La laïcité colombienne : « Vive le Christ Roi ! »

Un juge a ordonné au nouveau président colombien Abelardo de la Espriella de présenter des excuses pour avoir « porté atteinte à la neutralité religieuse de l’Etat », parce que lors de son investiture, le 7 août dernier, un rabbin, un prêtre catholique et un pasteur évangélique étaient intervenus pendant la cérémonie, qui avait inclus des chants religieux et des prières.

Abelardo de la Espriella s’est exécuté. A la fin de son allocution de 25 minutes, hier soir, il a déclaré :

« Bien que je me considère comme croyant - je suis catholique - je respecte la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et dans le cadre de mes fonctions je garantirai les libertés et les droits de tous les Colombiens sans distinction, y compris la liberté de professer n’importe quelle religion, ou de n’en professer aucune, tout comme la Constitution protège mon droit de professer librement ma foi, tant en public qu’en privé. Si cet acte a pu générer un malaise ou s'il a offensé quelqu'un, je tiens, en ma qualité de chef de l'État, à leur présenter mes excuses. Je tiens à dire au peuple colombien que son président, aujourd'hui plus que jamais, défend fermement la patrie. Et vive le Christ Roi, que Dieu bénisse la Colombie ! Bonne nuit ! »

Saint Raymond Nonnat

Raymundus non natus : Raymond non né, parce que sa mère est morte alors qu’elle était enceinte de sept mois. Son mari voulut voir l’enfant mort avant qu’elle soit enterrée. On ouvrit son ventre, et l’enfant était vivant. Il devint ensuite membre de l’ordre de la rédemption des captifs fondé par un autre saint Raymond, et il mourut à 35 ou 36 ans des suites des sévices subis lors de sa captivité chez les Sarrasins. Voir
sa vie,
sa mort,
une estampe catalane,
son monastère.

Dans le martyrologe de ce jour on lit aussi :

En Angleterre, saint Aidan, évêque de Lindisfarne. SaintCuthbert, dont la mémoire est honorée le 13 des calendes d’avril (20 mars), n’étant encore que simple berger, vit son âme portée au ciel ; il quitta alors son troupeau pour se faire moine.

Aidan est un Irlandais né vers 590, qui se fit moine au monastère de l’île d’Iona en Ecosse (fondé par saint Colomba – Columkill – en 563). En 616 le roi Oswald de Northumbrie fut exilé dans ce monastère, où il se convertit. Quand il recouvra sa couronne, il demanda au monastère qu’on lui envoie un moine pour évangéliser son peuple. On lui envoya Aidan, qui fonda le monastère de Lindisfarne, et devint non seulement abbé, mais évêque. La mort de saint Aidan, « l’apôtre de la Northumbrie », le 31 août 651, fut un drame national. Cette nuit-là, un jeune berger, Cuthbert, vit en songe une grande lumière avec des anges qui descendaient du ciel et emportaient l’âme d’un défunt. Le matin, on lui apprit que l’abbé-évêque était mort. Il décida de devenir moine lui aussi. Il se fit disciple d’un certain Eata au monastère de Melrose, et quand Eata fut nommé abbé de Lindisfarne il l’y suivit, et il devint prieur. Au bout de douze ans il se fit ermite sur l’île de Farne. On alla le chercher pour le faire évêque, et il devint lui aussi abbé et évêque de Lindisfarne. Il mourut en 687 et devint l’un des saints les plus vénérés dans l’Angleterre médiévale.

L’évangéliaire de Lindisfarne, réalisé peu après la mort de saint Cuthbert.

14e dimanche après la Pentecôte

Fra Angelico, couvent Saint-Marc, cellule 32.

« Nul ne peut servir deux maîtres. » À cette même intention, bonne ou mauvaise, se rapporte ce que notre Seigneur expose en conséquence de son assertion : « Ou il haïra l’un et il aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » Il faut examiner attentivement ce passage ; le Seigneur lui-même indique quels sont ces deux maîtres, en ajoutant : « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » Les Hébreux donnent, dit-on, aux richesses le nom de Mammon. En langue punique, ce mot a le même sens ; car mammon signifie gain.

Servir Mammon, c’est être l’esclave de celui que sa perversité a préposé aux choses terrestres, et que le Seigneur appelle « prince de ce monde ». Donc : « ou l’homme le haïra et aimera l’autre », c’est-à-dire Dieu ; « ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. » En effet, quiconque est esclave des richesses s’attache à un maître dur et à une domination funeste ; enchaîné par sa cupidité, il subit la tyrannie du démon, et certes, il ne l’aime pas, car qui peut aimer le démon ? Mais cependant il le supporte.

« C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez. » Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu.

Saint Augustin, livre 2 sur le Sermon sur la montagne, leçons des matines.

Un vrai patriote

Mykhaïlo Fedorov, ministre ukrainien de la Défense, a été limogé par Zelensky.

Comme les autres, il s’est empressé de quitter le pays.

Maintenant, il est conseiller du ministre italien de la Défense (qu’il appelle par son prénom) « pour l’innovation ». Italienne.

Mais le seul drapeau visible est celui de l’OTAN. Donc tout est normal.