Comme chaque année au 1er mai, le Premier ministre slovaque Robert Fico s’est levé en pleine nuit pour assurer des livraisons de pain et de viennoiseries. Il dit qu’il fait cela pour saluer les travailleurs, et il s’étonne chaque fois de la confiance que se font les gens : car les livreurs ont les clefs des commerces, où il n’y a personne à cette heure-là, et il n’y a jamais de vols.
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D’autre part, Robert Fico, qui a l’intention d’aller de nouveau à Moscou pour la fête de la victoire, a déclaré : « Quand j’ai rencontré le président Poutine, tout le monde m’a critiqué. Mais quand je suis revenu, tout le monde m’a demandé dans les toilettes à Bruxelles ce qu’il avait dit. Mais pourquoi n’y vont-ils pas tout simplement pour le lui demander eux-mêmes ? »
Il y a à Meyzieu, dans le Rhône, un lycée auquel on a donné le nom d’Arnaud Beltrame. Pour donner un nom à la nouvelle salle polyvalente, on a demandé leur avis aux élèves.
Le nom d’Imane Khelif été voté démocratiquement par le biais de ce sondage mené dans le cadre d’un projet autour de l’égalité filles-garçons. Un projet sur lequel ils ont travaillé avec les documentalistes et les professeurs. Pour baptiser la nouvelle salle, plusieurs noms de femmes inspirantes leur étaient proposés. Gisèle Halimi, Olympe de Gouges ou encore Imane Khelif. « Beaucoup de nos élèves sont dans des sections sportives et issus de l’immigration. Ils ont un vrai attachement pour l’Algérie. Je pense qu’ils se sont reconnus chez cette athlète », explique l’enseignant.
La salle devait être inaugurée le 7 mai prochain. Mais il n’est pas du goût de tout le monde qu’on donne à une salle le nom d’un boxeur devenu « championne » en mettant KO des jeunes filles, en outre dans le cadre d’un projet autour de l’égalité filles-garçons, et dans un lycée qui porte le nom d’un gendarme qui s’est sacrifié pour sauver une femme… La chose a été notamment dénoncée par Tiffany Joncour, député RN du lieu : honneur à elle.
L’affaire a pris de telles proportions que l’inauguration a été « reportée ». Mais il y aura un nouveau vote en conseil d’administration le 23 juin.
La divine liturgie retransmise par TVSoyouz ce matin l’était de l’église de la Protection de la Mère de Dieu (ou de l’Intercession), à Iassenevo, nouvelle église d’un quartier du sud de Moscou. J’ai déjà évoqué plusieurs fois cette église, mais je n’en reviens toujours pas. Ses murs sont recouverts de 2.500 m2 de mosaïques purement byzantines, sans compter les peintures. Elle a été consacrée le 27 décembre 2015 par le patriarche Cyrille (photo si-dessus).
A 49’54, intéressant mégalynaire pascal, en slavon sur une mélodie grecque.
L’office et la messe de saint Joseph « opifex » sont un naufrage liturgique, ne serait-ce que par l’utilisation de l’affreuse nouvelle traduction des psaumes voulue par Pie XII. Ont échappé au naufrage les deux alléluias de la messe, parce qu’on a gardé ceux de la « fête du patronage de saint Joseph », célébrée à partir de 1680 le troisième dimanche après Pâques chez les carmes et carmélites, étendue à toute l’Eglise latine par Pie IX en 1847, déplacée au mercredi précédent par Pie X en 1913, remplacée donc par Pie XII par saint Joseph opifex en 1955 et fixée au 1er mai.
Les missels francophones ont bourgeoisement traduit « opifex » par artisan. Ce qui se conçoit d’autant mieux que saint Joseph était effectivement un artisan. Mais il va de soi que lorsque Pie XII a institué cette fête au 1er mai, c’était pour christianiser la « fête des travailleurs ». Ce qui n’eut aucun effet, naturellement. (En anglais c’est « Joseph the worker ».)
Gaffiot :
ŏpĭfex,11ĭcis, m. f. (opus, facio),¶ 1 celui ou celle qui fait un ouvrage, créateur, auteur : CIC. Nat. 1, 18 ; Ac. frg. 19 ; Tusc. 5, 34¶ 2 travailleur, ouvrier, artisan : CIC. Off. 1, 150 ; Tusc. 4, 44 ; SALL. C. 50, 1║ [au sens élevé d’artiste] : CIC. Nat. 1, 77 ; 2, 81║ [poét. avec l’inf.] maître dans l’art de : PERS. 6, 3.
Allelúia, allelúia. ℣. De quacúmque tribulatióne clamáverint ad me, exáudiam eos, et ero protéctor eórum semper.
Alléluia, alléluia. Dans quelque tribulation qu’ils m’invoquent, je les exaucerai et je serai à jamais leur protecteur.
Allelúia, allelúia. ℣. Fac nos innócuam, Joseph, decúrrere vitam: sitque tuo semper tuta patrocínio. Allelúia.
Alléluia. ℣. Faites-nous mener, ô Joseph, une vie sans tache et qui soit toujours en sécurité sous votre patronage. Alléluia.