Zelensky a signé hier la loi par laquelle la langue russe est retirée de la liste des langues protégées en Ukraine.
Concrètement ça légalise simplement la persécution existante : l’Etat n’est plus tenu de proposer ses services en russe, et il peut en restreindre l’enseignement. Dans les faits la langue russe est interdite dans l’espace public et dans l’enseignement depuis 2023. (Mêmes les universitaires ont interdiction de se documenter à des sources en langue russe…)
Mais il a fait ça hier, 12 juin. La Journée de la Russie, bien sûr : prends ça, Poutine. Mais aussi et surtout le jour-même où la Commission européenne annonçait avec son plus large sourire de mère maquerelle que les 27 étaient d’accord pour ouvrir les négociations d’adhésion de l’Ukraine et que le premier chapitre va être ouvert dès lundi prochain.
Or le président du parlement ukrainien Rouslan Stefantchouk a souligné qu’en vertu de la nouvelle loi la charte européenne de protection des langues régionales ou minoritaires ne s’applique plus à la langue russe.
Donc que l’Ukraine viole ouvertement une charte européenne…
En savoir plus sur Le blog d'Yves Daoudal
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.