Suspension ?

Les agences de presse américaines affirment que Donald Trump a donné l’ordre de suspendre toutes les livraisons d’armes à l’Ukraine, et que cela est effectif depuis ce matin. En Russie, l’agence TASS le dit aussi, citant un porte-parole anonyme du Pentagone qui « confirme » l’information.

Cette suspension serait certes dans la bonne logique des événements de ces derniers jours, mais il est curieux qu’un ordre d’une telle importance ne soit pas public : pour l’heure il n’est en aucune manière officiel. On est suspendu à l’annonce de la suspension…

Peut-être faudra-t-il attendre le grand discours de Donald Trump ce soir au Congrès (à 2 heures du matin chez nous).

Il se dit aussi que l’équipe de Trump a demandé au Département d’Etat et au Trésor de dresser une liste des sanctions contre la Russie qui pourraient être levées.

Addendum

Le Premier ministre polonais Donald Tusk constate que le trafic d’armes américaines est à l’arrêt à l’aéroport de Rzeszów : « Les rapports provenant de la frontière, de la plateforme de Jasionka, confirment les déclarations de la partie américaine. » Il a ajouté que cette décision de la Maison Blanche, ainsi que les discussions sur une éventuelle levée de certaines sanctions américaines contre la Russie, sont « le plus grand défi de ces dernières décennies ».

Addendum 2

Le conseiller de Trump Jason Miller a confirmé sur CNN le gel des livraisons d’armes à l’Ukraine : « Le président Trump est la seule personne qui parle d’arrêter le massacre, et parfois les dirigeants peuvent utiliser la carotte, parfois ils peuvent utiliser le bâton. Et dans ce cas, je pense que le président Trump utilise un madrier pour faire comprendre son point de vue au président Zelensky, à savoir que le président Trump veut arrêter le massacre. Zelensky doit revenir à la table des négociations. Il doit prendre cela au sérieux. »

En bref

Donald Trump :

Nous devons moins nous inquiéter de Poutine et davantage des bandes de violeurs migrants, des barons de la drogue, des meurtriers et des personnes sorties d’institutions psychiatriques qui arrivent dans notre pays, afin de ne pas finir comme l’Europe.

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Il y a eu samedi une « grandiose » manifestation de l’opposition russe à Berlin. (Il y a 1,2 million de Russes en Allemagne, dont 400.000 arrivés ces dix dernières années.)

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Le Wall Street Journal souligne que pour la première fois ce sont les Ukrainiens qui ont dû payer le voyage et le séjour de Zelensky à Washington, alors que ces frais étaient toujours pris en charge jusqu’ici par le gouvernement américain.

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En arrivant à la Maison Blanche, Zelensky a offert à Donald Trump une ceinture (WBC, à gauche sur la photo) du champion ukrainien de boxe Oleksand Usyk, qui n’a jamais connu de défaite et est l’un des trois seuls boxeurs à détenir les quatre ceintures dans les catégories poids lourds légers et poids lourds. Mais Usyk a déclaré que toutes ses ceintures étaient toujours chez lui… Zelensky est un menteur compulsif et un escroc.

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Plusieurs responsables américains nommés par Trump ont insisté ces derniers jours, et Trump lui-même, pour qu’on découvre ce que les Ukrainiens ont fait des milliards de dollars que les Etats-Unis leur ont donné. Le directeur du FBI, Kash Patel, vient de demander au Congrès d’enquêter sur le sujet :

« La question n’est pas que les États-Unis aient envoyé un milliard de dollars, mais plutôt que le montant envoyé à un pays soit cent fois supérieur à ce milliard. Nous ne pouvons pas avoir pleinement confiance en donnant 100 milliards de dollars à un dirigeant qui nous dit ensuite : “Je ne vous dirai pas où l’argent est allé.” »

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Sans surprise, le régime moldave est menacé par la fin de l’USAID. « Nous continuerons à négocier les programmes de l’USAID avec les États-Unis pour voir s’ils peuvent être préservés. Et si ce n’est pas le cas, nous discuterons évidemment avec d’autres partenaires de la manière de les poursuivre », a dit la Sandu après un entretien avec le président du Conseil européen, Antonio Costa. Car les autres partenaires, c’est forcément l’UE. Ursule lui a promis 1,8 milliard d’euros si elle poursuivait dans le chemin de « l’intégration européenne ».

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Si les Etats-Unis quittent l’OTAN (« Je suis d’accord », a dit Elon Musk hier), il n’y a plus d’OTAN :

272 nouvelles icônes au Louvre

Lu sur le site du Louvre :

Le musée du Louvre fait l’acquisition de gré à gré, pour le département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient, de l’exceptionnelle collection d’icônes réunie au Liban par Georges Abou Adal et complétée par son fils Freddy Abou Adal.

La collection de la famille Abou Adal comporte 272 icônes crétoises, grecques, balkaniques, transylvaines, valaques, russes, levantines et melkites. Elle illustre ainsi la diversité des centres de production et les échanges culturels, depuis le XVe siècle jusqu’au début du XXe siècle. Elle se distingue aussi par l’abondance des signatures d’artistes qui y sont représentées. Enfin, elle conserve un rare ensemble d’icônes produites dans le contexte du renouveau du patriarcat grec d’Antioche au XVIIe siècle, à Alep notamment, et par les chrétiens arabophones de Syrie, du Liban et de Jérusalem.

L’acquisition de cette collection est un acte fondateur pour le département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient, qui accueillera ses premiers visiteurs en 2027. Elle complète le fonds déjà présent et enrichi par des acquisitions ponctuelles depuis 2022. Le Louvre est désormais l’une des seules collections muséales à pouvoir illustrer une telle diversité dans les régions de production de l’art de l’icône, du VIIIe siècle avec Le Christ et l’abbé Ména découvert à Baouît, en Moyenne-Égypte, jusqu’au début du XXe siècle avec le triptyque impérial représentant saint Nicolas, sainte Alexandra et saint Alexis.

Le Louvre donne des détails sur cette collection, et ajoute :

Le département des Arts de Byzance et des chrétientés en Orient organise, avec le Collège de France et l’Ecole du Louvre, un colloque international En chair et en or : regards sur l’icône, XVe-XXe siècle, les 7 et 8 avril 2025. En réunissant des universitaires et des responsables de collections d’icônes aux États-Unis, en Europe (Grèce, Angleterre, Suède, Roumanie, Albanie, Allemagne, République tchèque, France) et au Proche-Orient (Liban et Syrie), ce colloque souhaite mettre en lumière des approches renouvelées sur l’icône en s’intéressant aux questions transnationales, à l’historiographie, à l’histoire matérielle et à la réception de ces œuvres. Il explorera également la matérialité singulière de cette peinture. Ce colloque porte ainsi l’ambition d’interroger et de renouveler les perspectives de la recherche dans le domaine des icônes en s’ouvrant à de nouvelles méthodologies, histoires et géographies.

Quand le vent tourne on retourne sa veste

Avant de se rendre à la Maison blanche, Zelensky avait rencontré Lindsey Graham, le plus grand ami américain de l’Ukraine, son soutien actif depuis le coup d’Etat (américain) de 2014 (et Amy Klobuchar, sénatrice démocrate ukromaniaque, qui a publié la photo). Lindsey Graham se félicitait d’avoir été invité à la Maison Blanche pour assister à la signature de l’accord sur l’exploitation des terres rares d’Ukraine.

Après le clash avec Trump, le sénateur Graham a convoqué la presse pour dire que Zelensky devait « démissionner ou changer ». « Après ce qu’ils ont vu aujourd’hui, les Américains ne veulent pas de Zelensky comme partenaire commercial, moi y compris. La poursuite des relations entre Washington et Kiev sous Zelensky est remise en question. » « Je n’ai jamais été aussi fier de Trump. Il a montré au peuple américain et au monde entier qu’il ne fallait pas s’en prendre à lui. Et Vance a été formidable. »