Psychodrame cinématographique

Suite au brulot anti-Bolloré signée par 600 professionnels du cinéma, dont de nombreuses vedettes, dénonçant « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma français, Maxime Saada, le président du directoire de Canal+, a déclaré depuis Cannes, où se déroule le festival, que son groupe ne travaillerait plus avec les signataires :

« J’ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s’attachent à défendre l’indépendance de Canal+, dans toute la diversité de ses choix. Je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste. »

Réaction normale, quoique sans doute sans lendemain.

Mais le petit monde politico-culturel est en effervescence, car Canal+ est le premier financeur du cinéma français : c’est « une pression inédite sur la liberté de création et d’expression », ose clamer un député MoDem, « l’extrême droite n’a jamais aimé la liberté, ni la création, ni le service public », meugle le chef du PS, « Soutien total à celles et ceux qui résistent à la mainmise de l’extrême droite sur la culture et la création », hurle la Panot de LFI, « Bolloré s’offre les moyens d’asservir à ses idées le monde de la création, et donc de détruire les arts, la culture, l’information », fantasme Clémentine Autain, tandis qu’Alexis Corbière dénonce un « maccarthysme à la française » qui doit être condamné par le gouvernement…

Le maire de Cannes, David Lisnard, rappelle tranquillement que ces gens du spectacle tous de gauche qui hurlent contre Canal+ ont vécu jusqu’ici grâce à l’argent que leur donnait Canal+ « d’extrême droite », et que, « plutôt que de signer une tribune, chaque cosignataire aurait pu refuser l’argent de Canal+ et faire comme dans toute entreprise, aller voir les banquiers, prendre son risque »…

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A lire sur Breizh-Info :

Une question

Le porte-avions Charles De Gaulle et son escorte sont arrivés près du détroit d’Ormuz.

Question posée par Patricia Marins, analyste géopolitique et militaire brésilienne, plus de 400.000 abonnés sur X :

Pourquoi Macron a-t-il besoin d’un porte-avions, de plus de 50 avions dans la région et de 8 navires de guerre à titre de mesure défensive si personne ne menace la France ? Il est prématuré d’aborder certains points, mais sachez que Macron s’immisce discrètement et risque d’entraîner la France dans un conflit totalement inutile. J’en reparlerai le moment venu.

Baltique : les Russes ont gagné

Le quotidien allemand Die Welt explique que la chasse aux pétroliers « fantômes » dans la Baltique a échoué.

En réponse aux tentatives de contrôle, la Russie a déployé des navires militaires. Le destroyer « Severomorsk » a été mis en service entre l’île de Fehmarn et la baie de Lübeck, et d’autres navires de guerre escortent systématiquement les pétroliers russes.

En conséquence, le commandant de la marine estonienne a officiellement déclaré qu’il n’essaierait pas d’arrêter les navires de commerce russe, et le gouvernement danois exclut de fermer ses eaux territoriales aux navires russes.

Bref, la propagande occidentale selon laquelle la Baltique est devenue un « lac de sécurité intérieur de l’OTAN » doit être revue…

Petit à petit…

Le Comité exécutif de World Gymnastics a décidé de lever les restrictions imposées aux athlètes russes et de les autoriser à concourir sous le drapeau et l’hymne nationaux. Cette décision concerne les cinq disciplines régies par la Fédération russe de gymnastique : la gymnastique artistique, la gymnastique rythmique, le trampoline, l’acrobatie sportive et l’aérobic sportive.

Les fédérations internationales de judo, de sambo, de taekwondo, de kickboxing, de muay-thaï, de boxe, de MMA et de lutte ont déjà levé les restrictions imposées aux athlètes russes, qui sont par ailleurs autorisés à concourir sous le drapeau national lors des compétitions organisées par World Aquatics.

A Londres

Il y a eu une gigantesque manifestation hier à Londres, à l’appel de Tommy Robinson, sous le slogan « Unite the Kingdom » : unir le royaume, contre l’immigration. Car « we are the kingdom » : nous sommes le royaume.

La mobilisation est impressionnante, mais on peut se demander si ce n’est pas trop tard. La submersion ethnique et islamique en Grande-Bretagne, qui est aussi une submersion culturelle voulue par les autorités, risque d’avoir atteint un point de non-retour. Sauf entreprise de « remigration » massive, qui paraît fort peu concevable dans l’Europe des droits de l’homme d’ailleurs.