En Ukraine un médecin peut (ou doit) ne pas soigner un russophone

En Ukraine, les russophones malades peuvent crever : les médecins ne sont pas tenus de les soigner. C’est dans la logique de ce que proclamait Porochenko en 2014 à l’égard des habitants du Donbass*, mais étendu à l’extrême. Le propos est d’Olena Ivanovska, commissaire à la protection de la langue d’État, à la radio d’Etat :

« Beaucoup de gens me contactent, par exemple des professionnels de santé, pour me dire qu’ils ne se sentent pas prêts à fournir des services à un patient russophone. Bien, je dis, c’est une question de morale. Mais je souhaite vraiment rappeler ceci, la troisième partie de l’article 30 de la loi : un prestataire de services est tenu de fournir ses services dans la langue d’État. Il ne peut passer à une autre langue que s’il souhaite le faire, étant donné que les citoyens ne sont pas tenus de connaître une autre langue que la langue d’Etat. »

C’est une question de morale : si le médecin a une conscience morale, celle du vrai nationalisme ukrainien, il laissera mourir les russophones (alors qu’il l’est lui-même).

*« Nous aurons du travail et eux non ! Nous aurons les retraites et eux non ! Nous aurons les avantages pour les retraités et les enfants, eux non ! Nos enfants iront à l’école et à la garderie, leurs enfants resteront dans les caves !« 


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Une réflexion sur “En Ukraine un médecin peut (ou doit) ne pas soigner un russophone”

  1. Inversion morale ! Serment d’Hypocrate…connais pas On avait déjà un peu vécu cela en de nombreuses régions du monde lors de la plandémie Srars-Cov 2, n’est-il pas ?

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