La dictature européenne s’applique aussi aux commissaires

Thierry Breton, qui était le censeur en chef de la Commission européenne, révèle tranquillement, aujourd’hui qu’il n’est plus aux manettes, qu’il n’y a aucune liberté de parole à l’intérieur même de la Commission : les commissaires entre eux n’avaient « absolument aucun droit de parole » sur l’arrêt de la guerre en Ukraine :

« C’est quand même incroyable. Les élections ont eu lieu hier, et aujourd’hui on est en train de parler de quelque chose qu’on ne voulait voir, qu’on ne pouvait concevoir : les conditions de l’arrêt de la guerre en Ukraine. C’était quelque chose dont on ne s’autorisait même pas à évoquer dans les institutions européennes… quelque chose sur laquelle on n’avait absolument aucun droit de parole. »

Tout est pourri

L’association Dastum a accompli depuis 1972 un admirable travail de collecte et d’édition de chants et diverses autres traditions bretonnes en allant inlassablement dans la campagne enregistrer des paysans et des paysanes souvent derniers témoins d’un patrimoine qui allait disparaître.

Mais même une association comme Dastum est gagnée par le wokisme. Elle organise les 20 et 21 novembre à Rennes avec la FAMDT (Fédération des Acteurs des Musiques et Danses Traditionnelles) une rencontre intitulée :

« No.s Archive.s No.s Futur.e.s »

On doit comprendre sans doute que cette pseudo écriture soi-disant inclusive est à la fois en anglais (mais pourquoi en anglais ?) et en français : « no archive, no future » (pas d’archives, pas d’avenir) et « nos archives nos futurs » – mais en bon français on dit « notre avenir »…

On aurait pu penser que l’exercice se serait étendu au breton, mais non. Pas une once de breton dans cet intitulé qui se réfère à la culture bretonne…

« Cinq axes de réflexion ont ainsi été retenus pour cette première édition : la place des femmes et la question du genre ; la prise en considération des musiques de l’exil, des cultures urbaines et de la diversité ; les enjeux éthiques autour du partage et de la protection des témoignages recueillis ; la transition écologique, ou encore la manière de raconter les habitants et les territoires. »

Le genre, la diversité, les migrants, la transition écologique : ils cochent toutes les cases. On se demande s’il restera un peu de place pour la musique bretonne.

L’OTAN et l’UE à Tbilissi

Chay Bowes a fait une découverte assez stupéfiante. En plein centre de Tbilissi, capitale de la Géorgie, tout près de la place de la Liberté, un grand bâtiment historique abrite le « Centre d’information sur l’OTAN et l’UE ». Un centre de lobbying mettant tout en œuvre pour que les Géorgiens appuient l’adhésion de leur pays à ces deux institutions. Curieusement unies dans un même endroit et un même logo.

A vrai dire l’endroit est désert, et ne paraît pas avoir une grande activité. Mais il a un beau site internet, où l’on découvre que le Centre, qui appartient au gouvernement géorgien (ministère des Affaires étrangères) est dirigé par une équipe de huit personnes : huit femmes, comme ça on est sûr de respecter la parité.

On y apprend qu’il a été créé en 2005, lorsque Mikheil Saakachvili a demandé l’adhésion de son pays à l’OTAN. L’UE n’y est arrivée qu’en 2013 avec le… Rêve géorgien.

Le Centre dit organiser 800 événements par an… Mais sur les photos on voit une assistance très clairsemée, de jeunes, sans doute des étudiants qui n’ont pas le choix…