Totalitarisme décomplexé

Aurore Bergé, « ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations », sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, sur RMC :

C’est notre rôle de protéger les enfants. C’est notre rôle de protéger les enfants. Et protéger les enfants c’est quoi ? Moi je le vois sur tous les sujets de la webosphère, sur la haine antisémite, raciste, LGBT, sur les violences entre les femmes et les hommes, les réseaux sociaux contaminent les esprits de nos enfants et de nos adolescents. Ils les contaminent, ils les instrumentalisent, ils les enferment. On nous parle en permanence du régalien. Le régalien, c’est la protection qu’on doit à nos enfants. Ce qui se passe à l’intérieur des maisons ça regarde l’Etat quand on parle de protection des enfants.

Elle ose marteler la « protection des enfants », dans un pays où on les tue dans le ventre de leurs mères et qu’on en proclame le droit dans la Constitution, dans un pays où les foyers d’accueil sont des centres de recrutement pour la prostitution (20.000 mineures, chiffre en augmentation constante), où les animateurs périscolaires sont des prédateurs, où l’enquête sur les agissements de Jeffrey Epstein et de sa bande reste obstinément au point mort, où l’on pourrit les âmes des enfants dans les écoles… Précisément le discours d’Aurore Bergé est clair quand elle dit que les réseaux sociaux contaminent les esprits des enfants quant à la haine… anti-LGBT. Elle veut dire qu’il faut empêcher les enfants d’entendre une autre voix que la propagande officielle sur l’idéologie LGBT, et donc aussi sur l’avortement, et sur l’immigration, etc. Il faut aller dans les familles pour faire respecter l’idéologie antifamille.

« Ce qui se passe à l’intérieur des maisons ça regarde l’Etat. » Pour qu’un ministre puisse tranquillement proférer une profession de foi aussi ouvertement totalitaire à la télévision, et faire passer ce totalitarisme pour une défense du régalien (qui en est l’opposé) c’est que la société est gravement contaminée. Comme on le savait déjà, hélas.

Docteur Ubu et les trans

Une synthèse de 44 travaux de recherche relatifs à la « grossesse transmasculine », qui vient d’être publiée dans les Acta Obstetricia Et Gynecologica Scandinavica, indique qu’une minorité, « certes restreinte mais notable », de « personnes transmasculines » connaissent des grossesses (6% à 9%) et ont des enfants (4% à 9%).

Cette revue systématique a également mis en évidence des taux de fausses couches « potentiellement plus élevés » et « très peu de données » concernant les taux de dépression postnatale chez les personnes transmasculines ayant mené une grossesse à terme.

« Ce travail exhaustif a mis en évidence d’importantes lacunes dans les connaissances sur les grossesses chez les personnes transmasculines, déclare le Dr Catherine Meads, de l’université Anglia Ruskin au Royaume-Uni, auteur de l’étude. Il souligne la nécessité de mener davantage de recherches spécifiques aux personnes transmasculines, qui pourraient être conduites par des universitaires et des organismes de recherche en collaboration avec des personnes transmasculines ayant une expérience vécue. » « Les personnes transmasculines peuvent avoir des besoins en matière de contraception, d’avortement, de grossesse, de maternité et de gynécologie, et doivent être traitées avec respect par les services de santé. »

(Au cas où certains douteraient des évidences physiologiques, une « personne transmasculine » est tout simplement une femme qui « s’identifie » comme homme.)

Le mois des fiertés : un petit bilan

Barrie Drewitt-Barlow, le « premier père de substitution gay » au Royaume-Uni, qui a eu huit enfants par mères porteuses lors de son premier « mariage », et son « mari » actuel Scott Drewitt-Barlow, font l’objet de 18 nouveaux chefs d’accusation.

Barrie Drewitt-Barlow a déjà été inculpé pour trois agressions sur un homme, quatre viols sur un adolescent, et deux autres affaires d’exploitation sexuelle. Il est désormais poursuivi pour deux chefs d’accusation d’actes sexuels avec un enfant ; deux chefs d’accusation de paiement de services sexuels d’un enfant ; cinq chefs d’accusation de viol ; quatre chefs d’accusation d’agression sexuelle ; le fait d’avoir contraint une personne à se livrer à des actes sexuels sans son consentement ; et le fait d’avoir provoqué ou incité à des actes sexuels.

Son « conjoint » Scott Drewitt-Barlow, déjà inculpé pour agression sexuelle sur un homme, viol sur adolescent, et de deux autres chefs d’accusation, est désormais également poursuivi pour avoir provoqué ou incité à des actes sexuels, ainsi que pour deux viols.

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A Cazenovia dans l’Etat de New York, le premier « drag queen » à avoir été élu vice-président du conseil d’un district scolaire aux Etats-Unis, Travis Longo, a été arrêté pour possession de pornographie infantile impliquant des nourrissons et pour avoir envoyé de manière systématique des messages sexuellement explicites à un enfant de moins de 12 ans.

Travis Longo, dit « Anita Buffem », est le fondateur de la « Cazenovia Pride Fest ».

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Aux Pays-Bas, à Meerstad, une adolescente de 15 ans a été arrêtée pour avoir sauvagement assassiné ses parents et avoir envoyé les photos des cadavres ensanglantés à ses camarades de classe par WhatsApp.

L’adolescente avait changé d’identité de genre et disait être un garçon, et plus récemment elle s’identifiait comme chien, portant une queue et des oreilles de chien et aboyant dans les couloirs de l’école. Donc jusque-là tout était normal…

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En Grande-Bretagne, à Preston (Lancashire), l’enseignant Jamie Warley a été condamné à la prison à perpétuité pour avoir torturé, violé, et finalement tué, son fils adoptif de 13 mois. Plus de 40 blessures ont été constatées sur le corps du bébé.

Le « compagnon » de Jamie Warley a été condamné à 25 ans de prison pour complicité de tortures et d’abus sexuels sur l’enfant.

Leurs églises

Des gens qui regardent un match de la coupe du monde de foot dans une église, sur un écran posé devant l’autel, on se dit a priori que ce doit être une église désaffectée. Pas du tout. C’est l’église paroissiale Saint-Antoine de Madrid. Une église dont le curé est un bergoglien frénétique, transformée en « hôpital de campagne », ouverte à « todos, todos, todos », chrétiens ou non, à la seule condition de « respecter la pastorale de la paroisse ». Compris ? Dans cette église officiellement catholique il y a cinq prêtres officiellement catholiques qui célèbrent une « messe » officiellement catholique chaque soir et quatre midis par semaine, mais le matin est consacré au service du petit déjeuner aux pauvres. Il y a aussi, toujours devant l’autel, nombre de conférences et de concerts variés.

LifeSiteNews fait remarquer que pendant ce temps des pèlerins de la Fraternité Saint-Pierre se sont vu interdire la messe traditionnelle dans trois villes italiennes. A San Giovanni Rotondo (chez le Padre Pio), ils ont dû célébrer la messe dans la cave d’un hôtel, et à Assise il y avait déjà une divine liturgie orthodoxe…

D’autre part du 19 au 21 juin se tient la Conférence annuelle du lobby LGBT du P. James Matin s.j. Outreach, à l’université jésuite de Georgetown à Washington. « Le cardinal Robert McElroy de Washington et le président de l’université de Georgetown, Eduardo Peñalver, ont adressé des paroles d’accueil et de bienvenue aux participants. Le cardinal Blase Cupich de Chicago a également exprimé son soutien et ses encouragements aux personnes présentes. »

Je me refuse à traduire leurs ignominies. Une seule citation suffira, de l’archevêque de Washington : « Je sais que le Saint-Esprit sera profondément présent dans nos réunions et discussions en ce moment clé de l’histoire de notre Eglise et de notre nation. »

Fronde sportive anti LGBT

La semaine dernière, trois joueurs américains de baseball avaient ajouté une référence à la Genèse à côté de l’insigne arc-en-ciel qu’ils devaient porter. Ils ont reçu un « avertissement » de la fédération. Mais cela n’a pas empêché d’autres joueurs de suivre leur exemple, et même d’aller plus loin. Il devait y avoir hier le match de la « 11e nuit annuelle des fiertés » à York en Pennsylvanie, et il a dû être annulé parce que la grande majorité des joueurs a carrément refusé de porter le sémillant maillot à manches arc-en-ciel.

La direction de l’équipe fait part de son « désappointement » et ajoute : « Soyons clairs : cette initiative des joueurs va totalement à l’encontre de notre vision, celle d’être « l’endroit le plus accueillant de York ». En guise de modeste geste pour exprimer nos regrets face à ce changement de programme de dernière minute et pour manifester notre soutien à nos partenaires représentant la communauté LGBTQIA+, nous faisons un don de 10.000 dollars au Rainbow Rose Center afin de soutenir et de promouvoir leur action visant à garantir que la communauté de York soit aussi inclusive que nous nous efforçons de le rendre au WellSpan Park de York, en Pennsylvanie. »

On dirait qu’un fossé se creuse…