Darmanin : des mensonges en cascade

Ils sont prêts à tout pour entretenir la russophobie et développer une peur irrationnelle de la Russie. Tous les mensonges sont bons, jusqu’à l’absurde : c’est Ubu en permanence.

« Ceux qui assassinent Samuel Paty, c’est qui ? Ce sont des citoyens russes, tchétchènes », a osé affirmer Darmanin, paraît-il ministre de la Justice. Et d’ajouter qu’il en est de même de l’assassin de Dominique Bernard, un Ingouche, donc un Russe… Or ces profils, « fichés S, radicalisés, islamistes, sont des citoyens russes et la Russie refuse de les reprendre ». Sic.

Et au lieu de tenter de faire oublier cette énormité, la porte-parole du gouvernement, une certaine Sophie Primas, en a rajouté une couche. A propos des « risques posés par la Russie », elle a répété le propos d’Ubu-Darmanin : « Samuel Paty a été assassiné par un Tchétchène russe. Donc, y compris sur le terrorisme, le rôle de la Russie est engagé », et elle a insisté : « Il s’agit de faire comprendre aux Français, non pas de les effrayer, non pas de les manipuler, mais simplement de leur faire comprendre la réalité de la menace russe, qui est réelle et sérieuse. »

L’assassin de Samuel Paty avait le statut de « réfugié ». Donc il avait fui la Fédération de Russie, qui ne peut donc pas être tenue pour responsable de ses actes. Il était en France depuis 12 ans et n’avait aucun contact avec la Russie, comme l’enquête l’a formellement établi. La République française lui avait donné un titre de séjour de dix ans, sept mois avant son crime. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’avait évidemment pas demandé à la Russie « de le reprendre ».

En ce qui concerne l’assassin de Dominique Bernard, en France depuis ses 13 ans, il n’était pas expulsable selon le droit français, ainsi que Darmanin le sait très bien puisqu’il était ministre de l’Intérieur. Et même s’il l’avait été il n’aurait pas été expulsé, et pas du tout à cause du refus de la Russie : sa famille devait être expulsée en février 2014. Car la Fédération de Russie acceptait de la « reprendre », contrairement à ce que prétend Darmanin. Mais les lobbies immigrationnistes avaient fait échouer le transfert…

Lavrov et l’UE

Question d’un journaliste au détour d’un couloir :

— Apparemment, ils [l’UE] ne veulent pas la paix ? Qu’en pensez-vous ?

Réponse de Sergueï Lavrov :

— Honnêtement, je me fiche de leur position. Depuis quelque temps je ne m’y intéresse plus du tout.

Dégraissage du ministère de l’Education

Bien sûr ce n’est pas en France. C’est aux Etats-Unis. Le ministère de l’Education (qui n’est pas du tout le mammouth de chez nous) a annoncé que ses effectifs allaient diminuer presque de moitié. Il avait 4.133 fonctionnaires lorsque Donald Trump est devenu président, il va en rester 2.183. Près de 600 ont déjà bénéficié du programme de réduction des effectifs de l’Etat fédéral piloté par Elon Musk, les autres seront placés en congé administratif.

Dans un entretien à Newsmax, Linda McMahon a déclaré que cela allait permettre d’économiser 500 millions de de dollars par an. Et ce n’est pas fini : « Le président a dit très clairement qu’il pensait que le ministère de l’Education devait disparaître, et il a dit que la réussite de mon travail consisterait à me mettre moi-même au chômage. »

Ce ministère n’a été créé qu’en 1979, et Donald Trump veut rendre aux Etats la totalité de leurs compétences en la matière. Toutefois comme toujours dans ces cas-là, le ministère a fini par devenir nécessaire sur certains points, et il ne devrait pas être entièrement démantelé. D’autant que cela demanderait un vote de 60 sénateurs. Mais il sera réduit au minimum.

(En France il y a plus d’un million de fonctionnaires de l’Education.)

Mieux vaut tard que jamais

La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît que le gouvernement ukrainien a été responsable de l’incendie de la Maison des syndicats d’Odessa qui fit, le 2 mai 2014, selon les autorités, 48 morts et plus de 240 blessés. Et l’Ukraine doit verser « des sommes variables » aux victimes.

Le 2 mai 2014, à Odessa, les néo-nazis de Secteur droit (Pravy Sektor) et les soi-disant groupes d’autodéfense de Maïdan attaquent des tentes sur le champ de Kulikovo, où est organisée une collecte de signatures pour organiser un référendum sur la fédéralisation de l’Ukraine et donner à la langue russe (qui est la langue usuelle à Odessa) un statut d’État. Les partisans de la fédéralisation se réfugient dans la Maison des syndicats, mais les néo-nazis encerclent le bâtiment et y mettent le feu.

Les autorités déclarent aussitôt que ce sont les militants « anti-Maïdan » qui étaient les instigateurs des violences. Plusieurs sont arrêtés, détenus pendant des années, puis acquittés… Et aucun des responsables n’a a été inquiété, puisqu’il s’agissait de gens proches du pouvoir.

Plusieurs chefs et de nombreux militants de Pravy Sektor sont morts au front depuis le début de l’offensive russe.

Encore une immondice blasphématoire

J’apprends par Riposte catholique que l’association normande Les Amis de saint Louis proteste contre « les représentations d’un Stabat Mater christianophobe et blasphématoire aux opéras de Rouen les 20 et 21 mars prochain et de Caen le 1er avril ».

« Des éplucheurs de patates, des cardinaux à cornettes dans un décor de bâches froissées, une mère timbrée aux prises avec sa gazinière en feu…. Cette mise en scène irrévérencieuse du Stabat Mater de Scarlatti – une première – a pris résolument ses distances avec le caractère religieux de l’œuvre ».

C’est une « relecture burlesque et transgressive ».

Il est particulièrement ignoble de choisir le Stabat Mater, la déploration de la Mère de Dieu devant son Fils crucifié, pour assouvir ses fantasmes de cultureux en manque d’inspiration.

On remarque que ces gens-là ne respectent même pas l’œuvre musicale, car la musique de Scarlatti n’est qu’un prétexte. Elle est complètement défigurée (il y a une batterie, une guitare électrique, un accordéon, une scie musicale…), et le spectacle dure une heure et demie alors que l’œuvre dure une petite demi-heure.

Donc à Rouen, après l’immonde crachat sur « Dialogues des carmélites », on aura le plus immonde crachat encore sur le Stabat Mater.

Je constate que cette ignominie n’est pas une nouveauté. Mais jusqu’ici je n’avais vu aucune critique. Parce qu’on ne doit pas critiquer davantage « l’Art » que « la Science » ? Cela a commencé en octobre 2023, il y a près d’un an et demi, aux Bouffes du Nord à Paris. Et c’est une coproduction Opéra de Lille, Opéra de Reims, Le Quartz de Brest, Théâtre de Caen, Maison de la Culture d’Amiens… Ils répandent leurs excréments partout.

J’oubliais. A l’opéra de Rouen, c’est au « tarif famille »…