L’Université du site du Baptême

Le roi Abdallah II de Jordanie et le patriarche orthodoxe de Jérusalem Théophile III ont inauguré hier l’« Université orthodoxe internationale du site du Baptême », sur le site du baptême du Christ sur la rive orientale du Jourdain.

L’université a été inaugurée « en présence de membres de la famille royale, de l’ensemble des patriarches et primats des Églises de Jérusalem, de hauts responsables de l’État, de diplomates, de clercs, d’universitaires et d’invités distingués représentant diverses traditions chrétiennes et communautés religieuses », précise le communiqué du patriarcat. Elle a pour vocation de « fonctionner non pas uniquement comme faculté de théologie, mais comme une université interdisciplinaire moderne, consacrée aux sciences humaines, au leadership éthique, à la recherche historique, à la coopération culturelle et à la formation des générations futures, capables de servir une région qui a un besoin urgent de sollicitude, de sagesse, de tolérance, de clarté morale et de leadership courageux ».

L’Eglise de Géorgie et l’Ukraine

Le métropolite Serge de Ternopil, de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, a concélébré hier avec le nouveau patriarche géorgien Siméon III, lors de la divine liturgie solennelle du Jour de la sainteté de la famille.

C’est une nouvelle reconnaissance par l’Eglise orthodoxe de Géorgie de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, non reconnue par le patriarche de Constantinople et interdite par la loi en Ukraine (mais toujours bien présente).

Le métropolite Serge était déjà l’évêque qui conduisait la délégation de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (seule délégation ukrainienne) lors des funérailles du patriarche Elie II.

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Précisions sur Orthodoxie.com :

Cette fête a été instituée en Géorgie par Sa Sainteté le catholicos-patriarche Élie de bienheureuse mémoire en 2014, et coïncide avec la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, qui fait la promotion de modes de vie contraires à la morale. La fête est accompagnée chaque année de processions traditionnelles à Tbilissi et dans d’autres villes. Cette année, une procession a eu lieu dans au moins dix villes.

Pour la Divine Liturgie à la cathédrale de la Sainte-Trinité de Tbilissi, le patriarche Shio était entouré d’un grand nombre de hiérarques géorgiens ainsi que de hiérarques des patriarcats de Constantinople, d’Antioche, de Roumanie et de Bulgarie, de l’Église des terres tchèques et de Slovaquie, représentée par son primat, Sa Béatitude le métropolite Rastislav de Prešov et de l’Église orthodoxe ukrainienne.

Le Patriarcat de Moscou était également représenté par Son Éminence le métropolite Ambroise de Tver, bien que celui-ci n’ait pas officié, un hiérarque de Constantinople participant à la célébration.

Psychodrame cinématographique

Suite au brulot anti-Bolloré signée par 600 professionnels du cinéma, dont de nombreuses vedettes, dénonçant « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma français, Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, a déclaré depuis Cannes, où se déroule le festival, que son groupe ne travaillerait plus avec les signataires :

« J’ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s’attachent à défendre l’indépendance de Canal+, dans toute la diversité de ses choix. Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste. »

Réaction normale, quoique sans doute sans lendemain.

Mais le petit monde politico-culturel est en effervescence, car Canal+ est le premier financeur du cinéma français : c’est « une pression inédite sur la liberté de création et d’expression », ose clamer un député MoDem, « l’extrême droite n’a jamais aimé la liberté, ni la création, ni le service public », meugle le chef du PS, « Soutien total à celles et ceux qui résistent à la mainmise de l’extrême droite sur la culture et la création », hurle la Panot de LFI, « Bolloré s’offre les moyens d’asservir à ses idées le monde de la création, et donc de détruire les arts, la culture, l’information », fantasme Clémentine Autain, tandis qu’Alexis Corbière dénonce un « maccarthysme à la française » qui doit être condamné par le gouvernement…

Le maire de Cannes, David Lisnard, rappelle tranquillement que ces gens du spectacle tous de gauche qui hurlent contre Canal+ ont vécu jusqu’ici grâce à l’argent que leur donnait Canal+ « d’extrême droite », et que, « plutôt que de signer une tribune, chaque cosignataire aurait pu refuser l’argent de Canal+ et faire comme dans toute entreprise, aller voir les banquiers, prendre son risque »…

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A lire sur Breizh-Info :

Une question

Le porte-avions Charles De Gaulle et son escorte sont arrivés près du détroit d’Ormuz.

Question posée par Patricia Marins, analyste géopolitique et militaire brésilienne, plus de 400.000 abonnés sur X :

Pourquoi Macron a-t-il besoin d’un porte-avions, de plus de 50 avions dans la région et de 8 navires de guerre à titre de mesure défensive si personne ne menace la France ? Il est prématuré d’aborder certains points, mais sachez que Macron s’immisce discrètement et risque d’entraîner la France dans un conflit totalement inutile. J’en reparlerai le moment venu.

Baltique : les Russes ont gagné

Le quotidien allemand Die Welt explique que la chasse aux pétroliers « fantômes » dans la Baltique a échoué.

En réponse aux tentatives de contrôle, la Russie a déployé des navires militaires. Le destroyer « Severomorsk » a été mis en service entre l’île de Fehmarn et la baie de Lübeck, et d’autres navires de guerre escortent systématiquement les pétroliers russes.

En conséquence, le commandant de la marine estonienne a officiellement déclaré qu’il n’essaierait pas d’arrêter les navires de commerce russe, et le gouvernement danois exclut de fermer ses eaux territoriales aux navires russes.

Bref, la propagande occidentale selon laquelle la Baltique est devenue un « lac de sécurité intérieur de l’OTAN » doit être revue…