Un Premier ministre catholique

Les gazettes nous apprennent que pour la première fois le Premier ministre britannique est catholique.

Le catholique Andy Burnham, qu’on voit ci-dessus à la gay pride de Manchester l’an dernier, a voté contre la limitation de l’avortement à 24 semaines, contre l’interdiction de l’avortement sélectif en fonction du sexe, contre un amendement offrant une aide aux femmes confrontées à une anomalie fœtale, pour la procréation de bébés à trois ou quatre parents, contre l’interdiction de création d’embryons chimères et de « bébés du double espoir » (ou bébés-médicament). Il a voté pour le « mariage » entre personnes de même sexe et pour leur droit à l’adoption. Il a voté pour toutes les lois restreignant la liberté d’expression et la liberté des organisations religieuses au nom de l’égalité, de la non-discrimination et de la lutte contre la haine.

L’Eglise de la Durabilité

Lu sur Vatican News :

L’université de Villanova (USA, Pennsylvanie) et son bureau pour la durabilité ont institué la « Médaille du Pape Léon XIV pour la durabilité », une nouvelle distinction internationale qui récompensera les personnes dont le leadership a favorisé la durabilité, la responsabilité écologique et le développement humain intégral. La médaille vise à honorer « ceux dont le travail témoigne d’une vision holistique de la durabilité, intégrant le souci de l’environnement, la justice sociale, l’attention portée aux populations vulnérables et la gestion responsable des ressources économiques et naturelle s». (…)

La première médaille « Pape Léon XIV pour la durabilité » sera décernée par le Pape Léon XIV, à Castel Gandolfo, lors de la Conférence internationale sur la durabilité organisée par l’université de Villanova, sur le thème « Répondre au cri de la terre et des pauvres », qui se tiendra du 12 au 15 octobre 2026.

Mais la durabilité de l’Eglise catholique a toujours reposé sur autre chose que sur une « vision de la durabilité » qui se prétend « holistique » mais ne dit pas un mot spécifiquement chrétien…

Saint Laurent de Brindes

Illustration de la Vie du vénérable Laurent de Brindes par Angelo Maria De Rossi, custode et postulateur des capucins, 1710.

Voir sa vie selon le Dictionnaire de théologie catholique.

Saint Laurent de Brindes fait partie de ces « docteurs de l’Eglise », dont les fidèles sont donc censés lire les œuvres, et dont on ne trouve les œuvres nulle part (sinon évidemment dans les grandes bibliothèques publiques, en latin), ce qui fait que leur titre ne sert à rien ni à personne.

Ci-après un extrait d’un de ses 840 sermons, publié sur le site de Casimir Kuczaj.

Pour mener la vie spirituelle, qui nous est commune avec les anges et les esprits célestes, créés comme nous à l’image et ressemblance de Dieu, il faut nécessairement le pain de la grâce du Saint-Esprit et de l’amour de Dieu. La grâce et l’amour ne sont rien sans la foi, car sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Et la foi ne peut naître sans la prédication de la parole de Dieu : la foi naît de ce qu’on entend ; et ce qu’on entend, c’est l’annonce de la parole du Christ. La prédication de la parole de Dieu est donc nécessaire à la vie spirituelle, de même que les semailles à la vie corporelle.

Aussi le Christ a-t-il dit : Le semeur est sorti pour semer. Celui qui est sorti pour semer, c’est le héraut de la justice, et ce héraut, nous savons par l’Ecriture que ce fut Dieu lorsqu’il donna de vive voix, du haut du ciel, la loi de justice à tout le peuple dans le désert. Parfois ce fut l’Ange du Seigneur qui reprocha au peuple sa transgression de la loi divine, au lieu des Pleurs ; si bien que tous les fils d’Israël, en entendant le discours de l’Ange, eurent le cœur transpercé et pleurèrent avec de grands cris. Moïse aussi prêcha la loi du Seigneur à tout le peuple, dans les champs de Moab, comme le rapporte le Deutéronome. Enfin le Christ, Dieu et homme, est venu prêcher la parole du Seigneur et envoya les Apôtres faire de même, comme auparavant il avait envoyé les prophètes.

La prédication est donc une fonction apostolique, angélique, chrétienne, divine. Car la parole de Dieu est pourvue d’une valeur infinie, puisqu’elle est comme le trésor de tous les biens. C’est d’elle que viennent la foi, l’espérance, la charité, toutes les vertus, tous les dons de l’Esprit Saint, toutes les béatitudes évangéliques, toutes les bonnes œuvres, tous les mérites de la vie, toute la gloire du paradis : accueillez la parole semée en vous, car elle peut sauver vos âmes.

La parole de Dieu est une lumière pour l’intelligence, un feu pour la volonté, afin que l’homme puisse connaître Dieu et l’aimer. Et pour l’homme intérieur, qui vit du Saint-Esprit par la grâce, elle est du pain et de l’eau. Mais du pain plus doux que le miel et le rayon, de l’eau meilleure que le vin et le lait. Elle est, pour l’âme spirituelle, un trésor de mérites, c’est pourquoi elle est appelée or et pierre très précieuse. Contre le cœur obstiné dans ses vices, elle est comme un marteau ; contre la chair, le monde et le démon, elle est une épée qui met à mort tout péché.

Les chrétiens éthiopiens en danger

Les fameuses églises rupestres de Lalibela sont aujourd’hui en « zone rouge » interdite aux touristes en raison de l’insécurité.

« Deuxième plus ancien royaume chrétien du monde, l’Éthiopie et son Église Tewahedo — dont les racines remontent au IVe siècle — traversent une zone de turbulences dont l’Occident ne mesure guère la gravité. Depuis le début de l’année 2026, les massacres de chrétiens orthodoxes se multiplient : une vingtaine de fidèles abattus en Oromia en février, un monastère attaqué à l’arme lourde, une quarantaine de morts fin mai, 164 tués dans le seul district de Shirka. Sur fond de fractures ethniques explosives, de radicalisation d’un islam importé et d’un exode migratoire meurtrier, les communautés chrétiennes historiques vacillent — dans une indifférence médiatique quasi totale. »

Lire l’interview de François Lavallou, chef de la mission éthiopienne de SOS Chrétiens d’Orient, sur Breizh-Info.

La mythologie d’Israël

Le président de l’Etat (laïque) d’Israël Isaac Herzog, devant le drapeau de son pays et une grande menorah :

Ma lignée familiale est extraordinaire. En général, les gens connaissent mal leurs ancêtres, mais j’ai l’incroyable privilège de savoir que ma lignée familiale remonte au roi David. Nous sommes les descendants du roi David. Cela a été écrit par les rabbins qui ont écrit que je suis le fils d’un tel qui est le fils d’un tel, etc.

Il le dit très sérieusement. Comme ils disent sérieusement qu’ils sont sur cette terre depuis plus de 3.000 ans et qu’elle leur appartient de la mer à l’Euphrate. D’ailleurs David est un prénom. Et son nom était Herzog, évidemment.

Parmi les commentaires sur X celui-ci :

« Ma famille a un extraordinaire privilège, aussi : je suis un descendant direct d’Adam et Eve. » Mais là c’est vrai…