En ce jour la liturgie byzantine célèbre « les saints apôtres Barthélemy et Barnabé ». Aux matines chacun a son canon. Voici l’ode 8 du canon de saint Barnabé.
En bienfaiteur, Source de vie, tu as poussé l’admirable Paul et l’illustre Barnabé, comme chevaux, à piétiner l’onde amère des nations, pour en chasser l’erreur des multiples dieux par l’enseignement de la foi.
Etant Dieu, Esprit consolateur et tout-puissant, en ton Eglise tu plaças des luminaires étincelants pour qu’ils annoncent la puissance du Fils et du Père, en s’écriant : Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur.
Comme soleil tu brillas en ce monde clairement au contact du mystique Soleil, au point de devenir par ta luminosité une clarté seconde révélant à tous la puissance du mystère divin.
Ayant brillé sur la terre entière par tes enseignements, tu as obtenu dans les parvis célestes, Barnabé, l’ineffable béatitude, en recevant du Maître la splendide couronne méritée.
L’apolytikion de saint Barnabé, propre à Chypre semble-t-il :
Τὸ μέγα κλέος τῆς Κύπρου, τῆς Οἰκουμένης τὸν κήρυκα,τῶν Ἀντιοχέων τὸν πρῶτον τῆς χριστωνύμου κλήσεως ἀρχιτέκτονα, τῆς Ρώμης τὸν κλεινόν εἰσηγητήν, καὶ θεῖον τῶν εθνῶν σαγηνευτήν, τὸ τῆς χάριτος δοχεῖον τοῦ Παρακλήτου Πνεύματος τὸν ἐπώνυμον, Ἀπόστολον τὸν μέγαν, τὸν τοῦ θείου Παύλου συνέκδημον, τῶν ἐβδομήκοντα πρῶτον, τῶν δώδεκα ἰσοστάσιον πάντες συνελθόντες σεπτῶς οἱ πιστοί, τὸν Βαρνάβαν ἄσμασι στέψωμεν, πρεσβεύει γαρ τω Κυρίῳ, ἐλεηθῆναι τὰς ψυχάς ἡμῶν.
La grande gloire de Chypre, le héraut de l’univers, le premier architecte de la vocation chrétienne des Antiochiens, l’illustre conseiller de Rome, et le divin pêcheur des nations, le réceptacle de la grâce de l’Esprit Paraclet, le grand apôtre, le compagnon du divin Paul, le premier des soixante-dix, l’égal aux douze, tous les fidèles s’étant rassemblés avec révérence, entourons Barnabé de nos chants, car il intercède auprès du Seigneur pour que nos âmes obtiennent miséricorde.
Il n’y a pas d’indication sur le chantre, mais les images sont celles d’une divine liturgie au monastère Saint-Barnabé érigé sur sa tombe près de Salamine, par l’actuel métropolite de Constantia (nom de Salamine après le IVe siècle). Mais le monastère est dans la zone turque, c’est officiellement un musée, et le métropolite ne réside pas à Salamine. Il semble que les Turcs permettent la célébration de la fête de saint Baranabé…
Le dernier tropaire de l’ode 7 chante ceci :
Chypre, qui t’a nourri, fait croître et fait fleurir pour le Christ comme suave essence de la foi, se réjouit en ce jour ; en retour, par ton intercession délivre-la de toute oppression.
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