Hongrie et Géorgie

Viktor Orban : « Il est temps pour les bureaucrates de Bruxelles et le réseau de Soros d’arrêter d’attaquer le gouvernement de Géorgie. J’ai exprimé mon soutien au président du Parlement Chalva Papouachvili dans leur combat pour la souveraineté de la Géorgie. »

C’était hier, le jour où le Conseil européen a décidé de suspendre certaines parties de l’accord UE-Géorgie, ce qui obligera les diplomates et les fonctionnaires géorgiens à demander un visa lorsqu’ils se rendent dans l’UE.

Le ministre polonais de l’intérieur et de l’administration Tomasz Siemoniak, qui présidait la séance, a été très fier de piétiner les Géorgiens qui ont mal voté : « Les droits fondamentaux et les valeurs démocratiques sont des principes fondamentaux de l’intégration européenne. Les fonctionnaires représentant un pays qui foule aux pieds ces valeurs ne doivent pas bénéficier d’un accès facilité à l’UE. »

Trump et l’UE

Extraits d’un article de Politico sur l’invitation faite à Marco Rubio de participer à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui s’est tenue hier… sans lui.

La plus haute diplomate de l’UE, Kaja Kallas, n’a pas caché lundi que Bruxelles avait envoyé une invitation au secrétaire d’État américain Marco Rubio pour qu’il assiste à une réunion régulière des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne afin de faire démarrer la nouvelle relation transatlantique du bon pied. Elle a déclaré aux journalistes qu’elle lui avait demandé de venir « pour expliquer le point de vue des États-Unis ».

Interrogé sur l’invitation de Mme Kallas, un porte-parole de M. Rubio a répondu par courriel : « Nous n’avons pas de voyage à annoncer pour le moment. »

Le silence de M. Rubio suscite l’inquiétude des responsables bruxellois, qui soupçonnent l’administration du président Donald Trump d’exclure délibérément l’UE représentée par Bruxelles et les cadres diplomatiques paneuropéens au profit de personnalités nationales, dans le cadre d’une stratégie visant à diviser pour mieux régner afin d’affaiblir l’Union.

Le rejet de l’UE marquerait un tournant brutal par rapport aux relations douillettes entre Bruxelles et Washington sous Joe Biden, dont l’administration collaborait étroitement avec le bureau de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sur tous les sujets, des sanctions contre la Russie à l’achat de vaccins.

La dictature européenne

« L’Europe tient ses promesses : Les ministres des Affaires étrangères de l’UE viennent de décider de prolonger à nouveau les sanctions contre la Russie. Cela continuera à priver Moscou de revenus pour financer sa guerre. La Russie doit payer pour les dommages qu’elle cause. »

Donald Tusk ne parlait pas en l’air : l’UE a les moyens de faire taire la Hongrie. Officiellement « la Hongrie a reçu les garanties de sécurité énergétique » qu’elle demandait. A savoir la promesse que la Commission européenne va « tenir des discussions avec l’Ukraine sur l’approvisionnement en gaz de l’Europe via le réseau de gazoducs ukrainien », selon le propos de Peter Szijjarto…

Les 27, comme un seul homme, je ne veux voir qu’une tête, ont donc reconduit les 2.482 sanctions imposées à ce jour. Ce n’est toutefois qu’un dixième des sanctions internationales qui frappent la Russie.

« Cela continuera à priver Moscou de revenus pour financer sa guerre. » C’est donc que Moscou était déjà privée de revenus pour financer sa guerre. Bizarrement la guerre se poursuit. Et ce sont les pays de l’UE qui s’appauvrissent.

Et l’on prive Moscou de revenus en lui achetant encore plus de gaz que l’année dernière…

La Kallas sans filtre

Kaja Kallas, chef de la diplomatie de l’UE, découvrant et reprenant à son compte le plan de démantèlement de la Russie, et faisant comme si on y était…

La défaite de la Russie n’est pas une mauvaise chose, parce que, alors, vous savez, il peut y avoir vraiment une chance pour la société. Et, vous savez, il y a de nombreuses différentes nations, aujourd’hui, qui font aussi bien partie de Russie. Je pense que si l’on avait plus, comme, des petites nations, ce n’est pas une mauvaise chose si la grande puissance est réellement beaucoup plus petite.

Mère Ubu Commissaire

Hadja Lahbib, qui est belge bien sûr, est « commissaire européen à la Préparation et à la Gestion des crises ». A priori sa compétence, si tant est qu’elle en ait une, ne s’étend pas aux questions de désinformation. Mais il semble que tous les commissaires doivent être mobilisés contre la libre parole qui pose un problème à la dictature de Bruxelles.

Alors Hadja Lahbib s’y met, elle aussi. Et elle le fait par une interview à… Ukrinform, à savoir l’agence de désinformation du gouvernement ukrainien. La désinformation à gros bouillons, énorme, celle qui faisait croire à Ursule que la Russie était sur les genoux dès 2022, que les Russes volaient les machines à laver pour prendre les puces électroniques, etc.

Voici ce qu’a dit Hadja Lahbib à Ukrinform :

« En cas de pandémie, lorsqu’une personne non vaccinée est contaminée, elle propage le virus et touche de plus en plus de personnes. Il en va de même pour la désinformation. Les personnes qui ne sont pas prêtes à distinguer les faits de la désinformation la répandent parmi d’autres personnes, les “contaminant” également. La désinformation est donc très contagieuse, et la “pandémie” est alors très difficile à arrêter. »

Elle déclare qu’en Belgique les services de renseignement ont appris qu’il y avait eu une « infiltration » ennemie, révélant que certains législateurs « sont liés à l’extrême droite, et alors à la Russie ». « Cela signifie que ces menaces sont partout. Les menaces peuvent venir des médias qui cherchent à semer la confusion, à inciter les gens à une révolution contre le système. » Sic.

Ainsi, à Bruxelles, on s’est rendu compte qu’il fallait « adopter ce que nous appelons le bouclier de la démocratie pour protéger toutes les démocraties d’une influence malveillante ».

Elle a indiqué que l’UE devait renforcer le mécanisme de protection civile existant. A savoir la censure, qu’on ose appeler bouclier de la démocratie. Car « le paysage des menaces évolue constamment et nous devons donc nous adapter pour pouvoir répondre aux menaces hybrides. » Elle peut assurément demander aux Ukrainiens comment on censure efficacement les médias : il suffit d’interdire les médias d’opposition, au nom de la démocratie.