en bas, au-dessus d’un brasier fumant. On le ramena devant le gouverneur, on lui cassa toutes les dents, on lui brisa les mâchoires et, ainsi mutilé, on le jeta dans un égout. Retiré de ce lieu par un ange, il se présenta de nouveau devant un juge ; celui-ci, pendant que Venant parlait, tomba de son tribunal et expira en s’écriant : « Le Dieu de Venant est le vrai Dieu ; détruisez les nôtres. » Enfin, après d’autres tourments raffinés, Venant acheva le cours de son glorieux martyre.
Abbé Henri Berthet, Le saint du jour (1948).
• Les triptyques de Niccolò de Foligno (« Alunno »), et de Carlo Crivelli.
• Les peintures murales de l’église Sant-Venant de Pfärrenbach, Horgenzell, Bade-Wurtemberg.
• Les oraisons.
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