Saint Camille de Lellis

Sur saint Camille de Lellis on se reportera à la légende du bréviaire, que j’ai reproduite l’année dernière, avec sept liens vers des notes précédentes.

Cette fête instituée en 1762 a réduit celle de sainte Symphorose et de ses sept fils au rang de mémoire.

Le martyre de sainte Symphorose et de ses fils sous Hadrien à Tivoli (alors Tibur) est aujourd’hui considéré comme une des nombreuses inventions de la piété médiévale. Ce n’était pas du tout l’opinion de Paul Allard, dans son Histoire des persécutions pendant les deux premiers siècles, et, vrai spécialiste de ces questions, il ne manque pas d’arguments. Voici la fin du 4e chapitre de ce livre, sans les abondantes notes qu’on trouvera ici.

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L’évêque Michael Router

Le pape a nommé Michael Router évêque de Derry en Irlande (du Nord). Jusqu’ici il était évêque auxiliaire d’Armagh.

Il s’était fait remarquer en disant tout le bien qu’il pensait du rapport final du synode sur la synodalité laissant entendre que des femmes pourraient être ordonnées diacres, et suggérait que les femmes pourraient « assumer des responsabilités » dans  les « célébrations liturgiques » :

« Je suis plein d’espoir à l’idée que les femmes, qui jouent un rôle si essentiel dans la mission de l’Eglise, se voient accorder davantage de poids dans les décisions prises sur toutes les questions au sein de l’Église, et que le ministère officiel de catéchiste offre à de nombreuses femmes l’occasion d’assumer des responsabilités au sein des paroisses, dans la formation à la foi et lors des célébrations liturgiques. »

Il s’était fait remarquer aussi en prenant publiquement la défense de Marianne Edgar Budd, qui lors du « service national de prière » à la cathédrale nationale de Washington après que Donald Trump eut prêté serment, avait prononcé une homélie violemment anti-Trump sur tous les sujets, notamment l’immigration et l’idéologie LGBT, allant jusqu’à dire : « Il y a des enfants gays, lesbiennes et transgenres issus de familles démocrates, républicaines et indépendantes qui craignent pour leur vie. »

Ce sermon de l’« évêque » épiscopalienne avait suscité de nombreuses réactions hostiles chez les républicains, et de la part de Donald Trump lui-même. C’est à cela que Michael Router, évêque auxiliaire d’Armagh, avait tenu à répondre, en faisant l’éloge du sermon en question lors son homélie au sanctuaire Sainte-Brigitte, sur le lieu de naissance de la sainte irlandaise, en sa fête, le 1er février, donc de façon solennelle :

« Il est étonnant de constater à quel point une simple déclaration sincère de croyances chrétiennes peut susciter tant de négativité. C’est un signal d’alarme pour nous tous quant aux défis inhérents à la tentative de vivre notre foi chrétienne dans le monde fracturé d’aujourd’hui »,

Car c’était « un sermon franc et courageux, mais qui était aussi, à bien des égards, un sermon classique sur les principes chrétiens fondamentaux que sont l’amour du prochain, la charité et la générosité envers les plus démunis. » Sic.

Et de comparer Marianne Edgar Budd à sainte Brigitte…

Grain de sable polonais

Le président polonais Karol Nawrocki oppose son veto aux deux lois instituant un « statut de la personne la plus proche », visant évidemment comme notre pacs à légaliser les unions entre personnes de même sexe avant d’en arriver inévitablement (comme il l’a bien compris) au « mariage » :

« Je vais maintenant aborder les lois qui n’ont pas reçu mon approbation et pour lesquelles je dois exercer mon droit de veto présidentiel. Il y en a deux : la loi sur le statut de la personne la plus proche au sein d’une union et le contrat de cohabitation, ainsi que la loi contenant les dispositions préliminaires. Ces projets de loi créent une nouvelle institution formalisée dans le droit de la famille, dotée d’un large éventail de droits similaires à ceux des conjoints. Ils ouvrent une voie légale vers le mariage sous une autre appellation et sans l’ensemble des obligations que le mariage implique. En tant que garant de la Constitution, je ne peux approuver des décisions qui conduiraient à la perte du statut particulier du mariage, tel que décrit à l’article 18 de la Constitution comme l’union d’un homme et d’une femme, placée sous la protection et la garde de la République de Pologne. »

Laïcisme extrémiste

Le tribunal administratif de Rennes ordonne l’enlèvement du calvaire de Kerdalaès, à Saint-Divy près de Guipavas (Finistère), sur demande des laïcards de la Libre Pensée aliénée.

Il s’agit de la reproduction exacte du calvaire originel, placée sur le socle originel. Le calvaire avait été érigé en 1652. En 1967 il avait été transporté au cimetière de Saint-Divy. L’association Arz e Chapeliou Bro Leon, avec le soutien de la commune et de la Fondation du Patrimoine, avait fait réaliser cette reproduction afin que le calvaire retrouve son emplacement historique.

Le tribunal a estimé que ce qui restait sur place après 1967 n’avait aucun caractère religieux et donc que « l’installation d’une reproduction de ce calvaire à son emplacement initial ne constitue ni une restauration, ni le remplacement du calvaire original, mais bien l’ajout d’un nouveau calvaire, et donc d’un signe ou emblème religieux sur un emplacement public », ce qui est interdit pas la loi de 1905.

Il faut être passablement dérangé par l’idéologie laïciste pour prétendre que la « reproduction de ce calvaire à son emplacement initial » est un « nouveau calvaire »…

Sainte Russie

La nuit dernière a eu lieu à Iekaterinbourg la toujours impressionnante solennelle divine liturgie nocturne des « porteurs de la Passion » (l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia, et Eugène le médecin), devant la cathédrale « Sur le sang ».

La cérémonie avait commencé dans l’après-midi par la « petite procession » le long du « Chemin de la douleur » reliant les lieux du martyre (deux heures), suivie des vêpres, de l’acathiste aux martyrs royaux, puis de la veillée et de la divine liturgie, avant la grande procession (21 km), à partir de 2h30, jusqu’au monastère édifié à l’endroit où « les reliques sacrées ont été détruites ».

Le XXVe Festival international de culture orthodoxe « Les Journées impériales » se tiennent à Iekaterinbourg du 11 au 21 juillet.