Le ton monte

La déclaration de Zelensky que Trump « vit dans un espace de désinformation russe » a été très mal perçue à la Maison Blanche.

JD Vance, vice-président :

L’idée que Zelensky va faire changer d’avis au président en le dénigrant dans les médias publics, tous ceux qui connaissent le président vous diront que c’est une façon horrible de traiter avec cette administration. Lui jeter de la boue en public ne fera que se retourner contre lui. Nous aimons évidemment le peuple ukrainien. Nous admirons le courage des soldats, mais nous pensons évidemment que cette guerre doit se terminer rapidement. C’est la politique du président des États-Unis. Elle n’est pas basée sur la désinformation russe. Elle est basée sur le fait que Donald Trump connaît bien la géopolitique et a des opinions très tranchées, et ce depuis très longtemps.

Milke Walz, conseiller à la sécurité nationale :

Le président Trump n’a pas l’intention de tolérer une telle escalade de la rhétorique. Pourquoi le président Zelensky ne fait-il aucun effort pour mettre fin à cette guerre pour le bien de son pays ? Et nous devons nous demander si la position de l’Ukraine sur le champ de bataille s’améliore ou non. La réponse est claire. L’ère de la guerre sans fin et destructrice, qui apporte la mort et la destruction à toutes les parties, qui coûte des milliards et fait des centaines de milliers, voire des millions, de victimes, cette ère est révolue.

Elon Musk :

Zelensky ne peut pas prétendre représenter le peuple d’Ukraine s’il ne restaure pas la liberté de la presse et n’arrête pas d’annuler les élections !

Dans aucun des propos de responsables américains il n’est explicite que Zelensky a interdit les partis d’opposition. C’est pourtant d’une importance capitale, tant pour étayer le fait que Zelensky est un dictateur, que pour la préparation d’éventuelles élections.

Barron Trump :

L’arrestation de Zelensky se profile à l’horizon.

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En Pologne, le PiS est un parti qui suit aveuglément la politique de Washington. De ce fait, alors que sous Biden il répétait la rhétorique russophobe la plus belleciste et se répandait en éloges de Zelensky, le candidat du PiS à la présidentielle, Karol Nawrocki, déclare :

Le chaos dans lequel se trouve l’Europe aujourd’hui est causé par les décisions des élites européennes envers Poutine, qui nous ont amenés à la guerre et à l’attaque de la Russie contre l’Ukraine. (…) Nous ne pouvons pas permettre à ces mêmes élites de provoquer la désintégration de l’alliance avec les États-Unis.

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A la suite des déclarations de Donald Trump, une foule énorme d’Ukrainiens en colère s’est massée devant l’ambassade des Etats-Unis à Kiev.

Jeudi de la Septuagésime

Bible historiale, début du XVe siècle, BnF.

Aujourd’hui nous en arrivons aux offrandes de Caïn et d’Abel et du meurtre du second par le premier. Voici le commentaire de saint Hilaire dans son Traité des mystères, texte lacunaire retrouvé au XIXe siècle.

Leurs personnes préfigurent la diversité de deux peuples et par leurs noms et leurs activités mêmes ils offrent le type des mœurs et des désirs de l’un et de l’autre. Caïn, en effet, cultivait la terre et Abel paissait les brebis. Chacun fit à Dieu une offrande tirée des fruits de son labeur ; mais Dieu regarde les offrandes d’Abel sans porter ses regards sur celles de Caïn. Or, le jour et le lieu du sacrifice ne sont pas différents pour l’un et l’autre, et pour Dieu qui voit tout, comment une chose peut elle être sous son regard, une autre hors de son regard ? Mais par cette figure, il nous est enseigné que le regard de Dieu est la marque des objets qu’il a agréés et que, bien que toutes choses Lui soient soumises, son regard ne va qu’à celles qui en sont dignes. Rien n’avait été dit précédemment des mœurs de Caïn qui pût rendre son sacrifice désagréable à Dieu. Mais dans les événements qui suivirent, se découvre la prescience de Dieu qui ne reçoit pas le sacrifice de celui qui devait marcher contre son frère. En effet, c’est la science que Dieu a du futur qui confère aux faits leur crédit ; celui qui devait tuer n’est pas digne du regard de Dieu comme s’il avait déjà tué. Or, la culture de la terre porte le signe des œuvres de la chair et tout fruit de la chair consiste en vices qui, dans l’horreur qu’en a Dieu, écartent d’eux son regard. Il n’y a pas de regard pour le sacrifice qui est tiré des œuvres de la terre, et seules parmi les graisses sont agréées les prémices des brebis, entendons que le sacrifice du fruit intérieur et de notre moi lui-même est agréable, toutes choses qui, parmi les prémices des brebis, attirent sur elles par leur agrément le regard de la volonté divine. Puisque en effet « les prémices c’est le Christ », « premier-né des créatures, premier-né d’entre les morts », prince des prêtres, « afin qu’il occupe en tout la première place », brebis Lui-même et selon sa naissance corporelle une parmi les brebis, le sacrifice d’Abel est déjà agréable sous la figure de l’Église qui par la suite devait offrir, tiré des prémices des brebis, le sacrifice du saint Corps. Celui dont le sacrifice n’a pas été reçu en veut à celui dont le sacrifice a été reçu (placito displicens), et, contrairement au décret de Dieu qui l’avertissait de s’apaiser, le réprouvé tue l’approuvé (probabilis ab improbabili interficitur). Convaincu, l’interrogation divine le pousse à avouer pour se repentir ; mais, aggravant son crime, il nie ; désespérant de la résurrection, il pense qu’il sera anéanti par la mort, mais gémissant et tremblant, il est réservé au jugement d’une septuple vengeance et est maudit par toute la terre qui recueille le sang de son frère. Or, le nom de Caïn signifie « éclat de rire », celui d’Abel « larmes ».

Trump sur Zelensky

Le dernier message en date de Donald Trump, sur son réseau Truth Social, il y a un peu plus d’une heure :

« Dictateur sans élections, Zelensky ferait mieux de se dépêcher ou il n’aura plus de pays. En attendant, nous négocions avec succès la fin de la guerre avec la Russie, ce que, tout le monde l’admet, seuls TRUMP et l’administration Trump peuvent faire. »

Texte intégral:

Pensez-y, un comédien au succès modeste, Volodymyr Zelensky, a convaincu les États-Unis de dépenser 350 milliards de dollars pour entrer dans une guerre qui ne pouvait pas être gagnée, qui n’aurait jamais dû commencer, mais une guerre qu’il ne pourra jamais régler sans les États-Unis et TRUMP. Les États-Unis ont dépensé 200 milliards de dollars de plus que l’Europe, et l’argent de l’Europe est garanti, tandis que les États-Unis ne récupéreront rien. Pourquoi Joe Biden n’a-t-il pas exigé une péréquation, dans la mesure où cette guerre est bien plus importante pour l’Europe que pour nous ? Nous avons un grand et magnifique océan qui nous sépare. En plus de cela, Zelensky admet que la moitié de l’argent que nous lui avons envoyé a « DISPARU ». Il refuse d’organiser des élections, est très bas dans les sondages ukrainiens, et la seule chose pour laquelle il était doué était de jouer du Biden « comme un violon ». Dictateur sans élections, Zelensky ferait mieux de se dépêcher ou il n’aura plus de pays. En attendant, nous négocions avec succès la fin de la guerre avec la Russie, ce que, tout le monde l’admet, seuls TRUMP et l’administration Trump peuvent faire. Biden n’a jamais essayé, l’Europe n’a pas réussi à ramener la paix et Zelensky veut probablement continuer à profiter de la situation. J’aime l’Ukraine, mais Zelensky a fait un travail épouvantable, son pays est en ruine et des MILLIONS de personnes sont mortes inutilement. Et ça continue…

Politique française

Le nullissime toutou de Macron Richard Ferrand va être président du Conseil constitutionnel, emportant avec lui ses casseroles des Mutuelles de Bretagne. Parce que les commissaires aux lois des deux Chambres l’ont élu, sur demande de Macron.

39 élus ont voté pour lui. 58 ont voté contre.

Mais il fallait 59 pour arriver aux 3/5e des suffrages permettant le blocage.

Autrement dit il va devenir président du Conseil constitutionnel grâce au Rassemblement national, qui avait décidé de s’abstenir…

Parce que le RN espère un renvoi d’ascenseur de Richard Ferrand dans l’affaire des assistants des eurodéputés pour éviter l’inéligibilité de Marine Le Pen.

Richard Ferrand fut le premier parlementaire à rejoindre Macron lors de la constitution de son parti. Trois mois plus tard il accusait la Russie d’attaquer son site internet, ce qui était évidemment bidon. Il va devenir ministre, puis à la demande de Macron il démissionne et devient président du groupe LREM, mais il ne va presque jamais à l’Assemblée. C’est pourquoi, « soutenu par Stéphane Séjourné », il devient président de l’Assemblée nationale. Puis en 2021 et 2022 il perd ses mandats, et en 2023 il se déclare favorable à une modification de la Constitution permettant à Macron de briguer un troisième mandat…

Le voilà donc récompensé par le poste le président du Conseil constitutionnel, où siège Véronique Malbec, qu’il avait nommée quand il était président de l’Assemblée. Laquelle était procureur général de Rennes, supérieure du procureur de Brest qui avait classé sans suite l’affaire des Mutuelles de Bretagne…

Il y a comme ça beaucoup d’ascenseurs dans les couloirs de la République…