Le terrorisme ukrainien

Chaque jour les Ukrainiens lancent des drones sur des civils dans diverses régions du Donbass ou de Russie. Hier ils ont tué l’ingénieur en chef de la centrale nucléaire de Zaporojié, Alexandre Yakovlev, et son chauffeur, Dmitri Filippov, par un drone qui a frappé leur voiture.

Le PDG de Rosatom, Alexey Likhatchev, a commenté : « L’assassinat de ce scientifique nucléaire est un crime qui ne peut être justifié. Il s’agit d’une atteinte non seulement à la vie humaine, mais aussi au principe même de la sûreté des installations nucléaires, qui doit toujours rester en dehors de la politique et de la violence. »

Alexey Likhatchev a ajouté ensuite :

« Malheureusement, tout porte à croire que les agissements du régime terroriste de Zelensky, qui a délibérément assassiné l’ingénieur en chef de la centrale nucléaire de Zaporijia et s’efforce manifestement de plonger le monde dans une apocalypse nucléaire, seront, comme d’habitude, justifiés par l’Occident dans son ensemble, et que l’AIEA adoptera une nouvelle fois une position ambivalente et floue face à cet incident criminel. Je n’ai aucun doute sur le fait que cette attaque terroriste a été coordonnée avec les dirigeants d’un certain nombre de pays de l’OTAN, ce qui fait d’eux des complices directs de ce crime. »

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Le directeur général de l’AIEA  Rafael Grossi « condamne l’incident signalé, qu’il qualifie d’attaque inacceptable contre la centrale et sa direction, menaçant gravement la sûreté nucléaire ». Mais il se garde bien de désigner les auteurs de l’attaque…

Le 21e paquet en panne

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE n’ont pas réussi à se mettre d’accord hier sur le 21e paquet de sanctions contre la Russie. C’est de plus en plus difficile…

Selon le Financial Times, la Grèce s’est opposée à l’interdiction du transport de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, estimant que cette mesure pénaliserait ses compagnies maritimes et donc son commerce extérieur.

La Bulgarie avait déjà obtenu le 13 juillet que le patriarche Cyrille ne figure pas dans la nouvelle liste de personnes sanctionnées.

« Deux papas » hors la loi

« Mon mari est devenu papa, et moi avec lui », dit Jens Spahn, le président du groupe CDU au Bundestag. A savoir le chef du groupe parlementaire le plus important en Allemagne, qui se définit comme « chrétien ». Jens Spahn se définissant lui-même comme « catholique ».

Le « mari » de Jens Spahn est le journaliste Daniel Funke.

Jens Spahn et Daniel Funke ne sont pas devenus « papas ». Ils ont acheté un enfant à une mère porteuse aux Etats-Unis. Ce qui est interdit en Allemagne.

Le chef du plus important groupe politique se prétend papa d’un enfant qu’il a acheté illégalement, et personne ne bouge.

Dans le groupe CDU il y a également Hendrik Streeck, « marié » à Paul Zubeil, vice-directeur au ministère allemand de la Santé. Ils sont également « papas » d’un enfant acheté aux Etats-Unis.

L’idéologie LGBT est plus forte que la loi.

De la férie

Fresque de l’église Saint-Nicolas-l’Orphelin, Thessalonique, début du VIe siècle.

A Antioche, l’anniversaire de saint Eustache, évêque et confesseur, célèbre par sa science et sa sainteté. Sous l’empereur arien Constance, il fut, pour la défense de la Foi Catholique, exilé à Trajanopolis en Thrace, où il s’endormit dans le Seigneur.

C’est ce que dit le martyrologe. Sans doute pour épargner Constantin. Mais c’est bien sous Constantin qu’Eustache, qu’on appelle aujourd’hui Eustathe, fut exilé. Et forcément par Constantin en personne, puisque à ce moment-là Eustathe était évêque d’Antioche (323-331), donc l’un des principaux personnages de l’Eglise.

Saint Eustathe fut l’une des premières trompettes du combat contre l’arianisme, comme disait saint Jérôme. Les ariens le firent exiler sous de fausses accusations de sabellianisme et d’amoralité. Ce fut l’origine du schisme dit « eustathien ». Un prêtre nommé Paulin menait la fraction restée fidèle à Eustathe. En 360 fut nommé un évêque de « compromis », Mélèce, un homme irréprochable, mais élu avec des appuis ariens (qui l’exilèrent quelques mois plus tard…). Mélèce revint sous Julien l’Apostat. Le très anti-arien évêque de Cagliari saint Lucifer ordonna Paulin évêque d’Antioche. De ce jour il y eut deux évêques d’Antioche. Saint Athanase reconnut la légitimité de Paulin. Puis le pape saint Damase. Et saint Jérôme qui sera ordonné prêtre par Paulin. Mais de nombreux évêques grecs, dont saint Basile, soutenaient Mélèce, qui présida le concile de Constantinople de 381 quelques jours avant sa mort. Paulin avait désigné comme son successeur Evagre, avec l’assentiment de saint Jérôme, de l’évêque d’Alexandrie et du pape. Le schisme « eustathien » (dont Eustathe n’était en rien responsable) se termina en 414.

Saint Eustathe était manifestement un théologien important. Mais il ne reste de lui qu’un opuscule anti-origénien sur la pythonisse d’Endor, et une centaine de « fragments », c’est-à-dire de citations dont beaucoup sont sujettes à caution.