Euthanasier la messe traditionnelle

Le cardinal Timothy Ratcliffe (ancien maître des dominicains, militant LGBT, consulteur du conseil pontifical Justice et Paix, « assistant spirituel » du synode, chanoine de la cathédrale anglicane de Salisbury), veut abréger les souffrances des amoureux de la messe traditionnelle :

Je ressens une profonde sympathie pour les personnes dont l’amour de la messe tridentine les a mises en tension avec la hiérarchie. Certains sont mes amis et je déteste les voir souffrir. Mais il est toujours bon de se rappeler que l’Eucharistie est le sacrement de notre unité en Christ. Je crois donc que le sacrement ne pourra jamais devenir un signe de désunion avec le Corps du Christ. Aussi douloureux que cela puisse être, si l’Église déclare qu’un rite ne doit pas être utilisé, aussi amoureux que l’on puisse être, il ne peut être bon de laisser sa célébration être une source de division.

Saint Etienne de Hongrie

Extrait d’une hymne du XVe siècle, traduite en hongrois.

Üdvözlégy, boldog István király, nemzeted dicső reménysége!
Üdvözlégy, hitünk doktora és apostola!

Üdvözlégy, szentség és igazságosság tükre!
Általad hittünk Krisztusnak, általad üdvözülünk Krisztusban.

Imádkozzál népedért, járj közben papjaidért,
hogy tieid közül senki ne legyen az ellenség prédája!

Salut, bienheureux roi Étienne, glorieuse espérance de ta nation ! Salut, docteur et apôtre de notre foi !

Salut, miroir de sainteté et de justice ! Par toi, nous avons cru au Christ ; par toi, nous sommes sauvés dans le Christ.

Prie pour ton peuple, intercède pour tes prêtres, afin qu’aucun des tiens ne devienne la proie de l’ennemi !

Rentrée ubukrainienne

Pour la rentrée scolaire, la « commissaire à la protection de la langue d’État », Olena Ivanovska, a publié une note rappelant que la langue ukrainienne est obligatoire à l’école, tant en salle de classe que pendant les récréations et les autres activités, ainsi que dans les contacts entre parents et professeurs ou personnel administratif. Et que la langue russe (la langue maternelle de la majorité des enfants) est strictement interdite.

La note rappelle que la première amende pour non-respect de la loi est entre 3.400 et 5.100 hryvnias (66 à 99€). En cas de récidive elle s’élève entre 8.500 et 11.900 hryvnias (165 à 231€).

La « commissaire à la protection de la langue d’État » avait émis le souhait que le montant de ces amendes soit multiplié par dix pour être vraiment dissuasives, mais elle n’a pas encore obtenu gain de cause.

Rappelons que le salaire moyen en Ukraine est de 418€.

Les Bretons se souviennent qu’il fut un temps où les élèves qui parlaient breton en classe ou dans la cour de l’école de la République étaient punis et humiliés. Mais on ne faisait pas payer aux parents une amende équivalant au quart ou à la moitié de leur salaire. Cela était réservé à l’Ukraine du XXIe siècle qui reçoit toutes les attentions et des centaines de milliards de l’Europe occidentale si pointilleuse sur ses « valeurs ».

Le Grand Orient : euthanasier l’école catholique

Aussitôt (ré)élu Grand Maître du Grand Orient de France, Guillaume Trichard annonce la publication d’un livre blanc sur « l’école de la République ». Et il dit : « J’estime que les écoles privées hors contrat n’ont pas leur place dans la République. »

« Face à la montée des populismes, notre obédience à un rôle à jouer. Début 2027, le Grand Orient de France publiera ses espoirs pour la France, l’Europe et le monde. J’espère que les candidats sauront s’inspirer de ces propositions à venir dans leurs programmes et dans leurs arguments. Comme cela a pu être le cas pour la loi sur l’aide active à mourir. »

La franc-maçonnerie a obtenu le laïcisme, le divorce, la contraception, l’avortement, le « mariage pour tous », l’euthanasie… La prochaine cible c’est donc l’école catholique.

Supprimer ce qui reste de souveraineté

Nouvel assaut, mené par l’Allemagne, soutenu par la France et neuf autres pays de l’UE, pour trouver le moyen de supprimer le droit de veto dans le domaine de la politique étrangère alors que les traités le prévoient explicitement et que d’autres pays n’ont pas du tout l’intention d’abandonner ce qui est le dernier rempart de leur souveraineté.

Onze pays de l’UE envoient donc une lettre à Kaja Kallas pour demander que soit mis fin aux vétos « d’obstruction » qui paralysent l’action internationale de l’UE.

Pour cela ils listent cinq « principes » :

  • Respecter les principes de coopération sincère et de solidarité mutuelle.
  • Recourir davantage aux abstentions constructives pour remplacer les droits de veto.
  • S’abstenir de lier les décisions de politique étrangère à des questions « sans rapport substantiel ».
  • Explorer les possibilités offertes par les traités de l’UE pour passer de l’unanimité à la majorité qualifiée.
  • Fournir des « raisons vitales et fondées » pour bloquer une telle évolution.

C’est ce qui s’appelle parler pour ne rien dire. Tant que le texte du traité n’est pas modifié, le droit de veto demeure, et tout pays (notamment les pays non signataires de la lettre…) peut l’utiliser. Et les pays qui tiennent au droit de veto (à leur dernier outil de souveraineté) empêcheront que le texte du traité soit modifié…

Ursule et Kaja peuvent parader en permanence en faisant croire que ce sont elles qui décident de la politique étrangère de l’UE, il demeure qu’elles n’ont aucune légitimité pour cela et ne le font que tant qu’on (au premier chef l’Allemagne et la France) les laisse faire.