Valeurs traditionnelles

Vladimir Poutine a signé un décret facilitant la venue en Russie des Occidentaux qui veulent fuir la dictature woke et trouver un pays où sont respectées les valeurs traditionnelles.

La Fondation Opinion publique, qui est l’une des principales organisations russes d’analyse de la société (créée comme un département de VTsIOM en 1991 puis devenue indépendante l’année suivante), a demandé aux Russes s’ils s’identifiaient à ces « valeurs traditionnelles » : le mariage et la famille, le respect et l’amour de son pays, le fait d’honorer ses parents et les aînés et de préserver la mémoire des ancêtres, la foi en Dieu, les principes moraux, le respect dans la société, l’intérêt pour l’histoire.

85% des personnes interrogées ont répondu oui, 9% non, 7% n’ont pas répondu.

“Les époux Arnolfini”

Le site Culture Critic a publié sur X mardi dernier une remarquable analyse du fameux tableau de Jan van Eyck “Les époux Arnolfini”.

En voici une traduction.

Cette peinture vieille de 600 ans est l’une des plus mystérieuses de l’histoire. Le miroir à l’arrière ne mesure que 5 cm, mais il reflète toute la pièce avec force détails. En y regardant de plus près, vous vous rendrez compte que rien n’est ce qu’il semble être.

À première vue, on pourrait croire que le chef-d’œuvre de Jan van Eyck est un portrait ordinaire : le marchand italien Giovanni Arnolfini et sa femme, Costanza. On pourrait croire qu’il s’agit d’une cérémonie de mariage, mais il se passe bien plus que cela…

Tout d’abord, il est étonnamment riche en détails et en symboles. Pour vous donner une idée, les grains de prière du fond (un cadeau à la mariée symbolisant la pureté) projettent chacun une ombre minuscule sur le mur et reflètent la lumière de la pièce.

Prenons aussi cette orange, elle-même symbole de richesse puisqu’elle a été importée à grand frais à Bruges (où elle a été peinte). Son ombre est magistralement rendue, mais elle a même un léger reflet dans le rebord de la fenêtre.

Ou encore ce chien, symbole de loyauté et de fidélité, dont chacun des poils a été peint avec un seul poil du pinceau de van Eyck…

Mais si l’on creuse davantage les symboles, on comprend pourquoi il s’agit de l’une des peintures les plus analysées de l’histoire. Tout d’abord, certains pensent qu’il s’agit d’un véritable contrat de mariage, ce qui explique la présence de la signature de l’artiste comme témoin [Johannes de Eyck était ici, 1434].

Sur le cadre du lit se trouve une sculpture de sainte Marguerite, la patronne des accouchements. Il s’agit donc d’un portrait d’un mariage heureux et fructueux à venir, n’est-ce pas ?

C’est faux. Regardez maintenant le miroir. Faire tenir tous ces détails dans un si petit espace est déjà impressionnant, mais notez qu’il s’agit d’un verre convexe. La distorsion est représentée avec une précision stupéfiante.

Si vous zoomez davantage, vous verrez à nouveau l’orange sur le rebord de la fenêtre. Mais le plus intéressant, ce sont les deux personnages à l’arrière : un homme en rouge que l’on identifie généralement comme le peintre lui-même, et un autre – est-ce nous, le spectateur ?

La véritable nature de ce tableau est en fait révélée autour du miroir, en 10 images minuscules. Chacune d’entre elles est plus petite qu’un demi-ongle et représente des scènes de la Passion du Christ, de l’agonie dans le jardin à la résurrection.

Vous remarquerez peut-être que les scènes du côté de Giovanni se déroulent pendant la vie du Christ et que celles du côté de Costanza se déroulent après la mort du Christ. Cette peinture a été achevée en 1434. Costanza est morte en 1433…

Maintenant, beaucoup d’autres choses commencent à faire sens : le cerisier en fleurs (symbole de la fugacité de la vie), les vêtements sombres de Giovanni (comme s’il assistait à un enterrement). Aucun détail n’est accidentel.

Le lustre n’a qu’une seule bougie allumée : celle qui se trouve au-dessus de la tête de Giovanni. La bougie au-dessus de Costanza s’est éteinte – il ne reste que quelques gouttes de cire. Ce tableau est un hommage posthume à Costanza.

Il est difficile de ne pas remarquer la façon dont elle se tient et la position de ses mains. Il s’agit d’une femme sur le point d’accoucher, à une époque où la mort en couches était fréquente. Son sacrifice s’accompagne du sacrifice ultime : la crucifixion du Christ.

Un dernier détail : regardez les chaussures de Giovanni qu’il a enlevées. Il l’a fait par respect : un mariage a lieu ici, la pièce est donc transformée en lieu saint…

Et malgré ce qui s’est passé, il n’a pas l’intention de renoncer à ses vœux – ou à sa foi. Toute cette scène est un hommage à la disparition d’une épouse bien-aimée, avec des détails que seul un véritable génie pouvait réaliser…

Une fake news de l’AFP

Comme les gazettes d’aujourd’hui se contentent de reproduire les dépêches de l’AFP, elles ont toutes en chœur titré sur Poutine qui soutient Kamala Harris. Avec les citations qui le prouvent, issues de la conférence de presse de Poutine à Vladivostok. (Voir quelques titres sur Fdesouche).

Pourtant il suffit de lire le propos de Poutine pour comprendre que c’est une blague : « S’il faut que nous choisissions un candidat, c’était Joe Biden, mais comme il ne participe plus à l’élection et qu’il recommande à tous ses alliés de soutenir Mme Harris, eh bien c’est ce que nous allons faire…. Le rire permanent et contagieux de Kamala Harris signifie que tout va bien, et si tout va bien, cela signifie que les sanctions contre la Russie seront levées par Mme Harris, puisque tout va bien… »

Au cas où on aurait un doute, ce qui est absurde puisque Poutine n’a cessé de répéter qu’il ne prenait pas parti dans l’élection américaine, il suffit de voir ses expressions, l’hilarité de la personne qui le questionne, et le rire de Maria Zakharova dans l’assistance…

En outre il prend soin d’ajouter : « Bon, sérieusement, le résultat sera décidé par le peuple américain et nous le respecterons. »

Fake news

Malheureusement pour le « président ukrainien », qui ne l’est plus depuis le 20 mai, les images montrent que c’était un centre militaire. Le site de propagande ukrainienne Unian est absolument furieux que ces images aient immédiatement démenti le « président » (sauf pour les gogos occidentaux, si ça peut les rassurer) :

Les pourritures russistes n’ont pas mis longtemps à disperser sur leurs réseaux des photos et des vidéos des conséquences de l’attaque de Poltava. Ces documents circulent sur leurs chaînes depuis une heure à cause des badauds stupides qui aiment tout filmer.

Cela a été d’autre part confirmé par une Suédoise, Britta Ellwanger, qui apporte son aide à l’armée de Kiev, et qui était l’amie d’un officier suédois mort à Poltava. Tout à son chagrin, elle n’a semble-t-il pas pris conscience qu’en parlant de son ami elle confirmait que si l’attaque était contre un « établissement d’enseignement » il s’agissait d’enseignement militaire.

Il y avait là manifestement plusieurs Suédois, enseignant à des Ukrainiens le maniement des AWACS que la Suède doit fournir.

En bref l’adresse de l’établissement permet de préciser qu’il s’agissait tout simplement du 79e centre d’entraînement du corps des transmissions.

Addendum

Le député ukrainien Artem Dmitruk écrit sur sa page Telegram :

Les autorités manipulent en disant que la frappe a touché « un établissement d’enseignement et un hôpital ». Elles mentent sur le nombre de morts, elles mentent sur tout, parce qu’elles ont peur. Elles ont peur d’être tenues pour responsables.

Dmitruk ajoute que le commandement des forces armées ukrainiennes n’avait pas ordonné aux militaires de descendre dans les sous-sols lors d’une alerte au raid aérien, ce qui a entraîné la mort de la plupart d’entre eux. Il y a peut-être en fait plusieurs centaines de victimes.