Toujours plus loin dans l’ignominie

L’Opéra national de Nancy-Lorraine programme du 27 mai au 2 juin un Requiem de Verdi devenu musique d’un spectacle déconseillé aux moins de 16 ans en raison des « scènes de nudité à caractère sexuel » et de « sang ».

« Dès 16 ans », dit le programme, mais un atelier pour enfants de 4 à 10 ans est organisé autour de cette mise en scène…

Certains de mes lecteurs vont me reprocher de passer le clip promotionnel, mais il faut voir les choses en face, voir jusqu’où ils vont dans l’ignoble, le sordide, le dégueulasse, et le blasphème (car il s’agit des textes liturgiques de la messe des morts), avec votre argent. Car s’ils n’avaient pas votre argent ils ne pourraient rien faire. (L’Opéra de Nancy reçoit 13,1 millions d’euros de subventions. Ses ressources propres sont de 1,8 million.)

De la férie

La liturgie continue de faire écho à l’Ascension.

Au Benedictus :

Ascéndo ad Patrem meum, et Patrem vestrum: Deum meum, et Deum vestrum, allelúia.

Je monte vers Mon Père  et votre Père, Mon Dieu et votre Dieu, alléluia.

Au Magnificat :

O Rex glóriæ, Dómine virtútum, qui triumphátor hódie super omnes cælos ascendísti, ne derelínquas nos órphanos; sed mitte promíssum Patris in nos, Spíritum veritátis, allelúia.

Ô Roi de gloire, Seigneur des armées, qui êtes monté aujourd’hui en triomphateur au-dessus de tous les cieux, ne nous laissez pas orphelins mais envoyez sur nous le promis du Père, l’Esprit de vérité, alléluia.

*

Le martyrologe évoque d’abord les martyrs romains Faustin, Timothée et Vénuste. Puis des martyrs d’Afrique dont parle saint Cyprien : Caste et Emile. Puis le martyr saint Basilisque de Comane dans le Pont. Puis sainte Julie, martyre corse. Puis

En Espagne, sainte Quiterie, vierge et martyre.

En réalité, la première version du martyre de sainte Quiterie situe celui-ci à Aire-sur-l’Adour, où il y a une église qui porte son nom, près de laquelle se trouve la fontaine qui jaillit lorsqu’elle fut décapitée et que sa tête toucha le sol. C’est pourquoi il y a des Quiterie (ou Quitterie) en Gascogne. Le martyre de sainte Quitèira (en gascon) fut ensuite transporté et transposé en Espagne, au XIe siècle, par l’évêque Bernard de Sédirac, moine clunisien, abbé de Sahagun dans le royaume de Léon, premier archevêque de Tolède lors de la Reconquista, « primat de toutes les Espagnes ».

L’église Sainte-Quitterie d’Aire-sur-l’Adour.

Et la Saxe tout court…

Hier j’évoquais le Land de Saxe-Anhalt (Magdebourg), où l’AfD est tellement en tête (41% selon le dernier sondage, toujours en hausse) qu’elle pourrait gouverner seule après les élections de l’automne prochain.

Et voici le dernier sondage, publié aujourd’hui, concernant le Land voisin de Saxe (Dresde) : AfD 42% (7 points de plus qu’il y a un an), CDU 21%, Gauche 9%, Alliance Sarah Wagenknecht (nationaliste de gauche) 7%, SPD et Verts 6% chacun.

Le contrôle numérique annoncé

« L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) vient de publier son projet stratégique pour la période 2026-2028. Trente-trois pages signées par son président Martin Ajdari, qui dessinent sans complexe l’architecture d’un contrôle administratif systématique de l’espace numérique français, à l’approche d’échéances électorales que le régulateur lui-même érige en priorité absolue. Vérification généralisée de l’identité des internautes, supervision algorithmique des grandes plateformes, blocages automatisés sans juge, mise sous surveillance des « créateurs de contenus », coopération renforcée avec les services de renseignement, élargissement permanent du périmètre de la « désinformation » et de la « haine » par voie administrative : derrière l’habillage protecteur — les mineurs, la santé publique, la démocratie —, c’est bien d’un projet de mise en tutelle numérique des Français qu’il s’agit. Décryptage d’un document qui en dit long sur la trajectoire prise par la régulation administrative depuis la fusion CSA-Hadopi de 2022. »

C’est à lire sur Breizh Info.