Leur Europe

Ceci est le trajet du Premier ministre slovaque Robert Fico pour se rendre Ă  Moscou par avion afin de participer Ă  la commĂ©moration du Jour de la Victoire. Il paraĂźt que la « libre circulation des personnes » est un principe intangible de l’UE depuis 30 ans. Mais la russophobie balte impose sa loi. Avec la bĂ©nĂ©diction de Bruxelles.

Troublante ressemblance

Ce « vitrail » de Claire Tabouret, qui fait partie des vitraux dont les autoritĂ©s civiles et religieuses ont dĂ©cidĂ© d’enlaidir Notre-Dame de Paris, est censĂ© reprĂ©senter la PentecĂŽte, avec la Sainte Vierge au milieu des apĂŽtres.

Mais certains voient une troublante ressemblance avec Susan Atkins, la « prĂȘtresse Â» de la « famille Manson Â». Il est difficile de leur donner tort, et cela va mĂȘme jusqu’au type de vĂȘtement, longue robe lĂąche avec une ceinture


S’il en est ainsi, ce sera un blasphĂšme que de poser Ă  Notre-Dame de Paris un vitrail dĂ©peignant la MĂšre de Dieu sous les traits d’une atroce criminelle qui se disait elle-mĂȘme « fille de Satan ».

Claire Tabouret est française mais elle vit Ă  Los Angeles, Ă  « Ăšléï Â», n’est-ce pas. Et pas n’importe oĂč Ă  « Ăšléï Â» : dans le quartier chic de Los Feliz, celui qui est dominĂ© par les fameuses lettres HOLLYWOOD. Dans ce quartier, dans la nuit du 10 aoĂ»t 1969, Charles Manson, son bras droit Tex Watson et quatre autres membres de sa secte assassinent Leno et Rosemary LaBianca. La police retrouve Leno Labianca Ă©tendu sur le sol du salon, la tĂȘte recouverte d’un masque dorĂ© maculĂ© de sang. Ses mains sont liĂ©es dans son dos, une fourchette est plantĂ©e dans son torse. Le mot « war Â» (guerre) est gravĂ© dans sa peau. Il a reçu 12 coups de couteau. Le corps de Rosemary est dans la chambre. Elle aussi est ligotĂ©e et a la tĂȘte recouverte d’un masque dorĂ©. Elle a reçu 41 coups de couteau. Dans la maison, les enquĂȘteurs dĂ©couvrent des inscriptions tracĂ©es avec du sang.

La nuit prĂ©cĂ©dente a eu lieu le carnage du 10.050 Cielo Drive, Ă  Los Angeles, perpĂ©trĂ© sous les ordres de Charles Manson par Tex Watson, Susan Atkins, et deux autres femmes. Il y a eu quatre morts, totalisant 102 blessures Ă  l’arme blanche. La derniĂšre Ă  mourir est l’actrice Sharon Tate, enceinte de huit mois. Susan Atkins trempe sa main dans le sang de Sharon Tate et Ă©crit le mot « pig Â» (porc) sur le mur, pour faire croire Ă  un attentat des Black Panthers.

Les autoritĂ©s sont tellement persuadĂ©es que les deux affaires sont sans rapport que sont nommĂ©es deux Ă©quipes d’enquĂȘteurs qui ne communiquent pas entre elles. Il faudra attendre les confidences de Susan Atkins Ă  ses co-dĂ©tenues pour comprendre qu’il s’agit de la mĂȘme bande. Susan Atkins se vantera d’avoir « goĂ»tĂ© le sang Â» de Sharon Tate.

Voici des Ɠuvres de Claire Tabouret, de Los Angeles, qui sont parmi ses chefs-d’Ɠuvre typiques puisque l’une est la couverture d’un livre Ă  sa gloire et l’autre l’affiche d’une exposition.

De la férie

Dans le martyrologe de ce jour :

A Milan, l’anniversaire de saint Victor martyr. De race mauresque, et chrĂ©tien dĂšs son enfance, il servait dans les troupes impĂ©riales, et demeurait trĂšs fortement attachĂ© au Christ, malgrĂ© les efforts de Maximien pour le faire sacrifier aux idoles ; pour ce motif, il fut d’abord cruellement meurtri de coups de bĂąton mais, par la protection de Dieu, n’en ressentit aucune douleur, puis arrosĂ© de plomb fondu sans en recevoir aucun mal ; il eut enfin la tĂȘte tranchĂ©e, et acheva ainsi le cours de son glorieux martyre.

Saint Ambroise promut son culte, et une mosaĂŻque le reprĂ©sente au fond de la coupole de la chapelle dite « Saint Victor au ciel d’or » dans la basilique Saint-Ambroise de Milan.

Russophobie aigĂŒe

En mars dernier, le prĂ©sident de la Biennale de Venise, Pietrangelo Buttafuoco, avait dĂ©cidĂ© que la Russie pourrait y participer. Ce qui avait suscitĂ© la condamnation unanime de l’établissement politico-culturel, depuis le gouvernement de Meloni annonçant qu’il enverrait des inspecteurs pour vĂ©rifier que ⁠la manifestation ne viole pas les sanctions, jusqu’à la Commission europĂ©enne menaçant de supprimer sa subvention de 2 millions d’euros.

Hier, alors que s’ouvraient les journĂ©es rĂ©servĂ©es Ă  la presse, Buttafuoco a dĂ©claré :

« Ce monde nĂ© de ‌la RĂ©volution française, des LumiĂšres et de la laĂŻcitĂ© s’est transformĂ© en son exact opposé : un laboratoire d’intolĂ©rance, oĂč l’on rĂ©clame la censure, la fermeture et l’exclusion. La Biennale n’est pas un tribunal ; c’est ‌un jardin de paix. Nous ne pouvons pas fermer, nous ne pouvons pas ⁠boycotter comme rĂ©ponse automatique. Nous pouvons et devons discuter. »

On pourrait donc croire que ce valeureux dĂ©fenseur de la libertĂ© rappelait avec fermetĂ© que la Russie allait participer pleinement. Mais ce n’est pas du tout le cas : le pavillon russe n’est ouvert que pendant les jours de prĂ©-ouverture rĂ©servĂ©s Ă  la presse. AprĂšs, il sera fermĂ©, et l’on ne pourra voir que des vidĂ©os projetĂ©es sur le mur


C’est que le « monde nĂ© de ‌la RĂ©volution française, des LumiĂšres et de la laĂŻcité » n’a jamais Ă©tĂ© et n’est pas du tout un monde de libertĂ©, n’en dĂ©plaise Ă  M. Buttafuoco
 qui en fait la dĂ©monstration.

*

Cela dit, la Biennale de Venise est depuis longtemps le rendez-vous de toute la chienlit culturelle occidentale, une vitrine de la dĂ©cadence la plus extrĂȘme et du n’importe quoi Ă©rigĂ© en chef-d’Ɠuvre. Un exemple parmi tant d’autres : devant le pavillon autrichien, la « performeuse et chorĂ©graphe » Florentina Holzinger se pend la tĂȘte en bas dans une cloche, son corps nu remplaçant le battant. À l’intĂ©rieur, elle a « créé une vision dystopique de nos systĂšmes hydriques » : entiĂšrement nue, elle tourne en rond sur un jet-ski « pour dĂ©noncer la catastrophe Ă©cologique engendrĂ©e par le tourisme de masse » ; un groupe de performeurs (nus) escalade une immense girouette, « symbole de la force de l’action collective »; et un « performeur » (en combinaison)  vit dans une station d’Ă©puration reconstituĂ©e, alimentĂ©e par les fluides corporels du public ». Sic. Le pavillon dĂ©crit comment « le systĂšme de recyclage en circuit fermĂ© sert de mĂ©taphore crue Ă  une vie vĂ©cue dans les rebuts des autres – un reflet viscĂ©ral d’un ordre mondial oĂč les populations vulnĂ©rables et des nations entiĂšres sont relĂ©guĂ©es aux poubelles des puissants ».

Il est vrai que si des Russes venaient y montrer de l’art, ça ferait tache


Menace sur France 2

Une simple rumeur faisant Ă©tat d’une Ă©ventuelle participation d’EugĂ©nie BastiĂ© Ă  une Ă©mission politique de France TĂ©lĂ©visions en septembre prochain a provoquĂ© la colĂšre de la « SociĂ©tĂ© des journalistes » (sic) de la tĂ©lĂ©vision d’Etat. Et TĂ©lĂ©rama, le magistĂšre mĂ©diatique et culturel, s’en fait doctement le relai.

EugĂ©nie BastiĂ©, elle est « de droite Â». Elle cause dans les « mĂ©dias BollorĂ© Â». Et elle Ă©crit aussi dans le Figaro. C’est dire que c’est carrĂ©ment la strĂȘmdroate qui serait aux commandes


Alors les « journalistes Â» tonnent que « EugĂ©nie BastiĂ© ne peut pas incarner et animer le dĂ©bat politique sur France 2 Â», parce que « l’information n’est pas une opinion Â».

Comme ils ne raisonnent plus que par slogans, ils ne voient mĂȘme pas qu’EugĂ©nie BastiĂ© ne serait pas lĂ  pour faire ce qu’ils osent encore appeler de « l’information », mais pour poser des questions. Mais il est vrai que le totalitarisme mĂ©diatique est dĂ©sormais tellement bĂ©tonnĂ© que mĂȘme la possibilitĂ© de poser des questions non estampillĂ©es de gauche est insupportable.

Quand la « SociĂ©tĂ© des journalistes de la rĂ©daction nationale de France TĂ©lĂ©visions Â» martĂšle en permanence que « l’information n’est pas une opinion Â», il faut se souvenir que ce n’est que le dĂ©but de la phrase complĂšte : « L’information n’est pas une opinion de droite, l’information ne peut ĂȘtre qu’une opinion de gauche, reflĂ©tant le politiquement correct obligĂ© Â» : culture de mort, propagande LGBT, russophobie, dictature covidienne, etc.

Manifestement, les dirigeants de la « SociĂ©tĂ© des journalistes de la rĂ©daction nationale de France TĂ©lĂ©visions Â» sont tellement enfermĂ©s dans leur idĂ©ologie totalitaire qu’ils ne se rendent mĂȘme pas compte qu’ils s’empressent ainsi d’apporter gracieusement de l’eau au moulin du rapport que vient tout juste de publier Charles Alloncle