Sit vobis tamquam in imágine descrípta virgínitas vitáque beátæ Maríæ, de qua, velut in spéculo, refúlget spécies castitátis et forma virtútis. Hinc sumátis licet exémpla vivéndi, ubi tamquam in exemplári, magistéria expréssa probitátis, quid corrígere, quid effúgere, quid tenére debeátis, osténdunt. Primus discéndi ardor nobílitas est magístri. Quid nobílius Dei Matre ? Quid splendídius ea, quam spiendor elégit? Quid cástius ea, quæ corpus sine córporis contagióne generávit ? Nam de céteris eius virtútibus quid loquar ? Virgo erat non solum córpore, sed étiam mente, quæ nullo doli ámbitu sincérum adulteráret afféctum.
Contemplez, comme une image dessinée devant vous, la virginité et la vie de la bienheureuse Marie. Comme en un miroir, y resplendit, éclatant, un exemple de chasteté, un modèle de vertu. Vous trouverez là les normes de votre conduite et, comme tracés d’avance pour vous, de clairs enseignements de vie irréprochable qui vous diront ce qu’il faut corriger, éviter, observer. Le meilleur stimulant pour apprendre, c’est l’excellence du maître. Or, qui est plus excellent que la Mère de Dieu ? Qui est plus splendide qu’elle ? La splendeur elle-même l’a choisie. Qui est plus chaste qu’elle ? Son corps a enfanté sans commerce charnel. Et que dire de ses autres vertus ? Vierge, elle l’était, non seulement dans son corps, mais aussi dans son âme, où nul fourbe calcul n’a jamais corrompu la pure vigueur de l’amour.
Du livre de saint Ambroise sur les vierges, II, 2, leçon des matines.
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Le 11 juillet dans le calendrier russe on commémore l’arrivée à Moscou (en 1661) de la copie de l’icône de la Mère de Dieu à trois mains (Троеручица) demandée par le patriarche Nikon au monastère de Hilandar de l’Athos. Selon la tradition, l’empereur iconoclaste Léon III accusa, devant le calife de Damas, saint Jean Damascène de trahison pour avoir vénéré les icônes. Le calife lui coupa la main droite. Saint Jean Damascène supplia la Mère de Dieu de lui rendre sa main, qui ne travaillerait plus dès lors que pour chanter ses louanges. Il vit la mère de Dieu en songe, et à son réveil sa main était rétablie. Il peignit alors une icône, et en ex voto y plaça une main en argent. Et en action de grâce il composa l’hymne magnifique « En toi se réjouit toute créature », devenu le mégalynaire de la divine liturgie de saint Basile. Au fil du temps les iconographes ont fini par représenter la main d’argent comme une troisième main de la Mère de Dieu. En 1722 le Saint-Synode de l’Eglise russe interdit cette image et plusieurs autres « inventions fantaisistes qui bafouent les saints modèles originels et exposent la Sainte Église au mépris des hérétiques ». Mais l’interdiction ne fut pas du tout respectée. Ci-dessus l’icône du monastère de l’Athos, avec la main d’argent et non la « troisième main » de la Mère de Dieu.
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