Le Syndicat de la Magistrature fidèle à lui-même

Le Syndicat de la Magistrature a pondu un communiqué intitulé « Quand les digues contre le fascisme cèdent, un silence complice ». C’est surréaliste : un jeune catholique identitaire est massacré par des « antifascistes » qui imposent leur terreur dans les rues des grandes villes, ces magistrats s’élèvent contre ceux qui seraient responsables de l’abandon des « digues contre le fascisme »…

La plus grande partie du communiqué (écrit en patois « inclusif ») est une dénonciation virulente des personnalités politiques qui ont osé désigner les coupables alors que seule la « Justice » a le droit de le faire.

Et cela continue ainsi :

Ces récupérations, particulièrement médiatisées, ont préparé le terrain au spectacle sidérant auquel nous avons assisté ce samedi 21 février. Des groupuscules d’extrême-droite, dont certains assument de recourir à la violence pour lutter contre la démocratie, l’État de droit et l’égalité de tous et toutes devant la loi, ont défilé dans les rues de Lyon. Certains membres du cortège auraient tenu des propos racistes et homophobes, des saluts nazis ont été observés. Si la commission de certains délits a été signalée au procureur de la République, force est de constater l’absence de réaction des autorités garantes de nos libertés fondamentales, les mêmes qui contribuaient quelques jours auparavant au vacarme ambiant.

À l’heure du bilan de la semaine passée, nous dressons un constat glaçant : les digues cèdent face à la montée des idées fascistes dans l’indifférence générale.

Le Syndicat de la magistrature continuera de dénoncer les compromissions face au danger que représente l’extrême droite et s’inquiète de l’effacement croissant des garants de la démocratie.

Et il y en a encore qui font confiance à la justice de leur pays ?

Le pervers Tucho

Le cardinal Victor Fernandez (Tucho pour les intimes), âme damnée de Bergoglio qui l’a fait préfet du dicastère de la doctrine de la foi, inventeur d’une pornothéologie, continue de produire des étrons sous Léon XIV. Sa note Una Caro (« une seule chair », sur le mariage) a été très peu commentée, voire pas du tout. Elle n’a pas échappé à la sagacité de l’éditorialiste de L’Entente catholique de Bretagne (1 rue Charles Le Goffic, 22000 Saint-Brieuc).

Extrait :

En réalité, la Note est un étrange fourre-tout, où le meilleur, connu depuis longtemps, côtoie l’inutile (la révérence au célibataire Kierkegaard, à l’hermétique Jean-Luc Marion, à Lévinas, Emmanuel Mounier, Jean Lacroix…) et parfois le pervers.

De façon évidente, la Note refuse qu’on mette en valeur l’un des buts du mariage, la procréation. (…)

Pour vanter la monogamie, Victor Fernandez a recours à des poètes non chrétiens : eux aussi sont pour l’amour dans le couple, n’est-ce pas ?! Il glisse dans cette liste deux poètes staliniens (Eluard et Neruda), une poétesse suicidée (Antonia Pozzi), … et surtout, perfidie suprême, un poète notoirement homosexuel, Walt Whitman, exaltant son couple : « Nous rentrerons à la maison tous deux… Nous irons ensemble à travers les eaux du temps ».

Vendredi des quatre temps de carême

Le premier répons des matines. Par Marek Klein.

℟. Emendémus in mélius, quæ ignoránter peccávimus : ne súbito præoccupáti die mortis, quærámus spátium pœniténtiæ, et inveníre non possímus : * Atténde, Dómine, et miserére, quia peccávimus tibi.
℣. Adiuva nos, Deus salutáris noster, et propter honórem nóminis tui, Dómine, líbera nos.
℟. Atténde, Dómine, et miserére, quia peccávimus tibi.

℟. Corrigeons, en devenant meilleurs, nos fautes d’ignorance, de peur que, surpris par le jour de la mort, nous ne cherchions un délai pour la pénitence, sans pouvoir l’obtenir. * Écoutez, Seigneur, et ayez pitié, car nous avons péché contre vous.
℣. Aidez-nous, ô Dieu, notre Sauveur et, pour l’honneur de votre nom, Seigneur, délivrez- nous.
℟. Écoutez, Seigneur, et ayez pitié, car nous avons péché contre vous.

Avorter chez le voisin

La Commission européenne a répondu à l’« initiative citoyenne » « My voice my choice », soutenue par le Parlement européen, qui demandait que l’Union européenne garantisse l’accès à l’avortement pour toute femme dans l’UE, autrement dit finance le déplacement et l’avortement, dans un pays où l’avortement est légal, de femmes de pays où il est illégal. (Le but est en fait de développer l’avortement de Polonaises en Allemagne.)

La Commission européenne rappelle que l’avortement est du ressort des Etats membres, et ajoute que chaque Etat peut utiliser les fonds européens pour financer l’avortement d’étrangères : il lui suffit de reprogrammer son « fonds social européen plus ».

La Commission exclut de pondre une loi sur la question. Puisque de toute façon elle ne le peut pas…

Pitoyable bonhomme

Vladislav Geraskevich, l’Ukrainien disqualifié aux JO pour avoir collé sur son casque des photos d’athlètes ukrainiens morts au front, a été accueilli par une ovation debout au Parlement ukrainien, et s’est lancé dans une philippique contre Serguei Bubka, seul coupable, à ses yeux, d’avoir appliqué le règlement, et donc, forcément, d’être un agent russe. (Serguei Bubka a battu 35 records du monde au saut à la perche et a été le premier à franchir la barre des 6 mètres, à Paris en 1985. Il est aujourd’hui vice-président de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme et membre de la commission exécutive du Comité international olympique. Né à Lougansk, il faisait partie du club d’athlétisme de Donetsk. Pas sûr qu’il soit très zélenskien… Il habite aujourd’hui à Monaco.)

« Nous avons plusieurs représentants de l’Ukraine au CIO. Je parle de M. Bubka, qui détient toujours le titre de Héros de l’Ukraine. Et, honnêtement, j’ai honte qu’il porte ce titre. Il ne devrait pas l’avoir. C’est une affaire assez importante : la purification de l’Ukraine. Une personne détruit systématiquement l’Ukraine : elle fait du commerce avec les occupants, autorise les drapeaux russes dans les organisations qu’elle dirige. Une personne fait vraiment le jeu de la Russie. Et lorsqu’elle porte le titre de Héros de l’Ukraine, qui est désormais très rarement décerné, le plus souvent à titre posthume, c’est inacceptable. Nous devons également lutter contre cela. C’est pourquoi j’exhorte à contribuer à ce que M. Bubka soit privé de cette distinction en lui imposant des sanctions. »

On va voir si l’ubuesque Ukraine va imposer des sanctions à un Héros de l’Ukraine pour avoir été de ceux qui ont appliqué le règlement olympique…