La lutte contre le charcutage des enfants

Le ministre américain de la Santé Robert F. Kennedy Jr., appelant désormais « procédures de rejet du sexe » ce que les idéologues pervers appellent « soins d’affirmation du genre », a signé jeudi une déclaration selon laquelle « les procédures de rejet du sexe ne constituent pas un traitement sûr ni efficace pour les enfants atteints de dysphorie de genre ». Il a qualifié cette déclaration de « directive claire à l’intention des prestataires de soins de santé, les invitant à suivre les données scientifiques et les preuves accablantes démontrant que ces procédures nuisent aux enfants au lieu de les aider ».

« Les médecins ont l’obligation solennelle de protéger les enfants. Pourtant, partout dans le pays, des médecins pratiquent des procédures inutiles et irréversibles de changement de sexe qui violent leur serment sacré d’Hippocrate, violant ainsi les vies mêmes qu’ils ont juré de protéger. Les soins dits d’affirmation du genre ont infligé des dommages physiques et psychologiques durables à des jeunes vulnérables. Ce n’est pas de la médecine. C’est de la faute professionnelle. Nous en avons assez de la science bidon motivée par des considérations idéologiques et non par le bien-être des enfants. »

Son ministère s’apprête à retirer la dysphorie de genre de la classification « handicap », afin que les politiques restreignant les « procédures de rejet du sexe ne violent pas les exigences de non-discrimination fondée sur le handicap ».

Il propose aussi d’interdire aux hôpitaux bénéficiant d’un financement Medicare et Medicaid, soit « presque tous les hôpitaux », de pratiquer des procédures « de rejet du sexe ».

Les Centres pour les services Medicare et Medicaid (CMS) proposent également d’interdire l’utilisation des fonds Medicaid pour financer les procédures transgenres pour les mineurs.

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La veille, les députés américains ont adopté par 216 voix contre 211 la proposition de loi de Marjorie Taylor Greene criminalisant les procédures de transition de genre. La « loi de protection de l’innocence des enfants » prévoit des amendes et (ou) jusqu’à 10 ans de prison pour toute personne qui « pratique ou tente de pratiquer sciemment une mutilation génitale ou corporelle sur une autre personne mineure », « castre chimiquement sciemment un mineur » ou   facilite ou consent sciemment à la mutilation génitale féminine d’une mineure » ou « transporte une mineure dans le but de pratiquer une mutilation génitale féminine sur cette mineure ».

La proposition a été adoptée grâce au vote de trois démocrates, tandis que quatre républicains ont voté contre.

Mais il est très peu probable que le texte passe au Sénat. Il sera toutefois une incitation pour que de nouveaux Etats prennent de telles mesures (19 Etats ont interdit ou restreint les mutilations « transgenres » des mineurs).

L’Eglise LGBT

Léon XIV a nommé Mgr Ramón Bejarano évêque de Monterey, en Californie.

Ramón Bejarano s’était fait connaître notamment comme évêque auxiliaire de San Diego, quand il avait célébré la messe LGBT annuelle le dimanche 13 juillet, avec le soutien de l’évêque Michael Pham, l’un des premiers nommés par Léon XIV. Un vieux militant LGBT drag queen – ancien commissaire de police de San Diego – avait pris la parole pour remercier l’évêque de son soutien à la communauté LGBT. Et l’évêque l’avait béni. Il y avait là aussi le maire de la ville, ouvertement inverti. Et la messe était concélébrée par des prêtres « de plusieurs paroisses de San Diego qui exercent leur ministère auprès de la communauté LGBTQ ».

En ce qui concerne la messe traditionnelle, il ne pourra pas faire pire que son prédécesseur Daniel Garcia qui l’avait éradiquée du diocèse avant de partir pour Austin.

Dans la danse irlandaise aussi…

Jusqu’en 2022, Elias Saltzman concourait tout naturellement dans les catégories garçons de la danse irlandaise. Mais comme il n’arrivait jamais premier, il a décidé de devenir « Alyssa ». Et « Alyssa » vient de remporter pour la troisième année consécutive, à Orlando en Floride, le prix solo de la région sud des Etats-Unis. Ce qui le qualifie pour les compétitions nationale et internationale féminines. Il a déjà remporté la « médaille mondiale » féminine à Glasgow l’an dernier (catégorie drag queen ?) :

Comme certains parents ont protesté, la fédération a sèchement demandé à tout le monde de faire preuve de tolérance et de respecter tous les danseurs.

Au fait, elles sont où, les féministes ?

La dictature LGBT en France

Le gynécologue de Pau qui avait refusé d’examiner un jeune homme qui prétendait être une femme a été condamné pour outrage sexiste, mais relaxé pour discrimination.

Alors… le procureur a décidé de faire appel. Le gynécologue doit être condamné pour discrimination parce qu’il prétend ne soigner que les femmes.

Le procureur de Pau s’appelle Rodolphe Jarry. C’est sans doute pourquoi il tente d’écrire une suite à Ubu…

La dictature LGBT en Australie

Une Australienne a été condamnée à verser 95.000 dollars australiens (54.000 €) à deux hommes soi-disant « femmes transgenres » pour diffamation parce qu’elle critiquait le fait que ces deux hommes jouent dans une équipe féminine de football. C’était en 2023. Elle disait avoir « beaucoup pleuré » parce que « deux footballeuses ont été hospitalisées pendant le week-end après avoir été forcées de jouer contre un homme s’appropriant la féminité ».

Selon le tribunal de Nouvelles-Galles du Sud, Kirralie Smith, militante de l’association « Australie binaire », « cherchait à susciter la peur (sic) chez le lecteur quant au fait que (Nicolas « Stéphanie ») Blanch, décrit comme un homme/un mâle/un mec joue dans une équipe féminine ». Même chose pour l’autre plaignant, Justin « Riley » Dennis.

« Stéphanie » Blanch et « Riley » Dennis.

Les deux hommes ont également exigé des excuses et déclaré que Binary Australia devait « élaborer une politique visant à éliminer la discrimination illégale et la diffamation des transgenres dans le cadre de toute action publique future », ce qui équivaut à lui interdire toute action.

La juge a donc exigé aussi que Kirralie Smith « publie une déclaration publique d’excuses » qui doit être affichée en haut de toutes ses pages sur les réseaux sociaux, et « s’abstienne de publier quoi que ce soit qui identifie le plaignant ou son équipe de football ».

Elle a écrit sur X :

Ma peine pour avoir été reconnue coupable de « diffamation » a été prononcée. En résumé, 95.000 dollars d’amende, qui doubleront si je ne paie pas dans les 28 jours. L’ordonnance stipule également que je dois présenter des excuses publiques. Je ferai appel de cette décision. Votre soutien, votre voix et votre action sont inestimables pour moi. Merci !

Il est décevant que le mot « femme » ait été redéfini pour inclure les hommes et que les mots « violence » et « diffamation » aient été appliqués au fait de dire la vérité sur des informations du domaine public. Les Australiens devraient être très préoccupés par leurs libertés. Les femmes ont été effectivement rayées de la loi et les tentatives de défense des politiques publiques sont étouffées au nom des sentiments de quelques-uns. Les hommes ne devraient jamais être autorisés à participer à des sports féminins.