Vigile de l’Ascension

Les chants psalmodiques et les oraisons de cette messe sont ceux de dimanche dernier (l’office de la vigile n’a été établie qu’entre le VIIème et le IXème siècle). Seules, les lectures sont nouvelles. Elles ont été très heureusement choisies et nous offrent deux belles images de l’Ascension.

La première image est une entrée triomphale au ciel ; le divin vainqueur de la mort et de l’enfer s’avance vers le ciel, chargé d’un riche butin, et là il partage son butin ; ce sont les dons spirituels qu’il communique à son Église. Ces dons sont les charismes, les grâces d’état pour la construction du corps mystique du Christ, c’est-à-dire l’Église (Ep.).

La seconde image est, si possible, plus belle encore : le Fils rentre dans la maison paternelle ; maintenant, il frappe à la porte et demande l’entrée (le rétablissement dans sa gloire) pour lui et pour l’humanité rachetée. C’est une pensée délicate de la liturgie de mettre dans la bouche du Sauveur, à la porte du ciel, la prière sacerdotale (Ev.).

Dom Pius Parsch

« L’office de la vigile n’a été établi qu’entre le VIIème et le IXème siècle », dit dom Parsch. Je le répète à l’attention de ceux qui continuent de parler de « liturgie tridentine ». C’est un office tardif qui date de plusieurs siècles avant le concile de Trente. « L’origine post-grégorienne de cette messe se trahit par l’absence de chants et de prières propres », dit le cardinal Schuster. La liturgie traditionnelle n’est pas « tridentine », elle est essentiellement grégorienne, parce qu’elle a été ordonnée et enrichie par saint Grégoire le Grand. C’est la liturgie de saint Grégoire le Grand, comme la messe byzantine est la divine liturgie de saint Jean Chrysostome, même si divers éléments existaient avant lui et si divers autres ont été ajoutés au cours de siècles suivants.

La persécution ukrainienne

Voici des images de la police ukrainienne prêtant main forte aux voleurs d’une église.

C’était le 21 mai, à Poutila, en Bucovine, rapporte l’association des journalistes orthodoxes ukrainiens. A l’aube, des membres du clergé de l’Église du pouvoir ont détruit les caméras de surveillance à coups de bâtons, ont forcé les portes de l’église à l’aide de tronçonneuses et se sont barricadés à l’intérieur. Les assaillants étaient protégés par la police qui encerclait l’église, empêchant les fidèles d’entrer dans leur lieu de culte. Sur les images, on peut voir un policier pousser un sacristain âgé du haut du perron de l’église, puis saisir brutalement un deuxième paroissien. Remarquant qu’une paroissienne le filme, il lui arrache son téléphone des mains. Sur une autre vidéo, plusieurs policiers traînent l’un des fidèles hors de l’église. Mais dans la nuit du 22 mai, lorsque la police a quitté les lieux, les paroissiens ont chassé les voleurs et ont célébré la Divine Liturgie. À l’intérieur, ils ont trouvé un « kit de prière » de l’Église du pouvoir : une meuleuse, une perceuse, un coupe-boulons, un coupe-fil, des pinces coupantes et d’autres outils du même genre. Les prêtres de Doumenko ont également laissé des bouteilles de vin et d’autres liquides non identifiés. Selon les paroissiens, les intrus avaient déclaré avoir forcé les portes de l’église et pénétré à l’intérieur « pour prier ».

Continuité vaticane

Léon XIV a nommé président de l’Académie pontificale pour la Vie Mgr Renzo Pegoraro. Il remplace Mgr Vincenzo Paglia, qui a eu 80 ans le mois dernier.

Mgr Pegoraro était le chancelier de cette institution depuis 2011 et il est dans la ligne de l’immonde Paglia. Ou plutôt il est pire que Paglia. Car celui-ci (en dehors de son militantisme LGBT) noyait le poisson dans les questions de défense de la vie. Pegoraro quant à lui a justifié ouvertement le « suicide assisté » comme « moindre mal » et donc sa légalisation sous certaines conditions. Ce qui est littéralement contraire à l’encyclique Evangelium Vitae qui est en quelque sorte la charte de l’Académie pontificale pour la Vie. Sa nomination le jour où notre Assemblée nationale vote la légalisation de « l’aide à mourir », c’est comme un clin d’œil, qui n’est pas de la Providence…

Pendant que Mgr Pegoraro était chancelier, l’Académie pontificale pour la Vie a demandé de se faire piquer contre le covid pour le « salut commun », a invité des conférenciers favorables à l’avortement, retwitté des articles demandant à repenser la doctrine de l’Eglise sur la contraception, publié Theological Ethics of Life, rassemblant les contributions à un « séminaire d’étude pluridisciplinaire », dont certaines demandent une « flexibilité pastorale » sur la contraception et sur la PMA.

Les mots employés ne sont plus ceux de la théologie catholique, mais ceux de la psychologie profane maquillés en « pastorale » : accompagnement, compassion, complexité…

Comme Mgr Paglia, Mgr Pegoraro évoque très rarement l’avortement, alors qu’il est intarissable sur les migrants, le changement climatique et la justice sociale.

Les nazis ukrainiens l’ont tué

En août dernier la propagande ukrainienne montrait des soldats ukrainiens dans la région de Koursk insultant ignoblement un Russe âgé, perdu et paniqué. Ces soldats portaient des casques de SS et affectaient de parler allemand (« Du bist ein russisches Schwein, ja ! »). Ils refaisaient la bataille de Koursk, et celle-ci s’est terminée comme l’autre par la défaite des nazis. Mais parmi les horribles et nombreux crimes de guerre qu’ils ont perpétré dans ce territoire russe (notamment dès le début, quand ils ont massacré des familles entières, et lors de leur retraite, par vengeance), il y a le meurtre de cet homme, dont on a retrouvé le cadavre à un arrêt de bus, avec d’autres victimes de la barbarie ukrainienne. Il s’appelait Alexandre Goussarov, il avait 74 ans.

Addendum. L’incursion ukrainienne en Russie a fait 313 morts et 794 blessés parmi la population civile, vient de déclarer le procureur de Koursk.