Vendredi de la troisième semaine de carême

Désormais, à l’Évangile, nous n’entendrons plus que la voix de saint Jean. Mieux que les autres évangélistes, il nous fait pénétrer dans l’âme souffrante de Jésus. Le thème de la Passion ira chaque jour en s’accentuant. La messe d’aujourd’hui est encore consacrée aux catéchumènes. Deux images leur révèlent l’importance du baptême. Moïse conduit à travers le désert le peuple altéré ; Dieu lui apparaît dans sa gloire et lui ordonne de frapper le rocher, pour en faire jaillir de l’eau et apaiser abondamment la soif du peuple (Leçon). Le Christ est le nouveau Moïse qui, du bâton de sa Croix, frappe le rocher ; bien plus, il est, selon Saint Paul, le rocher qui accompagne les Juifs, qui donne aux catéchumènes l’eau vive du Baptême et, avec cette eau, la vie éternelle. C’est de cette eau vive que le Christ parle à la Samaritaine (Évangile) ; cette eau qui devient une source de vie éternelle est, pour les catéchumènes, le Baptême ; les fidèles possèdent déjà cette eau ; elle jaillit tous les jours pour eux dans l’Eucharistie.

A l’Introït, les catéchumènes demandent un « signe de ta bonté » (signum). Ce signe est la Croix dont ils sont marqués, c’est le signe indélébile du baptême et, devant ce signe, s’enfuient les ennemis du salut. Le psaume 85, qu’on récite maintenant, est une prière fervente et confiante qui convient très bien dans la bouche des catéchumènes, des pénitents et des fidèles. L’oraison est une des prières typiques de Carême, elle nous montre l’esprit et le sens du jeûne. « Que nous nous abstenions des péchés, comme nous nous privons des aliments corporels. » Sous l’influence des lectures, les catéchumènes et les pénitents sentent leur « chair fleurir » par le rafraîchissement de la boisson salutaire. L’Offertoire se rattache aux dernières paroles de l’Évangile. Les Samaritains reconnurent le Seigneur comme « Sauveur du monde » et nous, à l’Offrande, nous nous approchons du Christ et nous lui disons : « mon Seigneur et mon Dieu ». Nous trouvons réellement dans l’Eucharistie cette eau promise, c’est ce que chante et dit l’antienne de Communion : « Cette eau deviendra une source vive qui jaillira dans la vie éternelle. »

Dom Pius Parsch

Poutine sur l’Arctique

Extrait du discours de Vladimir Poutine, lors d’une réunion qui vient de se dérouler à Mourmansk « sur le développement de la zone arctique et le corridor de transport arctique ».

Il est évident que le rôle et l’importance de l’Arctique pour la Russie et pour le monde entier ne cessent de croître. Mais malheureusement, la concurrence géopolitique, la lutte pour les positions dans cette région, s’intensifient également.

Il suffit de rappeler que tout le monde est au courant du projet d’annexion du Groenland par les États-Unis. Mais vous savez, c’est seulement à première vue que cela peut surprendre certaines personnes, et il est profondément erroné de croire qu’il s’agit d’un discours extravagant de la part de la nouvelle administration américaine. Il n’en est rien.

En fait, les États-Unis d’Amérique avaient déjà de tels projets dans les années 1860. À l’époque déjà, l’administration américaine avait envisagé la possibilité d’annexer le Groenland et l’Islande, mais cette idée n’avait pas été soutenue par le Congrès à l’époque.

D’ailleurs, permettez-moi de vous rappeler qu’en 1868, les journaux américains avaient ridiculisé l’achat de l’Alaska : cela fut qualifié de « folie », de « boîte à glaçons » et de « jardin des ours polaires d’Andrew Johnson », le président des États-Unis de l’époque. La proposition concernant le Groenland tomba donc à l’eau. Mais aujourd’hui, cette acquisition, je veux dire l’acquisition de l’Alaska, est probablement évaluée très différemment aux États-Unis même – ainsi que les activités du président Andrew Johnson.

Il n’y a donc rien de surprenant à ce qui se passe aujourd’hui. D’autant plus que cette histoire ne faisait que commencer, et qu’elle n’a cessé de se poursuivre. En 1910, par exemple, un accord tripartite d’échange de terres fut préparé entre les États-Unis, l’Allemagne et le Danemark. En conséquence, le Groenland aurait dû revenir aux États-Unis, mais l’accord est tombé à l’eau.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont installé des bases militaires au Groenland pour le protéger de la mainmise des nazis et, après la fin de la guerre, ils ont proposé de racheter l’île au Danemark, ce qui est très récent au regard de l’histoire mondiale.

En bref, il s’agit de projets sérieux de la part des États-Unis concernant le Groenland. Ces projets ont de longues racines historiques, comme je viens de le montrer, et il est clair que les États-Unis continueront à promouvoir systématiquement leurs intérêts géostratégiques, militaro-politiques et économiques dans l’Arctique.

Quant au Groenland, il s’agit d’une question qui concerne deux États spécifiques et qui n’a rien à voir avec nous. Mais en même temps, bien sûr, nous sommes préoccupés que par le fait que les pays de l’OTAN en général considèrent de plus en plus le Grand Nord comme un tremplin pour d’éventuels conflits et utilisent des troupes dans ces circonstances, y compris par leurs « nouvelles recrues » – la Finlande et la Suède – avec lesquelles, soit dit en passant, nous n’avions aucun problème jusqu’à il y a peu de temps. Ces problèmes sont créés de toute pièce. Pourquoi ? C’est absolument incompréhensible. Quoi qu’il en soit, nous partons de ce que nous avons et nous réagirons à tout cela.

J’insiste sur le fait que la Russie n’a jamais menacé qui que ce soit dans l’Arctique. Mais nous suivons de près l’évolution de la situation et mettons en place une ligne de réponse adéquate, en augmentant les capacités de combat des forces armées et en modernisant l’infrastructure militaire.

Nous n’accepterons pas qu’on empiète sur la souveraineté de notre pays et nous protégerons nos intérêts nationaux de manière efficace. En maintenant la paix et la stabilité dans le cercle arctique, nous assurerons le développement socio-économique à long terme de la région, améliorerons la qualité de vie des populations et préserverons l’environnement naturel unique.

Et plus nos positions seront fortes, plus les résultats obtenus seront significatifs, plus nous aurons d’opportunités de lancer des projets internationaux globaux dans l’Arctique avec la participation de pays amis, d’États amis, et peut-être même de pays occidentaux, s’ils manifestent bien sûr un intérêt pour un travail commun. Je suis sûr que le temps de ces projets viendra.

Trump

S’adressant à un journaliste :

« Je n’ai pas vu de masque depuis si longtemps… Vous portez un masque ! Je n’ai vu personne porter de masque depuis longtemps… Vous vous sentez plus à l’aise, n’est-ce pas ? Bien, c’est bien… »

Encore une perle d’AsiaNews

L’organe des Œuvres pontificales missionnaires a encore frappé fort avec ce titre :

Maria Zaitseva, martyre de la liberté en Biélorussie.

Que s’est-il passé ? La Biélorusse Maria Zaitseva, engagée dans l’armée ukrainienne, a été tuée au front.

En quoi cette jeune femme de 24 ans, qui a trahi son pays, est-elle une « martyre de la liberté en Biélorussie » ?

Parce qu’elle fut blessée sur les barricades à Minsk en août 2020, lors des émeutes suivant la réélection de Loukanchenko.

C’était la tentative de Maïdan biélorusse, qui a échoué. De l’émeute à la trahison, Maria Zaitseva est une héroïne pour les Œuvres pontificales missionnaires…

N.B. Le seul rapport entre cette information et le champ d’action d’AsiaNews (Nouvelles d’Asie) est la russophobie.

Zelensky en progrès

Zelensky, président éternel de l’Ukraine, déclare :

« Poutine va mourir bientôt, c’est un fait… et cela viendra bientôt, et cela pourrait arriver même très bientôt… Je suis plus jeune que Poutine, pariez sur moi, mes perspectives d’avenir sont meilleures. »

C’est un gros progrès. Car Zelensky affirmait dur comme fer, il y a deux ans, et de façon répétitive, que Poutine était mort et que ce que l’on voyait c’était des sosies. Ce fut même un temps le principal argument du refus de négocier.