Jésuitisme pontifical

Le pape jésuite est mort, mais le nouveau est plus jésuitique que son prédécesseur, si l’on en croit l’Eglise copte. On lit en effet dans le compte-rendu de la réunion du Saint-Synode, daté du 22 mai :

Cinquièmement :
Les membres du Saint-Synode ont décidé de reprendre le dialogue théologique avec l’Église catholique, à la suite des assurances concernant la non-bénédiction des couples de même sexe, exprimées lors de l’entretien téléphonique entre Sa Sainteté le Pape Tawadros II et Sa Sainteté le Pape Leo XIV le vendredi 15 mai de cette année.

En 2024, l’Eglise copte avait suspendu ses contacts avec Rome suite à la déclaration Fiducia Supplicans qui permettait la bénédiction de « couples irréguliers », dont ceux « de même sexe ».

Le 23 avril dernier, dans l’avion qui le ramenait d’Afrique, Léon XIV avait réaffirmé la permission de bénir les couples de même sexe, conformément à Fiducia Supplicans.

Le pape a donc réussi à convaincre le patriarche copte que ces bénédictions n’en sont pas, alors qu’il s’agit explicitement de « bénédictions ». Mais elles n’en seraient pas vraiment parce qu’elles ne se font pas dans une église et ne ressemblent pas à un mariage. Sauf que tous les « couples » qui la reçoivent (c’est particulièrement manifeste chez les femmes, en robes de mariées), singent un mariage.

Lundi de Pentecôte

Voici le sermon 267 de saint Augustin, pour le jour de la Pentecôte, dont le début fait l’objet des leçons du deuxième nocturne des matines dans le bréviaire monastique.

La solennité de ce jour nous rappelle la grandeur du Seigneur notre Dieu et la grandeur de la grâce qu’il a répandue sur nous ; car si on célèbre une solennité, c’est pour empêcher l’oubli d’un événement accompli. Aussi le mot solennité, solemnitas, vient-il de solet in anno, et signifie par conséquent ce qui se répète chaque année. Quand le lit d’un fleuve ne se dessèche point en été et que ce fleuve coule toute l’année, per annum, on dit que son cours est ininterrompu, en latin perenne; ainsi appelle-t-on solennel, solemne, ce qui se célèbre chaque année, quod solet in celebrari.

Aujourd’hui donc nous célébrons l’avènement du Saint-Esprit : car après avoir promis, sur la terre, le Saint-Esprit, le Seigneur l’a envoyé du haut du ciel. En promettant de l’envoyer du haut du ciel il avait dit : « Si je ne m’en vais, il ne peut venir ; mais je vous l’enverrai quand je serai parti. » Voilà pourquoi il souffrit, mourut, ressuscita et monta au ciel, où il devait accomplir sa promesse. Accomplissement, attendu des disciples, c’est-à-dire, comme il est écrit, de cent vingt âmes, ou du nombre décuplé des Apôtres, car ils avaient été choisis au nombre de douze, et l’Esprit-Saint descendit sur cent vingt. Donc en l’attendant ils étaient réunis dans une même demeure et ils y priaient ; car c’était la foi qui dès lors inspirait leur désir, leur prière était animée d’une ferveur toute spirituelle ; c’étaient des outres neuves qui attendaient du ciel un vin nouveau et ce vin y descendit, car le raisin mystérieux avait été foulé et la gloire en rayonnait. Aussi bien lisons-nous dans l’Evangile : « L’Esprit n’avait pas été donné encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. »

A leurs supplications, que fut-il répondu ? Vous venez de l’entendre ; quel prodige ! Tous ceux qui étaient là ne savaient qu’une langue ; et le Saint-Esprit étant descendu en eux, les ayant remplis, ils parlèrent plusieurs langues, les langues de tous les peuples, sans les avoir sues auparavant, sans les avoir apprises ; c’est qu’ils avaient pour Maître celui qu’ils venaient de recevoir ; en entrant en eux il les remplit et ils débordèrent ; et le signe qu’on avait reçu le Saint-Esprit, c’est qu’aussitôt qu’on en était rempli on parlait toutes les langues. Ce phénomène ne se réalisa pas seulement dans les cent vingt disciples. Le même livre sacré nous apprend qu’une fois devenus croyants, les hommes ensuite recevaient le baptême, puis l’Esprit-Saint, et qu’alors ils parlaient les langues de tous les peuples.

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Le mégalynaire de la Pentecôte

Hymne à la Mère de Dieu après la consécration, hirmos de la 9e ode du canon des matines de la Pentecôte, de saint Côme le mélode, moine à Saint-Sabbas en même temps que saint Jean Damascène, auteur de l’autre canon de la Pentecôte. Par Charilaos Taliadoros (1926-2021), protopsalte pendant près de 60 ans de l’ancienne cathédrale Sainte-Sophie de Thessalonique, honoré du titre d’« archonte protopsalte du saint archevêché de Constantinople ».

L’Irlande refuge des criminels de l’avortement ?

Il y a seulement quelques années, l’information aurait paru surréaliste, et tout simplement absurde : une Américaine poursuivie pour avortements illicites aux Etats-Unis trouve refuge en Irlande

Aujourd’hui c’est une réalité. L’avorteuse Margaret Carpenter, de New York, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt en Louisiane, s’est tranquillement installée dans le sud de Dublin.

Margaret Carpenter a été inculpée par la justice de Baton Rouge pour avortement criminel au moyen de substances abortives : elle avait acheté des pilules abortives par courrier pour une femme qui avait obligé sa fille à avorter alors que celle-ci préparait la « fête de révélation du sexe » de son bébé, à la mode américaine.

Margaret Carpenter a continué à envoyer des pilules abortives en Louisiane après son inculpation, et une femme enceinte de 20 semaines « a accouché après avoir consommé les médicaments abortifs qui auraient été fournis par Carpenter, avant de finalement se débarrasser de son bébé ».

Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a également poursuivi Margaret Carpenter pour avoir envoyé des pilules abortives à une jeune femme au Texas.

Voilà une recrue de choix pour le génocide irlandais.