8e dimanche après la Pentecôte

L’alléluia par les moniales de l’abbaye d’Ozon en 1960.

Allelúia, allelúia. Magnus Dóminus, et laudábilis valde, in civitáte Dei, in monte sancto ejus. Allelúia.

Alléluia, alléluia. Le Seigneur est grand, et digne de toute louange, dans la cité de Dieu, sur sa sainte montagne. Alléluia.

Ces mêmes mots ont été entendus dans le verset du psaume de l’Introït. Ici, cependant, « nimis » est remplacé par « valde », et le mot « nostri » est omis. Plusieurs traductions des Écritures antérieures à saint Jérôme mentionnent ce « valde ». Dans l’introït, la contemplation de l’essence de Dieu élevait le chanteur vers des sommets resplendissants (secundum nomen tuum). De la même manière, la mélodie semble ici tenter de s’envoler vers les régions où Dieu réside (magnus Dominus). Il est rare que le septième mode s’aventure dans de tels envols. On s’attendrait à une conclusion sur la tonique avec « valde ». Au lieu de cela, cependant, le motif qui a ouvert le verset, et que l’on a déjà entendu sur l’Alléluia, est répété. Dans la deuxième phrase du verset, on retrouve une répétition du jubilus de l’Alléluia. Comme aucune conclusion ne suit pour l’instant, « Dei » présente une mélodie assez simple. Le chant syllabique sur « in monte sancto ejus » est lui aussi d’une frappante simplicité.

Dom Dominic Johner


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2 réflexions sur “8e dimanche après la Pentecôte

  1. C’est le même terme que l’on prie dans l’ Ave Regina Cœlorum : ‘…Vale, o valde decora‘, accordant à la Très Sainte Vierge Marie, siégeant à la droite de la Très Sainte Trinité, les mêmes attributions, mais par grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ qui ne refuse rien à Sa Mère terrestre.

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