Commission russophobe

Ursule a donc présenté hier ses nouveaux commissaires, sous réserve qu’ils soient acceptés par le Parlement européen. Comme elle l’avait annoncé, comme elle l’avait décidé, il y a désormais un commissaire à la Défense. Ce qui est évidemment contraire aux traités européens, la défense étant du domaine des Etats membres. Mais qui se soucie encore des traités ? Pas ceux-là manifestement qui se piquent d’être les sourcilleux gardiens d’un état de droit que leur dictature bafoue en permanence.

Et le titulaire du poste est Andrius Kubilius, ancien Premier ministre lituanien, hystériquement russophobe et va-t-en guerre : « Nous n’investissons pas suffisamment dans la sécurité de l’Ukraine et dans notre propre défense », disait-il juste avant sa nomination.

On sait d’autre part que le « haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité » va être Kaja Kallas, l’Estonienne qui a poussé la russophobie à son comble.

C’est donc une Commission européenne encore plus fanatiquement antirusse qui va se mettre en place. Pour renforcer le rideau de fer édifié par un Occident aussi délirant que décadent. Pour une UE toujours pire.

Saint Alexandre Nevski


C’était hier à Saint-Pétersbourg le point culminant des festivités du 300e anniversaire du transfert des reliques de saint Aleandre Nevski de Vladimir à Saint-Pétersbourg, de par la volonté du tsar Pierre Ier.

Après la divine liturgie en l’église de l’Annonciation, le patriarche Cyrille, accompagné notamment du métropolite Timothée du patriarcat de Jérusalem (et 12 autres évêques), a conduit une procession avec les reliques jusqu’au square Alexandre Nevski, devant le monastère de la Sainte Trinité Alexandre Nevski (où les reliques étaient conservées jusqu’à l’an dernier).

Impressionnant :

(L’intégralité se trouve ici.)

Puis Vladimir Poutine est allé vénérer les reliques :

Mise au point

Importante mise au point de Vladimir Poutine, en réponse à une question sur l’éventualité que les Occidentaux donnent à l’Ukraine l’autorisation de frapper en Russie par des armes à longue portée :

Il y a une tentative de substitution des concepts. Parce que ce dont nous parlons, ce n’est pas de donner l’autorisation ou d’interdire au régime de Kiev de frapper sur tout le territoire. Il le fait déjà, à l’aide de drones et d’autres moyens. Mais si l’on en vient à utiliser des armes de longue portée de haute précision fabriquées en Occident, c’est une histoire complètement différente. Le fait est que nous avons déjà mentionné cela et tout expert confirmera tant dans notre pays qu’en Occident que l’armée ukrainienne n’est pas capable de frapper avec des systèmes de précision à longue portée de fabrication occidentale, elle ne peut pas faire cela. Elle ne peut le faire qu’en utilisant le renseignement de satellites que l’Ukraine n’a pas, ces données ne peuvent provenir que de satellites de l’UE ou américains : de satellites de l’OTAN.

Cela c’est la première chose. La seconde, très importante, peut-être la clé, est que seuls les militaires de l’OTAN peuvent entrer des missions de vol dans ces systèmes de missiles. Les militaires ukrainiens ne peuvent pas le faire.

Donc Il ne s’agit pas de permettre au régime ukrainien de frapper la Russie avec ces armes ou non, il s’agit de décider si les pays de l’OTAN s’impliquent directement dans un conflit militaire ou non. Si cette décision est prise, cela ne signifiera rien d’autre que la participation directe de pays de l’OTAN, des Etats-Unis et des pays européens dans la guerre en Ukraine. C’est leur participation directe et ce serait un changement significatif, de l’essence, de la nature même du conflit. Cela voudrait dire que les pays de l’OTAN, les Etats-Unis et des pays de l’UE sont en guerre avec la Russie. Et si c’est le cas, alors, ayant à l’esprit ce changement de l’essence même du conflit, nous prendrons les décisions appropriées, basées sur les menaces qui nous serons faites.

D’où la grosse hésitation prolongée…

17 familles écossaises

Le Daily Mail a publié un article intitulé : « Des familles britanniques acceptent l’offre de Poutine de fuir l’Occident woke et d’émigrer en Russie, avec 17 demandes en provenance d’Écosse en dix jours, selon les médias moscovites ».

Cela intervient après que Poutine a modifié les lois sur l’immigration pour inciter les Occidentaux à embrasser sa dictature.

L’objectif est de les sauver des « attitudes idéologiques néolibérales destructrices » de l’Occident.

Poutine estime qu’il offre une « aide humanitaire » aux personnes « qui partagent les valeurs spirituelles et morales traditionnelles de la Russie ».

« Rien que dans les dix premiers jours, 17 citoyens de la Foggy Albion ont voulu venir s’installer chez nous », a rapporté Tsargrad TV, une chaîne de télévision fidèle au Kremlin.

« Fatigués de l’agenda libéral » : tous ceux qui ont contacté la mission diplomatique russe ont ainsi expliqué leur décision.

Le Mail ne se prive pas évidemment de ricaner qu’« on ne sait pas si les hommes acceptés par la Russie pourront être poussés à aller combattre dans l’invasion de l’Ukraine par Poutine ».

Le journal n’ayant pas pu obtenir l’identité de l’un ou l’autre des 17 se rabat sur deux familles déjà installées, une américaine et une canadienne. Ou bien la direction du Mail ne se rend pas compte qu’elle participe à la « propagande russe », ou bien elle est devenue tellement woke qu’elle pense que la réaction du lecteur sera un rejet de ces abrutis qui croient aux valeurs traditionnelles et pensera : bon débarras (mais ce n’est pas la tonalité générale des commentaires).

L’Américain dit :

Personnellement, je tiens à remercier le président Poutine d’avoir permis que la Russie devienne une terre d’accueil pour les familles dans le climat mondial actuel.

Nous avons l’intention de profiter de cette opportunité pour notre famille.

J’ai l’impression d’avoir été placé dans une arche de sécurité. Et c’est très important. Merci beaucoup.

Sa femme ajoute :

Je tiens à dire que je me sens très honorée. J’ai l’impression que je viens de me marier avec la Russie et j’ai hâte de construire mon avenir ici avec ma famille.

Quant aux Canadiens, ce sont ceux dont j’ai parlé plusieurs fois,  ils sont désormais célèbres par leur chaîne YouTube où ils racontent quotidiennement leur installation en Russie.

Nous ne nous sentions pas en sécurité avec nos enfants là-bas, ni pour l’avenir. Il y a beaucoup d’idéologie de gauche, de LGBTQ, de transgenres, beaucoup de choses avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord et qui sont enseignées là-bas. Nous voulions nous éloigner de cela pour nos enfants. Mais aussi, pour des raisons économiques, l’agriculture offre de meilleures opportunités. Nous avons pensé que la Russie était la meilleure solution.

Le journal donne ensuite la parole à Maria Boutina, député à la Douma, non sans souligner ensuite, comme si cela annulait son propos, qu’elle a été détenue aux Etats-Unis sous l’accusation de « conspirer pour travailler pour un gouvernement étranger » :

Il y a une dictature libérale en Occident. Il est important de souligner que les peuples de ces pays ne sont pas nos ennemis, mais leurs gouvernements, qui sont devenus fous, qui ont perdu la raison et qui imposent de telles politiques. On en arrive à un point – par exemple, en Allemagne …. – où si votre enfant vient à l’école et dit qu’il ne soutient pas ces unions entre personnes du même sexe, on l’enlève et on l’envoie en rééducation.

De nombreux Occidentaux aimeraient lier leur avenir à la Russie, précisément parce que nous leur offrons la possibilité d’être libres et d’avoir un mode de vie traditionnel. Il ne s’agit pas nécessairement d’agriculteurs, mais souvent de représentants des milieux universitaires, d’enseignants, de médecins, de professeurs.

Ce sont des personnes qualifiées qui décident de tout vendre, de venir en Russie précisément parce qu’elles ont un niveau de développement intellectuel, éducatif et spirituel suffisant pour comprendre que si vous restez dans votre pays, vous risquez de perdre vos enfants, de perdre votre famille.

Ça ne s’arrange pas…

Cela fait dix ans que la Russie a commencé son agression contre l’Ukraine. Les Ukrainiens ont vaillamment demandé la justice, la démocratie, et un avenir européen. La Russie a répondu par l’occupation illégale de la péninsule. C’est clair : la Crimée et Sébastopol sont l’Ukraine. L’Union européenne ne se fatiguera jamais de soutenir l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Ensemble, nous résisterons et nous vaincrons, unis que nous sommes dans notre engagement pour une Ukraine libre et démocratique. Slava Ukraini !