Baptêmes sur le front de guerre

Plus de 42.000 soldats russes ont été baptisés depuis trois ans sur le front, a déclaré le métropolite Cyrille de Stavropol, président du département synodal pour la coopération avec les forces armées et les forces de l’ordre du patriarcat de Moscou.

« Plus de 42.000 personnes ont été baptisées, uniquement selon les données officielles. Et aujourd’hui, vous pouvez aller dans chaque abri et voir des icônes, voir la bannière avec l’image du Sauveur non faite de main d’homme, ces reliques sacrées qui sont vraiment très importantes aujourd’hui pour les militaires. C’est aussi le travail de nos prêtres et de notre Église. »

Le métropolite a précisé qu’au total, plus de 2.000 prêtres se sont rendus sur la ligne de front et ont effectué plus de 4.500 missions. « Et ces voyages de mission ne sont pas des voyages d’un jour avec de l’aide humanitaire, mais des voyages de mission de 10 jours, d’un mois, de deux, de trois. Certains prêtres sont là depuis un an et demi ou deux ans. Aujourd’hui, malheureusement, nous avons des pertes, six prêtres sont morts dans la zone de l’opération militaire spéciale au cours de la première année. »

Le métropolite a ajouté : « La motivation de la défense du monde russe est de défendre la souveraineté du pays, les valeurs sacrées du pays, en voyant comment non seulement les nazis, mais aussi les satanistes détruisent l’Église orthodoxe ukrainienne. Et l’ensemble du monde occidental, le monde déjà post-chrétien dans sa majorité, est malheureusement silencieux à ce sujet. »

A la tronçonneuse

En deux temps, le cadeau de Javier Milei à Elon Musk lors de la Conservative Political Action Conference (« le plus grand rassemblement conservateur du monde ») : une tronçonneuse.

En coulisse :

Sur scène :

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Il ne s’agit pas seulement de « couper la bureaucratie » et les dépenses inutiles ou mauvaises, mais aussi de trancher dans le vif des idéologies. Conformément aux décrets de Donald Trump, le ministère de la Santé, que dirige Robert Kennedy, a publié un mémo qui détruit l’idéologie du genre et rétablit la vérité.

Le SEXE est la caractérisation biologique immuable d’une personne en tant qu’homme ou femme.

La FEMME est une personne du sexe caractérisé par un système reproducteur ayant pour fonction biologique de produire des ovules.

L’HOMME est une personne du sexe caractérisé par un système reproducteur ayant pour fonction biologique de produire du sperme.

Précisions :

Il n’y a que deux sexes, féminin et masculin, car il n’y a que deux types de gamètes. Un individu humain est soit de sexe féminin, soit de sexe masculin, selon qu’il est du sexe caractérisé par un système reproducteur ayant pour fonction biologique de produire des ovules (ovules) ou du sperme.

Le sexe d’un être humain, féminin ou masculin, est déterminé génétiquement à la conception (fécondation) et est observable avant la naissance. Avoir la fonction biologique de produire des ovules ou des spermatozoïdes ne signifie pas que des ovules ou des spermatozoïdes seront nécessairement produits. Certaines femmes ou certains hommes peuvent ne pas produire ou ne plus produire d’ovules ou de spermatozoïdes en raison de facteurs tels que l’âge, des troubles congénitaux ou d’autres troubles du développement, des blessures ou des problèmes médicaux qui entraînent l’infertilité.

Le sexe d’une personne est immuable et déterminé par la biologie objective. L’utilisation d’hormones ou les interventions chirurgicales ne modifient pas le sexe d’une personne, car ces actions ne changent pas le type de gamète que le système reproducteur de la personne a pour fonction biologique de produire. Les troubles rares du développement sexuel ne constituent pas un troisième sexe, car ces troubles n’entraînent pas la production d’un troisième gamète. Autrement dit, le système reproducteur d’une personne atteinte d’un tel trouble ne produit pas d’autres gamètes que des ovules ou des spermatozoïdes.

Vendredi de la Septuagésime

Lamech malmené par ses femmes, dans le Speculum Humanae Salvationis de Darmstadt. Plusieurs Bibles historiées montrent curieusement la scène supposant cette réaction des femmes à l’aveu par Lamech de ses meurtres…

Le commentaire de l’épisode de Lamech, cinquième descendant de Caïn, par saint Hilaire dans son Traité des mystères :

L’histoire de Lamech n’est pas non plus étrangère au type du futur. On rapporte qu’il fut le mari de deux femmes aux noms desquelles est ajouté celui d’une troisième femme, libre pourtant envers lui du lien conjugal ; il est écrit que ce même Lamech prononça ces paroles : « Lamech dit à ses femmes Ada et Sella : Écoutez ma voix, femmes de Lamech, faites attention à mes paroles, car j’ai tué un homme pour ma blessure et un jeune homme pour ma meurtrissure, car on tirera sept fois vengeance de Caïn, mais de Lamech soixante-dix fois sept fois. » Et quel est cet homme plus juste que le juste Abel dont la mort doit être vengée par un châtiment tellement plus grand ? On ne nous dit pas le nom de celui qui fut tué, la blessure est rapportée non à celui qui fut tué mais à son assassin et nous apprenons que la meurtrissure appartient au meurtrier, non à la victime. Le meurtre du jeune homme est annoncé aux femmes ; bien que les noms de trois femmes soient indiqués, la parole n’est adressée qu’à deux. L’impie prophétise et accumule pour le meurtre qu’il a commis une vengeance qui dépasse le châtiment de Caïn.

Ces choses ne doivent pas être écoutées en passant mais il faut y chercher la figure du futur. Lamech porte le type du prince des prêtres qui, avec l’accord des Juifs et des Gentils, cloue le Seigneur à la Croix ; en effet, de la maison du prince des prêtres, le Seigneur fut conduit chez Hérode sans que la foule des croyants ait part à ce crime, et ainsi le prince des prêtres se glorifie du meurtre du jeune homme pour ainsi dire devant deux compagnes et épouses. Et parce qu’il n’y avait aucun motif de châtier ce dernier, le prince des prêtres reçut sur lui les blessures et la meurtrissure de l’injustice et du crime. Il parla même sous l’inspiration prophétique ; alors, en effet, il prophétisa sans le savoir comme il est écrit dans l’Evangile : « L’un d’entre eux, appelé Caïphe, comme il était grand prêtre de cette année-là, leur dit : vous ne savez pas et vous ne comprenez pas qu’il nous est utile qu’un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne périsse pas. Il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand prêtre de cette année-là, il prophétisa. » Il y a donc complet accord entre les personnes, les faits, le résultat, et la réalité des événements historiques renferme en elle le type du futur.

Le nombre du châtiment porté contre Caïn et Lamech n’est pas écrit non plus sans quelque sens figuré. Alors en effet que selon les prophètes une septuple peine était en vigueur contre les injustes, Pierre, sur qui le Seigneur édifiait son Église comme sur un fondement vivant, demande s’il doit selon la Loi pardonner sept fois à celui qui pèche contre lui ; le Seigneur lui répondit de pardonner soixante-dix fois sept fois, enseignant par cette figure que même la peine de sa Passion devait être remise à ceux qui croiraient, puisque dans la même mesure où le châtiment de ce crime était multiplié, dans la même mesure à son tour le pardon abonderait.

La bibliothèque neuve

La bibliothèque Chantal-Mauduit, « à la jonction des quartiers Eaux-Claires et Mistral » de Grenoble, a été incendiée à l’aide d’une voiture bélier.

Elle avait coûté plus d’un million d’euros, et avait été inaugurée le 14 décembre dernier. C’était une « inauguration festive », qui commençait ainsi à 10h : « Ouverture avec la Fanfare à la Noix. Ambiance festive sur le parvis avec une fanfare endiablée et un chocolat chaud offert à votre arrivée. » Et se terminait ainsi : « Concert Desertstreet. Ayoub Faouzi, inspiré par ses racines sahraouies, crée avec Desertstreet une fusion musicale unique mêlant traditions sahraouies, Gnawa, Chaâbi, avec des influences funk, flamenco, blues et rock. » Sic.

Une bibliothèque en écriture inclusive (du moins pour ses activités sportives…) :

Il n’en reste plus que des cendres. Elle n’a même pas eu le temps d’avoir des « usager-es régulièr-es »…

Un certain Dmitriev

Cette photo prise à l’issue de la rencontre entre la délégation américaine et la délégation russe à Ryad intrigue. Qui est donc l’homme qui fait sourire ainsi Marco Rubio et Tim Walz ?

C’est a priori un inconnu, surtout pour les Français, puisqu’il n’a même pas de fiche Wikipedia en français à son nom (alors qu’il est chevalier de la Légion d’honneur, mais il ne faut pas le dire).

Un « homme de l’ombre », comme on dit pour faire peur. Il s’appelle Kirill Dmitriev, et s’il était à Ryad c’est parce qu’il est l’homme clef (avec Lavrov évidemment, et Ouchakov) du dispositif de Poutine pour la réconciliation entre la Russie et les Etats-Unis, particulièrement dans le domaine économique (mais pas seulement, car on dit qu’il a joué un rôle crucial dans les derniers échanges de prisonniers entre Moscou et Washington) : il a vécu aux Etats-Unis pendant 13 ans, a travaillé chez Goldman Sachs et McKinsey avant de devenir le président du fonds américano-russe Delta Private Equity, puis du fonds ukrainien Icon Private Equity, et enfin du Fonds d’investissement direct russe, le fonds souverain de la Fédération de Russie, créé par Medvedev et Poutine en 2011.

Kirill Dmitriev est né à… Kiev en 1975. Il n’a que 14 ans lorsque, par le biais du premier échange d’étudiants entre l’Ukraine dans sa dernière année soviétique et les Etats-Unis, il se retrouve en Californie. Deux ans après il est à l’université Stanford où il obtient son premier diplôme économique « avec honneur et distinction », puis il poursuit à Harvard. Il est embauché comme banquier d’investissement chez Goldman Sachs et consultant chez McKinsey. Il retourne « en Russie » en 2000 et s’occupe d’y favoriser les investissements occidentaux, ce qu’il fait avec une grande efficacité.

Parmi ses nombreuses décorations, la Légion d’Honneur, qui lui a été attribuée en 2018 « pour sa grande contribution au renforcement de la coopération entre la Russie et la France ». Car le fonds souverain russe a investi également en France depuis 2016, quand il a participé au sauvetage de la verrerie d’Arques tout en finançant une usine du groupe ARC à Kaliningrad.

Il est sous le coup des sanctions américaines (et canadiennes et britanniques), ce qui ne se voit guère sur la photo, ainsi que sa femme pour la seule raison qu’elle est « la fille d’un proche de Poutine »…