8e dimanche après la Pentecôte

L’alléluia par les moniales de l’abbaye d’Ozon en 1960.

Allelúia, allelúia. Magnus Dóminus, et laudábilis valde, in civitáte Dei, in monte sancto ejus. Allelúia.

Alléluia, alléluia. Le Seigneur est grand, et digne de toute louange, dans la cité de Dieu, sur sa sainte montagne. Alléluia.

Ces mêmes mots ont été entendus dans le verset du psaume de l’Introït. Ici, cependant, « nimis » est remplacé par « valde », et le mot « nostri » est omis. Plusieurs traductions des Écritures antérieures à saint Jérôme mentionnent ce « valde ». Dans l’introït, la contemplation de l’essence de Dieu élevait le chanteur vers des sommets resplendissants (secundum nomen tuum). De la même manière, la mélodie semble ici tenter de s’envoler vers les régions où Dieu réside (magnus Dominus). Il est rare que le septième mode s’aventure dans de tels envols. On s’attendrait à une conclusion sur la tonique avec « valde ». Au lieu de cela, cependant, le motif qui a ouvert le verset, et que l’on a déjà entendu sur l’Alléluia, est répété. Dans la deuxième phrase du verset, on retrouve une répétition du jubilus de l’Alléluia. Comme aucune conclusion ne suit pour l’instant, « Dei » présente une mélodie assez simple. Le chant syllabique sur « in monte sancto ejus » est lui aussi d’une frappante simplicité.

Dom Dominic Johner

A la Trinité-Saint-Serge

Aujourd’hui c’est la fête de saint Serge de Radonège, et donc une divine liturgie solennelle, avec le patriarche Cyrille, au monastère de Serguiev-Possad. Autre impressionnante démonstration de la sainte Russie. Et qui permet de vérifier que les chœurs de ce monastère sont toujours au sommet.

(On estime qu’hier à Iekaterinbourg il y avait 44.000 fidèles. Il me semble que c’est le double de l’an dernier.)

Grain de sable polonais

Le président polonais Karol Nawrocki oppose son veto aux deux lois instituant un « statut de la personne la plus proche », visant évidemment comme notre pacs à légaliser les unions entre personnes de même sexe avant d’en arriver inévitablement (comme il l’a bien compris) au « mariage » :

« Je vais maintenant aborder les lois qui n’ont pas reçu mon approbation et pour lesquelles je dois exercer mon droit de veto présidentiel. Il y en a deux : la loi sur le statut de la personne la plus proche au sein d’une union et le contrat de cohabitation, ainsi que la loi contenant les dispositions préliminaires. Ces projets de loi créent une nouvelle institution formalisée dans le droit de la famille, dotée d’un large éventail de droits similaires à ceux des conjoints. Ils ouvrent une voie légale vers le mariage sous une autre appellation et sans l’ensemble des obligations que le mariage implique. En tant que garant de la Constitution, je ne peux approuver des décisions qui conduiraient à la perte du statut particulier du mariage, tel que décrit à l’article 18 de la Constitution comme l’union d’un homme et d’une femme, placée sous la protection et la garde de la République de Pologne. »

Naftogaz Premier ministre

Bien qu’il ne soit plus président depuis plus de deux ans (mais tout le monde fait semblant de ne pas le savoir), Zelensky remanie son gouvernement. Son nouveau Premier ministre est Serhii Koretsky.

Serhii Koretsky fut d’abord PDG du groupe pétrolier Continuum de Loutsk, sa ville natale. Puis PDG de Western Oil Group. Puis directeur de l’entreprise d’extraction de pétrole Ukrnafta et de la raffinerie Uktatnafta. Depuis mai 2025 il était président du conseil d’administration et directeur du groupe Naftogaz.

Koretsky est lié à la fois à Zelensky et à Timour Minditch, l’oligarque qui a lancé Zelensky.