La Hongrie ouvertement partenaire de la Russie

Le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko, et le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjártó, ont signé hier le protocole 15 de la Commission intergouvernementale sur les questions économiques.

Principales déclarations de Mikhaïl Mourashko après la réunion de la commission intergouvernementale russo-hongroise :

— Le protocole final couvre l’énergie, l’agriculture, la santé, la coopération culturelle et humanitaire ;

— Deux documents ont été signés dans le domaine de l’enseignement supérieur, un mémorandum sur la coopération dans le cadre du programme de bourses hongrois ;

— La Fédération de Russie et la Hongrie ont retrouvé une dynamique commerciale positive au premier semestre 2024 après un ralentissement en 2023 ;

— Les entreprises hongroises continuent d’opérer sur le marché russe, avec le soutien de l’État, et les entrepreneurs russes s’y intéressent également.

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D’autre part, Peter Szijjarto a déclaré que toute l’Europe commerce avec la Russie, mais que seule la Hongrie ne s’en cache pas. Les sanctions n’ont pas réussi à mettre un terme à la coopération économique, car de nombreuses entreprises européennes ont trouvé des moyens de les contourner. Les entreprises hongroises ne devront jamais nier qu’elles recherchent des partenaires économiques en Russie, car cela n’est pas considéré comme quelque chose de répréhensible dans leur pays. Auparavant, Szijjarto avait souligné l’hypocrisie des pays de l’UE qui critiquent Budapest pour avoir acheté du pétrole à Moscou alors qu’eux-mêmes font la même chose mais en secret.

British Ubu

« Poutine pourrait faire exploser des millions de smartphones sans avertir. »

C’est le titre d’un article du Daily Mail, le deuxième quotidien britannique. L’article est de Mark Almond, professeur d’histoire moderne à Oxford, s’il vous plaît, et collaborateur de nombreux journaux.

Donc, il est inutile de parler des bipeurs libanais : Poutine pourrait faire des millions de fois pire.

Dès le début de la guerre en Ukraine, Mark Almond, professeur d’histoire moderne à Oxford, comparait Poutine à Hitler…

Résistance suisse

Alors que le documentaire Russians at war a été déprogrammé du Festival du film de Toronto sur pression des nazis ukrainiens du Canada, le Festival du film de Zurich affirme qu’il sera projeté conformément au programme.

Le soi-disant ministère ukrainien de la Culture s’est dit « scandalisé » et a averti que la projection du film ruinerait la réputation du Festival : « Il s’agit d’un film de propagande qui blanchit les crimes de guerre, et non d’un documentaire. Les vrais Russes en guerre sont des envahisseurs, des criminels de guerre et des violeurs. Les couvrir, c’est se rendre complice. » Le soi-disant ministère fait savoir que la réalisatrice russo-canadienne, Anastasia Trofimova, a été placée sur la liste des « personnes représentant une menace pour la sécurité nationale ».

Mais le directeur du festival, Christian Jungen, a expliqué que « les films doivent inciter à la discussion » et qu’il considère le documentaire « comme un film anti-guerre ».

Au fait, c’est un film franco-canadien. Qu’en est-il de sa projection en France ?

Offensive biélorusse

L’armée de l’air de Lettonie a fait décoller des avions de chasse de l’OTAN hier matin parce qu’un objet volant non identifié avait traversé la frontière avec la Biélorussie.

Mais la mission aérienne n’a rien trouvé et est revenue à la base.

Plus tard il s’est avéré qu’il s’agissait d’un vol d’oiseaux migrateurs.

Le Premier ministre de l’hystérie lettone a réitéré que le public doit être informé quand tout objet non identifié approche le pays, et que tout citoyen doit appeler le 112 s’il voit des objets ou des mouvements suspects à la frontière.

Ceci n’est pas une blague. C’est l’essentiel d’un article très sérieux du site de la télévision publique de Lettonie.

Toujours la Géorgie

Les Américains ont annoncé lundi de nouvelles sanctions contre la Géorgie, pour punir le gouvernement et le Parlement géorgiens d’avoir mis en place une loi sur l’influence étrangère. Autrement dit les Etats-Unis se dénoncent eux-mêmes comme ceux que vise la loi, comme ceux qui interfèrent dans les affaires géorgiennes.

Le prétexte, ce sont les manifestations contre cette loi. Les sanctions visent d’abord deux hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur associés « à la répression brutale de manifestants pacifiques et d’opposants politiques ». Sic. Et en tout plus de 60 responsables subissent des restrictions en matière de visas.

Antony Blinken a ajouté : « Nous restons préoccupés par les violations des droits de l’homme et les actions antidémocratiques en Géorgie, et nous continuerons d’envisager des actions supplémentaires en réponse à ces violations. »

En clair, les élections du mois d’octobre seront l’occasion pour les Etats-Unis de refaire en Géorgie le coup de 2014 en Ukraine.

Mais le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze n’a pas l’intention de laisser faire, comme il l’a déjà dit ouvertement. Et hier, à la sortie d’une réunion avec l’ambassadeur américain, il a dit qu’avec les nouvelles sanctions on arrive à « un point critique ». « Une autre décision de ce type entraînerait probablement une révision significative de la position de la Géorgie sur les relations entre la Géorgie et les États-Unis. »

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D’autre part, l’ancien Premier ministre géorgien Bidzina Ivanichvili, aujourd’hui président d’honneur du parti au pouvoir Rêve géorgien, a déclaré lors d’une réunion électorale à Gori, samedi dernier, que la Géorgie avait été coupable d’avoir fait la guerre à l’Ossétie du Sud en 2008, que le conflit avait été « provoqué par le régime criminel de Saakachvili » avec une aide « extérieure ». En clair : des Etats-Unis.

« Nous savions pertinemment qu’il s’agissait d’une provocation bien planifiée de l’extérieur contre les peuples géorgien et ossète, dont le but était de diviser notre unité, de détruire nos relations et de nous faire vivre dans des conditions de confrontation artificielle et sans fin. Nous trouverons certainement la force de nous excuser pour les flammes qui ont enveloppé nos frères et sœurs ossètes en 2008 sur ordre du Mouvement national traître. »

Cette déclaration n’est pas une surprise dans la mesure où le gouvernement géorgien a annoncé le mois dernier la constitution d’une commission parlementaire sur les événements de 2008, affirmant d’emblée que Saakachvili avait agi selon des instructions « venues de l’extérieur », ce qui constituait « une trahison bien planifiée ». Mais elle fait du bruit, suscitant la colère de l’opposition, et un vif intérêt en Ossétie du Sud, en Russie, et aussi en Abkhasie (l’autre territoire disputé).

(Pour la « communauté internationale », l’Ossétie du Sud fait partie intégrante de la Géorgie. Elle a proclamé son indépendance en 1992. En 2008 la Géorgie a lancé une opération militaire pour reconquérir le territoire. Mais elle s’est heurtée à l’armée russe qui l’a repoussée. C’était comme une préfiguration de l’Ukraine au Donbass. Le même Saakachvili, en 2014, sera à Kiev lors de la révolution de Maïdan et deviendra gouverneur d’Odessa… Il y aura aussi une certaine Eka Zgouladze, épouse Glucksmann – lequel était alors « conseiller spécial » de Saakachvili -, Géorgienne « première vice-ministre des Affaires intérieures de l’Ukraine » (sic) après avoir occupé le même poste en Géorgie…)