
℟. Dóminus, qui erípuit me de ore leónis, et de manu béstiæ liberávit me, * Ipse me erípiet de mánibus inimicórum meórum.
℣. Misit Deus misericórdiam suam et veritátem suam: ánimam meam erípuit de médio catulórum leónum.
℟. Ipse me erípiet de mánibus inimicórum meórum.
℣. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Ipse me erípiet de mánibus inimicórum meórum.
℟. Le Seigneur, qui m’a arraché de la gueule du lion, et qui m’a délivré des griffes de la bête féroce, * Lui-même m’arrachera des mains de mes ennemis.
℣. Dieu a envoyé sa miséricorde et sa vérité ; il a arraché mon âme du milieu des lionceaux.
℟. Lui-même m’arrachera des mains de mes ennemis.
℣. Gloire au Père, au Fils, * et au Saint-Esprit.
℟. Lui-même m’arrachera des mains de mes ennemis.
Ce répons des matines est le deuxième des « répons du Livre des Rois », comme on peut le voir par exemple sur l’antiphonaire de Hartker, pour les moines de Saint-Gall (fin du Xe siècle). Les textes de ces « répons des rois » sont déjà dans le Liber responsalis de saint Grégoire le Grand. (Cela étant précisé pour ceux qui parlent de « liturgie tridentine » alors que c’est des centaines d’années, un millénaire même, avant le concile de Trente.)
Ces répons du mois de juillet sont inspirés des livres des Rois (et des psaumes), parce que la lecture biblique du moment (donc les leçons des premiers nocturnes des matines) est celle de ces livres.
Le verset de ce répons vient littéralement du psaume 56 (versets 4 et 5), « quand David fuyait Saul dans la grotte ». Le corps du répons est surtout inspiré du psaume 17, « au jour que le Seigneur l’arracha des mains de tous ses ennemis, et de la main de Saul ».
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