Vendredi des quatre temps de Pentecôte

L’introït, par la schola de l’abbaye de Niederaltaich (Bavière) sous la direction de Konrad Ruhland.

Repleátur os meum laude tua, allelúia : ut possim cantáre, allelúia : gaudébunt lábia mea, dum cantávero tibi, allelúia, allelúia.
℣. In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum : in justítia tua líbera me et éripe me.

Que ma bouche soit remplie de ta louange, alléluia, pour que je chante, alléluia ; l’allégresse sera sur mes lèvres, lorsque je vous chanterai, alléluia, alléluia.
℣. C’est en vous, Seigneur, que j’ai espéré ; que je ne sois pas à jamais confondu. Dans votre justice, délivrez-moi et secourez-moi.

L’introït de la messe de ce jour reprend le début des versets 8 et 23 du psaume 70 dans le psautier romain :

8 Repleatur os meum laude tua ut possim cantare (gloriam tuam, tota die magnificentiam tuam).

23 Gaudebunt labia mea dum cantavero tibi (et anima mea quam redemisti).

Il y a à la fin de la divine liturgie byzantine depuis le VIIe siècle (et déjà dans l’antique liturgie de saint Jacques) une hymne d’action de grâce après la communion qui commence de la même façon. Mais ensuite elle évoque la communion, puis elle cite le début du verset 24 du psaume : « (ma langue) méditera tout le jour ta justice ».

Πληρωθήτω τὸ στόμα ἡμῶν αἰνέσεώς σου, Κύριε,
ὅπως ὑμνήσωμεν τὴν δόξαν σου,
ὅτι ἠξίωσες ἡμᾶς μετασχεῖν
τῶν ἁγίων ἀθανάτων καὶ ἀχράντων σου μυστηρίων·
στήριξον ἡμᾶς ἐν τῷ σῷ ἁγιασμῷ,
ὅλην τὴν ἡμέραν μελετᾶν τὴν δικαιοσύνην σου·
ἀλληλούια, ἀλληλούια, ἀλληλούια

Que notre bouche se remplisse de ta louange, Seigneur, afin que nous chantions ta gloire, parce que tu nous a jugés dignes d’avoir part à tes mystères saints, immortels et purs. Garde-nous dans la sainteté, afin que nous méditions tout le jour ta justice, alléluia, allélluia, alléluia.

Telle est la version authentique de l’hymne, telle qu’elle a été conservée sur l’Athos, et telle qu’elle est en slavon. Elle était tombée en désuétude dans les paroisses grecques, mais elle revient dans les livres liturgiques, avec des variantes. Dans la vidéo ci-dessous, comme dans les livres grecs les plus courants, les mots « immortels et purs » sont omis. Chant : Théophraste Vogiatzis, protopsalte de l’église de la Trinité à Myrina, sur l’île de Limnos.

Schizophrénie lettone

Un nouveau supermarché s’est ouvert à Riga, la capitale de la Lettonie : un « Mix Markt ». Il s’agit d’une chaîne allemande qui propose des produits des pays de l’est et des Balkans. La majorité des produits est… russe, dans une des capitales les plus russophobes d’Europe…

La vidéo vient de la chaîne YouTube intitulée Veronika’s Life. Veronika est une mère de famille lettone. Tout son site est en russe. Ses vidéos sont en russe. TOUS les très nombreux commentaires de sa vidéo sur Mix Markt (d’habitants de Riga pour la plupart) sont en russe.

Les pieds dans le plat

Les gazettes qui ont relaté les grosses bagarres entre jeunes à La Baule ont soigneusement passé sous silence leurs origines ethniques. Il s’agissait de « jeunes nantais ».

Heureusement qu’il y a l’extrême gauche pour nous confirmer ce dont on se doutait:

Dans le monde parallèle ukrainien

Svetlana Tikhanovskaïa, qui se fantasme présidente de la Biélorussie (à Vilnius), a profité de son séjour en Ukraine pour remettre une décoration à un prêtre de l’Eglise du pouvoir ukrainien, Evgueni Orda.

Né en Biélorussie, Evgueni Orda (« Yevhen », en ukrainien), est connu comme « assistant actif des militaires et des volontaires ukrainiens depuis 2014 » (contre le Donbass). Il est aujourd’hui aumônier d’un régiment composé de Biélorusses qui veulent combattre la Russie.

Svetlana Tikhanovskaïa lui a conféré la médaille « Pour un travail fructueux en faveur de la Biélorussie ».

Orda a remercié la « présidente » Tikhanovskaïa et s’est dit convaincu que les Ukrainiens ne pourront vaincre la Russie qu’en s’unissant aux Biélorusses.

Eh bien ce n’est pas demain la veille…

Monseigneur Trottinette

Ägidius Zsifkovics, évêque d’Eisenstadt (Autriche), a traversé la nef de l’église de Neckenmarkt en trottinette, pour conférer la confirmation à 25 adolescents. Il a expliqué :

« J’ai essayé d’adapter le sermon au monde d’aujourd’hui. On m’a dit que les enfants d’ici se déplaçaient beaucoup en trottinette. Je voulais simplement aller à leur rencontre là où ils se trouvent et essayer de leur expliquer le Saint-Esprit en utilisant ce moyen de transport moderne. »

Moyen de transport moderne… La trottinette… Passons… Mais où est le rapport avec le Saint-Esprit ?

Ägidius Zsifkovics a exprimé son espoir que l’Église apporte son soutien aux jeunes tout en restant « crédible ».

Ce n’est pas avec un évêque faisant le clown sur une trottinette que l’Eglise sera crédible…