Novodievitchi

Le patriarche Cyrille a célébré ce matin la divine liturgie dans la cathédrale du monastère de Novodievitchi, ou de la Mère de Dieu de Smolensk, à Moscou. C’est comme un autre kremlin de Moscou, avec six églises et un palais. Les remparts ont été édifiés par Boris Godounov qui a été couronné dans la cathédrale. Laquelle est couverte de fresques des années 1526-1530. La vidéo permet d’en avoir de nombreux aperçus. Aujourd’hui c’est la fête de l’icône de la mère de Dieu d’Iveron, on la voit notamment à 1h56’36.

Le bébé avec ses parents…

Chasse à l’homme monstrueusement médiatisée pour retrouver un bébé disparu… avec ses parents…

Miracle : on a retrouvé le bébé… avec ses parents.

Lesquels vont aller en prison pour avoir été retrouvés avec leur enfant.

Et le bébé va être envoyé là où il ne connaîtra personne et sera élevé sans ses parents.

Parce que la mère avait le droit constitutionnel de tuer son enfant avant la naissance. Mais elle n’a pas le droit de s’en occuper après la naissance sous prétexte qu’il est né prématuré. Et on accusait à gros bouillons les parents de tuer leur enfant qui avait impérativement besoin de soins intensifs, et on l’a retrouvé en bonne santé quatre jours plus tard…

Telle est la barbarie moderne.

Ubukraine

Dans une interview à l’agence de presse RBK-Ukraine, lundi dernier, le maire de Lvov, Andreï Sadovy, a été interrogé sur le « forum » qui s’était tenu en mai dernier dans la ville, réunissant des « bons Russes » qui soutenaient l’Ukraine, dont l’ancien député russe Ilya Ponomariov, qui organise des milices russes combattant avec l’armée ukrainienne. Andreï Sadovy a déclaré que ce forum avait été « une honte et une provocation ». Parce que « les moskals sont des moskals », et qu’il n’y a de « bons Russes qu’au cimetière ». Il a ajouté que la Russie « restera toujours un ennemi » et que la guerre « ne s’arrêtera jamais »…

Il a dit aussi que Lvov (qui était polonaise jusqu’en 1939) est « la plus grande ville ukrainienne du monde ». Ce qui n’est pas sympa pour Kiev, mais il voulait dire la plus grande ville ukrainophone, puisqu’il a précisé que selon lui les russophones qui s’y installent abandonnent spontanément le russe…

Mais s’il en est ainsi, comme il y a globalement 700.000 habitants à Lvov et 3 millions à Kiev, cela fait plus de 2,3 millions d’habitants de Kiev, plus des trois quarts, qui seraient russophones… Le maire de Kiev ne va pas être content. Et c’est un champion de boxe…

(On remarquera au passage que le R de l’agence RBK veut dire… russe : RBK est une agence russe qui a créé une branche ukrainienne en 2006…)

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Les inspections linguistiques annoncées à Ivano-Frankivsk commenceront le 28 octobre. Dans un premier temps, des brochures d’information seront distribuées, puis des patrouilles d’inspecteurs « contrôleront le respect de la législation linguistique » dans les rues et les commerces de la ville et appelleront la police à la rescousse si nécessaire. Bien qu’il n’y ait pas de loi qui interdise de parler russe dans la rue…

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Le « commissaire à la protection de la langue d’Etat », Taras Kremine, annonce que l’Ukraine a décidé de passer d’une ukrainisation « douce » à une approche plus « offensive » :

« Auparavant, nous ne pouvions pas influencer certains médias en raison de l’application incomplète de l’article imposant l’ukrainien dans les sphères culturelles ; nous ne pouvions pas non plus faire pression sur le secteur des services – une communauté de millions d’utilisateurs et de fournisseurs. Aujourd’hui, cette limitation n’existe plus. »

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Et puis il y a ceux qui se prennent pour des Ukrainiens. Le ministre de l’Intérieur d’Estonie propose à son Parlement des amendements législatifs à la loi sur les Eglises, visant à interdire l’Eglise orthodoxe russe.

 « Avec ce changement législatif, l’Estonie déclare sans équivoque que la liberté religieuse va de pair avec l’ordre constitutionnel »…

Comme personne dans l’Union européenne ne lève les sourcils, c’est donc que cette dictature antireligieuse est conforme aux « valeurs européennes ».

Le métropolite de l’Eglise russe a déjà été expulsé d’Estonie, en février dernier, alors qu’il avait signé un texte interreligieux condamnant la guerre en Ukraine…

Les BRICS c’est la paix

Les Occidentaux accusent le coup façon KO. Après avoir dû reconnaître que les 20.000 sanctions économiques qui allaient détruire la Russie ont complètement échoué, ils doivent aujourd’hui reconnaître que le sommet des BRICS organisé à Kazan est une grande réussite diplomatique de Poutine et que la politique d’isolement de la Russie a elle aussi complètement échoué.

Il leur faudra aussi reconnaître que les BRICS, qui tournent le dos aux idéologies et à l’arrogance occidentale – chacun vient comme il est et est respecté sans condition – sont une entreprise de paix.

Ainsi on a vu à Kazan les présidents arménien et azerbaïdjanais s’entretenir à plusieurs reprises, seuls, ou avec leurs ministres des Affaires étrangères, et avancer ouvertement vers un traité de paix.

On a vu Modi et Xi s’entretenir longuement, alors que l’Inde et la Chine sont techniquement en guerre au Cachemire.

On a vu l’Arabie saoudite et l’Iran, à savoir les ennemis jurés de l’islam, le pays sacré des sunnites et le pays sacré des chiites, devenus partenaires au point de mener des exercices militaires communs…

Ainsi, aujourd’hui, l’OTAN « défensive » c’est la guerre, et les BRICS de Poutine « l’agresseur » c’est la paix…

En Autriche

Le Parlement autrichien a élu président une « figure d’extrême droite », Walter Rosenkranz. C’est logique, puisque, le parti de la liberté a remporté les élections du 29 septembre. Toutefois, il n’a que 57 députés, or Rosenkranz a été élu avec 100 voix sur 162 exprimées, ce qui est une large majorité.

Mais la composition du nouveau gouvernement est en panne. Le président de la République est censé demander à une personnalité de constituer un gouvernement, mais il reste muet… Il ne veut pas demander au chef du parti qui a gagné les élections, parce qu’il est « d’extrême droite », et les autres partis jurent qu’ils ne s’allieront jamais avec « l’extrême droite ». Pourtant il y a 43 députés qui ont voté aujourd’hui pour « l’extrême droite »… Sans doute attend-il le résultat des élections régionales en Styrie. Mais le parti de la liberté (qui est arrivé deuxième au Vorarlberg, en forte progression, le 13 octobre) pourrait bien les remporter.