Jordan Peterson a fui le Canada

Dans un podcast réalisé par sa fille, Jordan Peterson annonce, au détour de la conversation, qu’il a quitté le Canada pour s’installer en Floride (où vit déjà sa fille).

Psychologue clinicien, professeur à l’université de Toronto de 1988 à 2018, Jordan Peterson s’est fait connaître d’abord dans sa spécialité, puis du grand public canadien et américain pour ses prises de position contre le politiquement correct et les diverses idéologies à la mode. Nombre de ses conférences sont sur YouTube, et il a défrayé la chronique en participant aux deux « shows » de Tucker Carlson au Canada avant le voyage de ce dernier à Moscou. (Trudeau a alors osé affirmer que les deux hommes sont financés par les Russes…)

Jordan Peterson a déjà été victime de la dictature du politiquement correct au Canada. En 2022, l’Ordre des psychologues de l’Ontario l’a sanctionné pour des propos émis sur les réseaux sociaux au sujet de la transidentité et de l’obésité. Il a contesté la sanction, mais en août dernier la Cour suprême du Canada l’a débouté de sa dernière voie de recours : il a été condamné à « suivre un stage de bonne conduite, basé sur du mentorat pour corriger l’expression publique de ses convictions »…

Or une nouvelle loi liberticide est en préparation. Elle vise à élargir le champ des poursuites pour « propos haineux », y compris de façon rétroactive, et crée une commission de « sécurité numérique », un « médiateur de la sécurité numérique » et un « bureau de la sécurité numérique », tous chargés de contrôler le contenu d’internet.

« Avec la nouvelle législation que les libéraux tentent de faire passer par le biais du projet de loi C-63, je vivrais dans un trou d’enfer totalitaire si cette législation était adoptée, et elle pourrait bien l’être », dit-il.

Joulani dans le texte

Propos du nouvel homme fort de Syrie, Abou Mohammed al-Joulani. Il y en a qui vont regretter Assad…(Je pense d’abord à ces femmes occidentalisées de la petite bourgeoisie de Damas qui sautent de joie devant les caméras) :

Un ministère fondamental doit demander des comptes à ceux qui violent les règles morales publiques. Nous n’étions pas d’accord sur la question de savoir qui aurait l’autorité en la matière. Nous estimons qu’il est approprié que la police des mœurs fasse partie du ministère de l’Intérieur. Le ministère de l’Intérieur disposera d’une police des mœurs dirigée par des clercs et des mollahs. On dira aux gens d’obéir à la charia sans utiliser de bâtons. Si nous nous servons d’un bâton en appelant à la charia, cela montre notre incapacité à transmettre la charia aux gens. L’islam est la vraie religion. Il est fort. Quiconque s’oppose à l’islam avec une arme, l’islam aura recours aux armes. Nous répondrons par la force à ceux qui tentent de nous empêcher d’appliquer la charia. C’est pour cette raison que ce jihad est obligatoire.

Pour ce qui est des chrétiens c’est l’incertitude. L’application de la charia va de pair avec la dhimmitude. Le sort des dhimmis dépend du bon vouloir des autorités. Le mot veut dire « protégés ». Ils peuvent effectivement être des citoyens de seconde zone protégés, comme on l’a vu en plusieurs périodes de l’empire ottoman, quand les communautés chrétiennes avaient même une certaine autonomie interne sous l’autorité de leurs patriarches. Mais cela reste toujours fragile.

La Pologne LGBT en pointe

Le « Queer Muzeum » a été inauguré vendredi dernier (le jour de saint Nicolas) à Varsovie, dans l’une des plus grandes avenues de la capitale, Marszałkowska.

La collection du musée illustre l’histoire de la communauté LGBTQ+ en Pologne, du XVIe siècle à nos jours, disent les fondateurs, qui soulignent que c’est le premier musée LGBT dans les anciens pays de l’Est.

Et le cinquième dans le monde.

Le portrait de Constantin XI Palaiologos

La découverte est importante, sur le plan historique et sur le plan artistique : celle du portrait du dernier empereur de Byzance, Constantin XI Palaiologos (janvier 1449-mai 1453).

L’archéologue Anastasia Koumousi, en restaurant les fresques de l’ancien monastère des Taxiarques d’Egialée (nord du Péloponnèse), a découvert sous une fresque une autre fresque, du milieu du XVe siècle, qui représente l’empereur.

L’identification ne fait aucun doute, en raison du vêtement impérial orné des aigles de sa famille, de la couronne et du sceptre. Et ce monastère avait bénéficié des largesses des deux frères de Constantin pour sa rénovation.

Il s’agit du seul portrait connu de lui peint de son vivant, souligne le ministre grec de la Culture.

La solution de Mark Rutte

L’heure est grave, dit Mark Rutte, le pitoyable secrétaire général de l’OTAN. Les Russes menacent. Il faut énormément augmenter les dépenses d’armement. Comment ? En puisant dans l’argent alloué aux retraites, à la santé, à la sécurité sociale. Ce n’est pas une blague :

Il y a dix ans, les Alliés ont décidé qu’il était temps d’investir à nouveau dans la défense. Le niveau a été fixé à 2%.  En 2023, les Alliés de l’OTAN ont décidé d’investir « au moins » 2%. Au moins…

Je peux vous dire que nous aurons besoin de bien plus que 2%.

Je sais que dépenser plus pour la défense signifie dépenser moins pour d’autres priorités. Mais ce n’est qu’un peu moins.

En moyenne, les pays européens dépensent facilement jusqu’à un quart de leur revenu national pour les retraites, la santé et les systèmes de sécurité sociale.

Nous avons besoin d’une petite fraction de cet argent pour renforcer nos défenses et préserver notre mode de vie.

Maria Zakharova :

Il est temps que l’OTAN montre l’exemple et retire un quart des retraites des anciens secrétaires généraux Jens Stoltenberg et Javier Solana, de l’ancien ambassadeur en Russie et ancien secrétaire général adjoint de l’OTAN Alexander Vershbow et d’autres « retraités ».