La persécution en Ukraine

L’an dernier, l’Eglise du pouvoir ukrainien a volé à l’Eglise orthodoxe ukrainienne sa cathédrale de Volodymyr en Volhynie. Comme l’Eglise du pouvoir a adopté le calendrier grégorien, c’était hier soir la vigile de la fête de la Transfiguration. C’est l’une des 12 grandes fêtes du calendrier byzantin, et cette vigile attire toujours beaucoup de monde. Or les photos prises hier soir montrent qu’il y a deux prêtres, un diacre, un servant, et une chorale de cinq personnes. Et strictement personne d’autre. Telle est l’Eglise orthodoxe officielle du régime ukrainien.

L’ex-Eglise latine

Le vaticaniste du quotidien Il Tempo, Francesco Capozza, connu pour son sérieux, a mené une enquête sur les cardinaux et conclut que les deux tiers d’entre eux ne connaissent pas le latin :

Mes recherches ont duré plusieurs mois ; j’ai consulté des séminaires, des universités, des congrégations, etc. Le résultat est accablant : plus de 65 % des membres actuels du Collège des cardinaux ne connaissent pas un seul mot de latin, ne l’ont jamais étudié et ne l’ont jamais compris. C’est l’héritage très grave de Bergoglio, qui a donné à l’Église des princes en pourpre ignorants, dépourvus de toute compétence, et qui ignorent que le latin est la langue officielle de l’Église. Ces hommes, pour la plupart, ne parlent même pas anglais, mais exclusivement leur langue nationale. Ignorants, sans compétences spécifiques, sans aucune base juridique, théologique ou liturgique. Telle est l’Église d’aujourd’hui et, si Léon XIV ne fait pas le ménage, nous assisterons à un drame bien pire encore que celui des douze années précédentes.

Un extrait du commentaire de David Berger :

Il ne s’agit pas ici de nostalgie pour un âge d’or supposé, ni simplement d’une préoccupation propre aux fidèles attachés à la liturgie romaine traditionnelle. La véritable question est bien plus fondamentale. L’Église peut-elle préserver son unité alors que nombre de ses plus hauts pasteurs ne comprennent plus la langue dans laquelle sa théologie, son droit canonique et son magistère ont été formulés pendant plus d’un millénaire ?

Pour l’Église catholique, le latin n’a jamais été une simple relique historique. C’est la langue officielle de l’Église elle-même. Pendant près de deux millénaires, la législation pontificale, le droit canonique et les textes faisant autorité du Magistère ont été promulgués en latin. Il existe une raison profonde à cela. Une langue qui n’évolue plus préserve la précision théologique d’une manière qu’aucune langue vernaculaire moderne ne saurait égaler. Son vocabulaire n’est pas soumis aux modes idéologiques ou aux glissements sémantiques qui remodèlent continuellement les langues vivantes. C’est précisément parce que ses significations demeurent stables que le latin possède une capacité unique à exprimer des vérités immuables avec clarté et permanence.

Mais c’est précisément pour cela qu’il ne faut plus de latin : il ne doit plus y avoir de significations stables. Tout est mouvant et évolutif, afin de pouvoir contourner la doctrine traditionnelle et répondre aux aspirations du monde moderne… Et ce n’est certainement pas Léon qui y changera quelque chose. François faisait encore traduire en latin ses encycliques. La première encyclique de Léon XIV est aussi la première encyclique (générale) de l’histoire à être publiée uniquement dans des langues vernaculaires.

L’Ukraine véritable

Comme chaque année, des milliers de fidèles ont péleriné et ont convergé vers le monastère de Potchaïev pour célébrer l’icône de la Mère de Dieu de Potchaïev. En outre cette année c’est le 350e anniversaire de la libération miraculeuse du monastère de l’invasion turque.

Ces fidèles, ces prêtres, ces évêques, sont ceux de l’Eglise orthodoxe ukrainienne persécutée. Une persécution qui frappe directement ces jours-ci le monastère de Potchaïev, sommé de prouver d’ici la fin du mois qu’il n’a aucun lien avec la Russie (ce qui est impossible puisque le pouvoir ukrainien se fonde sur des documents… russes) afin de pouvoir en chasser les moines en vertu de la loi interdisant les organisations religieuses liées au pays agresseur…

40 jours

Le 25 juin, Zelensky avait annoncé 40 jours de terreur, d’apocalypse, d’enfer pour les Russes, qui allaient contraindre Poutine à négocier la paix.

Les 40 jours sont passés. Les Ukrainiens ont démoli quelques raffineries, plusieurs dépôts de l’Amazon russe (ce qui n’a aucune conséquence sur la guerre), ont tué des enfants sur une plage, ont tué comme d’habitude des civils dans diverses régions russes, mais on n’a rien vu qui ressemble à la terreur promise. (Et pendant ce temps-là sur le front l’armée russe prenait quelques centaines de kilomètres carrés.)

Les Russes ont marqué la fin des 40 jours à leur façon, par une frappe massive de missiles sur diverses installations de Kiev, surtout liées à la fabrication de drones, et aussi des dépôts de l’équivalent ukrainien d’Amazon…

Il y a quelques mois encore, après chaque frappe, les Ukrainiens annonçaient, document fantasmé à l’appui, qu’ils avaient intercepté tous les missiles russes, ou la plupart des missiles russes. Ces derniers temps ils se faisaient discrets sur la question. Pour la première fois, aujourd’hui, ils annoncent qu’ils n’ont pu intercepter aucun missile.

Certes, c’est pour pleurer auprès des Occidentaux qu’ils leur envoient des dispositifs anti-aériens. Mais l’aveu est spectaculaire : on annonce l’enfer pour les Russes, mais c’est Kiev qui se trouve environné de flammes.