La Transfiguration du Seigneur

Novgorod, XVIe siècle.

La 9e ode des matines, version d’Athanasios Karamanis, par Savvas Eliades, protopsalte de l’église Saint-Dimitri de Kilkis. (Les cinq premiers tropaires sont du canon de Côme le Moine, les quatre autres du canon de saint Jean Damascène).

« Ὁ τόκος σου ἄφθορος ἐδείχθη, Θεὸς ἐκ λαγόνων σου προῆλθε, σαρκοφόρος, ὃς ὤφθη ἐπὶ γῆς, καὶ τοῖς ἀνθρώποις συνανεστράφη, σὲ Θεοτόκε· διὸ πάντες μεγαλύνομεν ».

« Immortel s’est révélé celui que tu as mis au monde et Dieu lui-même a voulu sortir de ton sein : revêtu de notre chair, il a paru sur la terre pour converser avec les hommes. Ô Mère de Dieu, d’un seul cœur nous te magnifions. »

Σύντρομοι καινῇ φωτοχυσίᾳ, ἀθρόως οἱ Μαθηταὶ ἐλλαμφθέντες, πρὸς ἀλλήλους ἑώρων, καὶ πρηνεῖς εἰς γῆν καταπεσόντες, σοὶ τῷ Δεσπότῃ τῶν ἁπάντων προσεκύνησαν.

Saisis de frayeur commune devant la clarté nouvelle qui les illuminait, les Disciples, se regardant l’un l’autre et s’inclinant jusqu’à terre en leur effroi, Maître de l’univers, se prosternèrent devant toi.

Ἦχος ἐκ νεφέλης ἀνεπέμπετο, θεόκτυπος βεβαιῶν τὸ θαῦμα· ὁ Πατὴρ γὰρ τῶν φώτων. Οὗτός ἐστιν Υἱὸς ὁ ἀγαπητός μου, τοῖς Ἀποστόλοις ἀνεβόα, οὗ ἀκούετε.

Confirmant la merveille, la voix de Dieu retentit depuis la nuée ; car le Père des lumières s’adressa aux Apôtres disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le.

Καινὰ κατιδόντες καὶ παράδοξα, φωνῆς πατρικῆς ἐνωτισθέντες, ἐν Θαβὼρ οἱ τοῦ Λόγου ὑπηρέται, ἐκμαγεῖον τοῦ ἀρχετύπου. Οὗτος ὑπάρχει ἀνεβόων ὁ Σωτὴρ ἡμῶν.

Voyant ce prodige étrange et nouveau, puis entendant la voix du Père sur le Thabor, les serviteurs du Verbe divin s’écrièrent : Voici l’empreinte de l’original, voici vraiment notre Sauveur.

Εἰκὼν ἀπαράλλακτε τοῦ Ὄντος, ἀκίνητε σφραγὶς ἀναλλοίωτε, Υἱὲ Λόγε σοφία καὶ βραχίων, δεξιὰ Ὑψίστου σθένος, σὲ ἀνυμνοῦμεν, σὺν Πατρί τε καὶ τῷ Πνεύματι.

Fidèle image de Celui qui est, marque immuable et sans changement, Fils et Verbe, sagesse et bras, force de la droite du Très-Haut, nous te chantons avec le Père et l’Esprit.

«Ἔφριξε πᾶσα ἀκοή, τὴν ἀπόρρητον Θεοῦ συγκατάβασιν, ὅπως ὁ Ὕψιστος, ἑκὼν κατῆλθε μέχρι καὶ σώματος, Παρθενικῆς ἀπὸ γαστρός, γενόμενος ἄνθρωπος· διὸ τήν Ἄχραντον, Θεοτόκον οἱ πιστοὶ μεγαλύνομεν ».

« Toute oreille fut saisie d’étonnement devant l’ineffable condescendance de Dieu ; car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps et devenir un homme dans le sein virginal ; pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »

Ἵνα σου δείξῃς ἐμφανῶς, τὴν ἀπόρρητον δευτέραν κατάβασιν, ὅπως ὁ Ὑψιστος Θεός, ὀφθήσῃ ἑστὼς ἐν μέσῳ θεῶν, τοῖς Ἀποστόλοις ἐν Θαβώρ, Μωσεῖ σὺν Ἠλίᾳ τε, ἀρρήτως ἔλαμψας· διὸ πάντες σε Χριστὲ μεγαλύνομεν.

Afin de nous montrer clairement, Dieu très-haut, ce que sera ton ineffable et second avènement et pour nous faire voir que tu surpasses tous les dieux, tu resplendis devant tes Apôtres au Thabor avec Moïse et Elie ; c’est pourquoi tous ensemble nous te magnifions.

Δεῦτέ μοι πείθεσθε λαοί, ἀναβάντες εἰς τὸ ὄρος τὸ Ἅγιον, τὸ ἐπουράνιον ἀΰλως στῶμεν ἐν πόλει ζῶντος Θεοῦ, καὶ ἐποπτεύσωμεν νοῒ Θεότητα ἄϋλον, Πατρὸς καὶ Πνεύματος, ἐν Υἱῷ μονογενεῖ ἀπαστράπτουσαν.

Peuples, venez et suivez-moi, montons sur la sainte montagne, vers le ciel, tenons-nous en esprit dans la cité du Dieu vivant et contemplons la divinité immatérielle du Père et de l’Esprit qui dans le Fils unique resplendit de clarté.

Ἔθελξας πόθῳ με Χριστέ, καὶ ἠλλοίωσας τῷ θείῳ σου ἔρωτι, ἀλλὰ κατάφλεξον, πυρὶ ἀΰλω τὰς ἁμαρτίας μου, καὶ ἐμπλησθῆναι τῆς ἐν σοὶ τρυφῆς καταξίωσον, ἵνα τὰς δύο σκιρτῶν, μεγαλύνω ἀγαθὲ παρουσίας σου.

Ô Christ, tu m’as transformé par le charme de ton amour ; au feu immatériel brûle donc mes péchés, fais que je sois comblé de tes délices, afin que dans l’exultation, Dieu de tendresse, je magnifie tes deux avènements.

L’Ukraine véritable

Comme chaque année, des milliers de fidèles ont péleriné et ont convergé vers le monastère de Potchaïev pour célébrer l’icône de la Mère de Dieu de Potchaïev. En outre cette année c’est le 350e anniversaire de la libération miraculeuse du monastère de l’invasion turque.

Ces fidèles, ces prêtres, ces évêques, sont ceux de l’Eglise orthodoxe ukrainienne persécutée. Une persécution qui frappe directement ces jours-ci le monastère de Potchaïev, sommé de prouver d’ici la fin du mois qu’il n’a aucun lien avec la Russie (ce qui est impossible puisque le pouvoir ukrainien se fonde sur des documents… russes) afin de pouvoir en chasser les moines en vertu de la loi interdisant les organisations religieuses liées au pays agresseur…

40 jours

Le 25 juin, Zelensky avait annoncé 40 jours de terreur, d’apocalypse, d’enfer pour les Russes, qui allaient contraindre Poutine à négocier la paix.

Les 40 jours sont passés. Les Ukrainiens ont démoli quelques raffineries, plusieurs dépôts de l’Amazon russe (ce qui n’a aucune conséquence sur la guerre), ont tué des enfants sur une plage, ont tué comme d’habitude des civils dans diverses régions russes, mais on n’a rien vu qui ressemble à la terreur promise. (Et pendant ce temps-là sur le front l’armée russe prenait quelques centaines de kilomètres carrés.)

Les Russes ont marqué la fin des 40 jours à leur façon, par une frappe massive de missiles sur diverses installations de Kiev, surtout liées à la fabrication de drones, et aussi des dépôts de l’équivalent ukrainien d’Amazon…

Il y a quelques mois encore, après chaque frappe, les Ukrainiens annonçaient, document fantasmé à l’appui, qu’ils avaient intercepté tous les missiles russes, ou la plupart des missiles russes. Ces derniers temps ils se faisaient discrets sur la question. Pour la première fois, aujourd’hui, ils annoncent qu’ils n’ont pu intercepter aucun missile.

Certes, c’est pour pleurer auprès des Occidentaux qu’ils leur envoient des dispositifs anti-aériens. Mais l’aveu est spectaculaire : on annonce l’enfer pour les Russes, mais c’est Kiev qui se trouve environné de flammes.

Birmingham : la police islamisée

Une directive de la police des Midlands de l’Ouest (Birmingham) conseille aux policiers de respecter le jeûne du ramadan, quelles que soient leurs convictions religieuses.

Cette initiative, soutenue par l’Association nationale des policiers musulmans, vise à aider les agents à mieux comprendre l’importance du ramadan pour leurs collègues musulmans tout en favorisant « une culture de travail plus inclusive ». Pour un chrétien c’est donc l’apostasie inclusive. On n’arrête pas le progrès.

Les directives rappellent que des aménagements d’horaires sont proposés aux policiers musulmans durant le ramadan, leur permettant de passer plus de temps avec leur famille (soyez donc musulman, pour en profiter…). Il est indiqué que, chaque année, un nombre croissant d’agents non musulmans choisissent volontairement de se joindre au jeûne en signe de solidarité. Un porte-parole de la police souligne que dans une région qui compte environ 570.000 musulmans il est important que les policiers comprennent la signification du ramadan pour la communauté locale.

Des initiatives similaires sont à l’étude pour d’autres institutions du secteur public à travers le Royaume-Uni.

(L’actuel maire de Birmingham est le Pakistanais Zaker Choudry, dont la cérémonie d’investiture a été marquée par une prière coranique proclamée par un imam. Sa femme est en abaya noire et hijab noir.)

Aux aumôniers : ne parlez pas de Dieu

Les Forces armées canadiennes ont adopté de nouvelles directives pour les événements officiels, recommandant aux aumôniers militaires de s’abstenir de mentionner Dieu lors des cérémonies publiques. Au lieu des prières traditionnelles, ils doivent proposer des « réflexions spirituelles » qui évitent le langage religieux pour se concentrer sur des « valeurs universelles, des expériences humaines partagées, la gratitude, l’espoir et le soutien mutuel ».

Ces nouvelles directives s’appliquent aux défilés militaires, aux remises de décorations, aux cérémonies de passation de commandement, aux remises de diplômes et autres occasions officielles où la présence des militaires est obligatoire.

Le pire est que l’aumônier général des Forces canadiennes, Shawn Yaskiw, est parfaitement d’accord. Il explique benoîtement que l’objectif de cette nouvelle politique est de « s’assurer que chacun se sente respecté dans ses convictions, y compris les athées ».

Alors que par la nouvelle politique seuls les athées sont respectés. Des athées qui par définition n’ont pas recours aux aumôniers…

Mais les hauts gradés en rajoutent : ces changements visent à préserver la neutralité religieuse de l’État et à créer un environnement inclusif pour un personnel aux visions du monde diverses…

Car « inclusif » est le nouveau code de l’exclusion.