
La 9e ode des matines, version d’Athanasios Karamanis, par Savvas Eliades, protopsalte de l’église Saint-Dimitri de Kilkis. (Les cinq premiers tropaires sont du canon de Côme le Moine, les quatre autres du canon de saint Jean Damascène).
« Ὁ τόκος σου ἄφθορος ἐδείχθη, Θεὸς ἐκ λαγόνων σου προῆλθε, σαρκοφόρος, ὃς ὤφθη ἐπὶ γῆς, καὶ τοῖς ἀνθρώποις συνανεστράφη, σὲ Θεοτόκε· διὸ πάντες μεγαλύνομεν ».
« Immortel s’est révélé celui que tu as mis au monde et Dieu lui-même a voulu sortir de ton sein : revêtu de notre chair, il a paru sur la terre pour converser avec les hommes. Ô Mère de Dieu, d’un seul cœur nous te magnifions. »
Σύντρομοι καινῇ φωτοχυσίᾳ, ἀθρόως οἱ Μαθηταὶ ἐλλαμφθέντες, πρὸς ἀλλήλους ἑώρων, καὶ πρηνεῖς εἰς γῆν καταπεσόντες, σοὶ τῷ Δεσπότῃ τῶν ἁπάντων προσεκύνησαν.
Saisis de frayeur commune devant la clarté nouvelle qui les illuminait, les Disciples, se regardant l’un l’autre et s’inclinant jusqu’à terre en leur effroi, Maître de l’univers, se prosternèrent devant toi.
Ἦχος ἐκ νεφέλης ἀνεπέμπετο, θεόκτυπος βεβαιῶν τὸ θαῦμα· ὁ Πατὴρ γὰρ τῶν φώτων. Οὗτός ἐστιν Υἱὸς ὁ ἀγαπητός μου, τοῖς Ἀποστόλοις ἀνεβόα, οὗ ἀκούετε.
Confirmant la merveille, la voix de Dieu retentit depuis la nuée ; car le Père des lumières s’adressa aux Apôtres disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le.
Καινὰ κατιδόντες καὶ παράδοξα, φωνῆς πατρικῆς ἐνωτισθέντες, ἐν Θαβὼρ οἱ τοῦ Λόγου ὑπηρέται, ἐκμαγεῖον τοῦ ἀρχετύπου. Οὗτος ὑπάρχει ἀνεβόων ὁ Σωτὴρ ἡμῶν.
Voyant ce prodige étrange et nouveau, puis entendant la voix du Père sur le Thabor, les serviteurs du Verbe divin s’écrièrent : Voici l’empreinte de l’original, voici vraiment notre Sauveur.
Εἰκὼν ἀπαράλλακτε τοῦ Ὄντος, ἀκίνητε σφραγὶς ἀναλλοίωτε, Υἱὲ Λόγε σοφία καὶ βραχίων, δεξιὰ Ὑψίστου σθένος, σὲ ἀνυμνοῦμεν, σὺν Πατρί τε καὶ τῷ Πνεύματι.
Fidèle image de Celui qui est, marque immuable et sans changement, Fils et Verbe, sagesse et bras, force de la droite du Très-Haut, nous te chantons avec le Père et l’Esprit.
«Ἔφριξε πᾶσα ἀκοή, τὴν ἀπόρρητον Θεοῦ συγκατάβασιν, ὅπως ὁ Ὕψιστος, ἑκὼν κατῆλθε μέχρι καὶ σώματος, Παρθενικῆς ἀπὸ γαστρός, γενόμενος ἄνθρωπος· διὸ τήν Ἄχραντον, Θεοτόκον οἱ πιστοὶ μεγαλύνομεν ».
« Toute oreille fut saisie d’étonnement devant l’ineffable condescendance de Dieu ; car le Très-Haut a bien voulu descendre dans un corps et devenir un homme dans le sein virginal ; pure Mère de Dieu, nous les fidèles, nous te magnifions. »
Ἵνα σου δείξῃς ἐμφανῶς, τὴν ἀπόρρητον δευτέραν κατάβασιν, ὅπως ὁ Ὑψιστος Θεός, ὀφθήσῃ ἑστὼς ἐν μέσῳ θεῶν, τοῖς Ἀποστόλοις ἐν Θαβώρ, Μωσεῖ σὺν Ἠλίᾳ τε, ἀρρήτως ἔλαμψας· διὸ πάντες σε Χριστὲ μεγαλύνομεν.
Afin de nous montrer clairement, Dieu très-haut, ce que sera ton ineffable et second avènement et pour nous faire voir que tu surpasses tous les dieux, tu resplendis devant tes Apôtres au Thabor avec Moïse et Elie ; c’est pourquoi tous ensemble nous te magnifions.
Δεῦτέ μοι πείθεσθε λαοί, ἀναβάντες εἰς τὸ ὄρος τὸ Ἅγιον, τὸ ἐπουράνιον ἀΰλως στῶμεν ἐν πόλει ζῶντος Θεοῦ, καὶ ἐποπτεύσωμεν νοῒ Θεότητα ἄϋλον, Πατρὸς καὶ Πνεύματος, ἐν Υἱῷ μονογενεῖ ἀπαστράπτουσαν.
Peuples, venez et suivez-moi, montons sur la sainte montagne, vers le ciel, tenons-nous en esprit dans la cité du Dieu vivant et contemplons la divinité immatérielle du Père et de l’Esprit qui dans le Fils unique resplendit de clarté.
Ἔθελξας πόθῳ με Χριστέ, καὶ ἠλλοίωσας τῷ θείῳ σου ἔρωτι, ἀλλὰ κατάφλεξον, πυρὶ ἀΰλω τὰς ἁμαρτίας μου, καὶ ἐμπλησθῆναι τῆς ἐν σοὶ τρυφῆς καταξίωσον, ἵνα τὰς δύο σκιρτῶν, μεγαλύνω ἀγαθὲ παρουσίας σου.
Ô Christ, tu m’as transformé par le charme de ton amour ; au feu immatériel brûle donc mes péchés, fais que je sois comblé de tes délices, afin que dans l’exultation, Dieu de tendresse, je magnifie tes deux avènements.