Les 500 sacs mortuaires bordeaux ont été transportés par convoi militaire depuis les bords de la mer Baltique, chacun lesté de poids et dégageant une odeur de cadavre. Organisé début mai à Väddö, au nord de Stockholm, dans le cadre de l’entraînement national « Aurora 26 », qui a mobilisé 18 000 militaires de 13 nations, l’exercice se devait d’être aussi réaliste que possible. A la tête d’une centaine d’employés de l’Eglise luthérienne évangélique, réquisitionnés pour l’occasion, le prêtre Lars Viper assure : « C’était digne et très émouvant. »
Gilles, Athénien, était de famille noble, et avait étudié, dès l’enfance, les lettres sacrées. Un jour, comme il se rendait à l’église, un malade, couché sur une place, lui demanda l’aumône. Gilles lui donna sa tunique ; et dès que le malade la revêtit, il guérit. À la mort de ses parents, Gilles abandonna au Christ tout son patrimoine. Il guérit un jour, par sa prière, un homme qui venait d’être mordu par un serpent. Il guérit aussi un possédé qui, se tenant dans l’église, troublait de ses cris les autres chrétiens. Mais bientôt, craignant les dangers de la faveur humaine, Gilles s’enfuit secrètement au bord de la mer. Il aperçut là des matelots qui allaient périr dans une tempête : il pria et aussitôt la tempête s’apaisa. En reconnaissance de quoi les matelots, apprenant qu’il voulait aller à Rome, s’offrirent à l’y emmener gratuitement avec eux.
Mais en arrivant à Arles, Gilles s’y arrêta, et demeura deux ans avec saint Césaire, évêque de cette ville, où il guérit une femme atteinte de fièvre depuis trois ans. Puis, ayant soif du désert, il s’éloigna secrètement d’Arles, et vécut longtemps en compagnie de l’ermite Veredôme, dans un endroit où, en sa faveur, Dieu voulut bien faire cesser la stérilité du sol. Mais, comme le bruit de ses miracles se répandait partout, Gilles, craignant de nouveau les dangers de la louange humaine, quitta son compagnon et s’enfonça encore dans le désert, où il eut le bonheur de trouver une grotte auprès d’une source. Il y eut pour nourricière une biche qui, à de certaines heures, venait lui donner son lait.
Le blason de Saint-Gilles-du-Gard avant les pitoyables « logos ».
Or, un jour, les fils du roi, qui chassaient par là, virent cette biche et la poursuivirent avec leurs chiens. Effrayée, elle se réfugia aux pieds de saint Gilles. Et celui-ci, étonné de ses cris, sortit de sa cellule et entendit les chasseurs. Il demanda alors à Dieu que fût sauvée la bête qu’il lui avait donnée pour nourricière. Et en effet aucun des chiens n’osait s’approcher de la biche. La nuit étant proche, les chasseurs s’en revinrent chez eux. Et le lendemain, de nouveau, ils durent rentrer chez eux sans avoir pris la biche. Ce qu’apprenant, le roi se rendit sur les lieux avec l’évêque et une foule de chasseurs. Et comme, de nouveau, les chiens refusaient d’approcher, un des chasseurs, par accident, blessa d’une flèche le saint, qui demandait grâce pour la biche. Après quoi les chasseurs se frayèrent un chemin jusqu’à la grotte, aperçurent un vieillard en habit monacal avec une biche étendue à ses pieds. Le roi et l’évêque s’avancèrent alors vers lui, lui demandèrent qui il était, d’où il était venu, comment il avait pu arriver à un endroit aussi sauvage, et enfin par qui il avait été blessé. Puis, lui ayant demandé pardon de cette blessure dont ils étaient cause, ils lui donnèrent des remèdes pour la guérir, en même temps que de nombreux présents. Mais le saint ne voulut même pas jeter les yeux sur les présents ni sur les remèdes. Bien plus, sachant que la vertu devenait plus parfaite dans la maladie, il pria Dieu de ne plus recouvrer la santé aussi longtemps qu’il vivrait.
Le roi, cependant, lui fit de fréquentes visites, pour recevoir de lui l’aliment spirituel. Et toujours il lui offrait des trésors, et toujours le saint refusait de les accepter. Il conseilla enfin au roi d’employer plutôt ces trésors à construire un monastère, où serait pratiquée dans toute sa rigueur la discipline monastique. Et le roi suivit son conseil ; mais, quand le monastère fut construit, il insista par ses prières et ses larmes pour forcer saint Gilles à en devenir l’abbé.
La renommée du saint parvint jusqu’au roi Charles, qui le manda près de lui et le reçut avec déférence. Il lui demanda, entre autres choses, de vouloir bien prier pour que lui fût remis un très grand péché qu’il avait commis jadis, et qu’il n’osait avouer à personne, pas même au saint. Et le dimanche suivant, pendant que Gilles, célébrant sa messe, priait pour le roi, un ange lui apparut qui déposa sur l’autel une feuille où était écrit que, grâce à ses prières, le péché du roi se trouvait pardonné. Et l’on dit aussi que, sur cette feuille, une main céleste avait ajouté que quiconque invoquerait saint Gilles pour la rémission d’un péché, obtiendrait cette rémission, pourvu seulement qu’il ne commît plus le même péché. Gilles porta la feuille au roi, qui se repentit humblement. Puis le saint reprit le chemin de son monastère. Et à Nîmes, en passant, il ressuscita le fils d’un des chefs de la ville, qui venait de mourir.
Peu de temps après, prévoyant que son monastère allait être saccagé par les ennemis, il se rendit à Rome, et obtint du pape, pour son église, un privilège, ainsi que deux portes en bois de cyprès où se trouvaient sculptées les images des apôtres. Après quoi, ayant confié ces portes au Tibre, et les ayant recommandées à la conduite divine, il retourna vers son monastère ; et, sur le chemin, à Tiberon, il guérit un paralytique. Et quand il revint à son monastère, il trouva les portes qui l’attendaient dans le port. Après avoir rendu grâces à Dieu, il les dressa au seuil de son église, tant pour l’ornement de celle-ci que pour qu’elles fussent le témoignage du pacte accordé au monastère par la curie romaine.
Enfin, comprenant par révélation que le jour de sa mort approchait, il en informa ses frères et leur demanda de prier pour lui. Et quand il se fut endormi dans le Seigneur, bien des personnes affirmèrent avoir entendu des chœurs d’anges transportant son âme au ciel. Cette mort eut lieu en l’an du Seigneur 700.
La Légende dorée
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Comme dit L’Année liturgique :
Nous ne devons pas omettre de mentionner brièvement que le présent jour marque pour les Grecs le point de départ du Calendrier, et qu’ils le célèbrent à cause de cela par une fête spéciale, dite de l’Indiction ou du nouvel an.
Voici l’apolytikion de ce jour, en grec par Nicodème Kabarnos, et en slavon par le chœur du monastère Andronikov de Moscou, selon une mélodie du vieux chant znameny qui se trouve dans ce monastère et dont le texte est un peu différent de celui du tropaire actuel. (Le monastère, qui fut celui d’Andrei Roublev, est aujourd’hui le « musée Andrei Roublev de la culture et de l’art russe anciens ».)
Auteur de l’entière création, qui tiens en ton pouvoir les moments et les temps, bénis la couronne de l’année que ta bonté nous donne de commencer ; garde en paix les rois et ta ville, par les prières de la Mère de Dieu, et sauve-nous.
Всея твари Содетелю,/ Иже времена и лета Своею областию положивыи,/ благослови венец лету благости Твоея, Господи,/ сохраняя в мире царя и град и люди Твоя/ молитвами Богородицы по велицей Твоей милости.
Auteur de l’entière création, qui tiens en ton pouvoir les moments et les temps, bénis la couronne de l’année de ta bonté, Seigneur, garde en paix le roi et ta ville et ton peuple, par les prières de la Mère de Dieu, à cause de ta grande miséricorde.
Avertissement aux lecteurs : Le présent ouvrage est la reproduction fidèle de l’œuvre au moment de sa publication, sans aucune modification, ni ajout. Le lecteur doit être informé que cet ouvrage constitue le reflet d’une époque et d’un certain courant de pensée, de sorte que de nombreux propos revêtent un caractère violent, raciste, antisémite et qui serait susceptible d’être condamné au regard des lois actuelles. En mettant ce livre à la disposition du public qui en fait la demande, la BnF souhaite uniquement permettre l’accès à une œuvre présentant un intérêt historique pour les chercheurs et penseurs d’aujourd’hui.
Vous avez peut-être déjà vu cet avertissement sur le site de la Bibliothèque nationale de France. Il est détestable en soi, prenant le lecteur pour un crétin, ou plutôt montrant le degré de la dictature de la police de la pensée.
Mais ce que vous ne savez sans doute pas, c’est quelle est l’étendue de cette dictature de la pensée. Car on trouve cet avertissement, par exemple, en tête de la Vie de saint Thomas d’Aquin par Mme Desmousseaux de Givré, publié en 1888.
Comme on le voit par les titres des autres ouvrages de cet auteur, Mme Desmouseaux était manifestement connue pour ses « propos revêtant un caractère violent, raciste, antisémite »…
Et si vous voulez acheter le livre dans une librairie en ligne vous aurez un avertissement analogue :
Léon XIV a modifié le code de droit canonique des Eglises orientales catholiques. Désormais, le synode de ces Eglises peut décider de démettre le patriarche.
Mais la décision finale reste au pape.
Autrement dit, c’est le pape seul qui décide. Il peut rejeter la décision d’éjecter le patriarche, comme il peut fomenter un vote de destitution dès qu’un patriarche est plus ou moins contesté.
Pie IX aurait apprécié. Encore que lui ne s’encombrait pas de quelconques formes canoniques quand il s’agissait des « rites orientaux ».