De la férie

Dans le martyrologe de ce jour :

A Milan, l’anniversaire de saint Victor martyr. De race mauresque, et chrétien dès son enfance, il servait dans les troupes impériales, et demeurait très fortement attaché au Christ, malgré les efforts de Maximien pour le faire sacrifier aux idoles ; pour ce motif, il fut d’abord cruellement meurtri de coups de bâton mais, par la protection de Dieu, n’en ressentit aucune douleur, puis arrosé de plomb fondu sans en recevoir aucun mal ; il eut enfin la tête tranchée, et acheva ainsi le cours de son glorieux martyre.

Saint Ambroise promut son culte, et une mosaïque le représente au fond de la coupole de la chapelle dite « Saint Victor au ciel d’or » dans la basilique Saint-Ambroise de Milan.

Russophobie aigüe

En mars dernier, le président de la Biennale de Venise, Pietrangelo Buttafuoco, avait décidé que la Russie pourrait y participer. Ce qui avait suscité la condamnation unanime de l’établissement politico-culturel, depuis le gouvernement de Meloni annonçant qu’il enverrait des inspecteurs pour vérifier que ⁠la manifestation ne viole pas les sanctions, jusqu’à la Commission européenne menaçant de supprimer sa subvention de 2 millions d’euros.

Hier, alors que s’ouvraient les journées réservées à la presse, Buttafuoco a déclaré :

« Ce monde né de ‌la Révolution française, des Lumières et de la laïcité s’est transformé en son exact opposé : un laboratoire d’intolérance, où l’on réclame la censure, la fermeture et l’exclusion. La Biennale n’est pas un tribunal ; c’est ‌un jardin de paix. Nous ne pouvons pas fermer, nous ne pouvons pas ⁠boycotter comme réponse automatique. Nous pouvons et devons discuter. »

On pourrait donc croire que ce valeureux défenseur de la liberté rappelait avec fermeté que la Russie allait participer pleinement. Mais ce n’est pas du tout le cas : le pavillon russe n’est ouvert que pendant les jours de pré-ouverture réservés à la presse. Après, il sera fermé, et l’on ne pourra voir que des vidéos projetées sur le mur…

C’est que le « monde né de ‌la Révolution française, des Lumières et de la laïcité » n’a jamais été et n’est pas du tout un monde de liberté, n’en déplaise à M. Buttafuoco… qui en fait la démonstration.

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Cela dit, la Biennale de Venise est depuis longtemps le rendez-vous de toute la chienlit culturelle occidentale, une vitrine de la décadence la plus extrême et du n’importe quoi érigé en chef-d’œuvre. Un exemple parmi tant d’autres : devant le pavillon autrichien, la « performeuse et chorégraphe » Florentina Holzinger se pend la tête en bas dans une cloche, son corps nu remplaçant le battant. À l’intérieur, elle a « créé une vision dystopique de nos systèmes hydriques » : entièrement nue, elle tourne en rond sur un jet-ski « pour dénoncer la catastrophe écologique engendrée par le tourisme de masse » ; un groupe de performeurs (nus) escalade une immense girouette, « symbole de la force de l’action collective »; et un « performeur » (en combinaison)  vit dans une station d’épuration reconstituée, alimentée par les fluides corporels du public ». Sic. Le pavillon décrit comment « le système de recyclage en circuit fermé sert de métaphore crue à une vie vécue dans les rebuts des autres – un reflet viscéral d’un ordre mondial où les populations vulnérables et des nations entières sont reléguées aux poubelles des puissants ».

Il est vrai que si des Russes venaient y montrer de l’art, ça ferait tache…

Menace sur France 2

Une simple rumeur faisant état d’une éventuelle participation d’Eugénie Bastié à une émission politique de France Télévisions en septembre prochain a provoqué la colère de la « Société des journalistes » (sic) de la télévision d’Etat. Et Télérama, le magistère médiatique et culturel, s’en fait doctement le relai.

Eugénie Bastié, elle est « de droite ». Elle cause dans les « médias Bolloré ». Et elle écrit aussi dans le Figaro. C’est dire que c’est carrément la strêmdroate qui serait aux commandes…

Alors les « journalistes » tonnent que « Eugénie Bastié ne peut pas incarner et animer le débat politique sur France 2 », parce que « l’information n’est pas une opinion ».

Comme ils ne raisonnent plus que par slogans, ils ne voient même pas qu’Eugénie Bastié ne serait pas là pour faire ce qu’ils osent encore appeler de « l’information », mais pour poser des questions. Mais il est vrai que le totalitarisme médiatique est désormais tellement bétonné que même la possibilité de poser des questions non estampillées de gauche est insupportable.

Quand la « Société des journalistes de la rédaction nationale de France Télévisions » martèle en permanence que « l’information n’est pas une opinion », il faut se souvenir que ce n’est que le début de la phrase complète : « L’information n’est pas une opinion de droite, l’information ne peut être qu’une opinion de gauche, reflétant le politiquement correct obligé » : culture de mort, propagande LGBT, russophobie, dictature covidienne, etc.

Manifestement, les dirigeants de la « Société des journalistes de la rédaction nationale de France Télévisions » sont tellement enfermés dans leur idéologie totalitaire qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils s’empressent ainsi d’apporter gracieusement de l’eau au moulin du rapport que vient tout juste de publier Charles Alloncle…

Parabole

Dans le cadre des réjouissances populaires suite à la victoire du PSG en demi-finale de Ligue des champions (à Munich), les supporters en liesse ont saccagé l’exposition de photographies de Yann Arthus-Bertrand sur la place de la Concorde.

Exposition intitulée « Vivre ensemble »…

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D’autre part les émeutes se sont soldées par 23 policiers blessés et 127 interpellations. Mais ça c’est la tradition.

Haro sur le cochon…

Dans une crèche du nord de Brême, en Allemagne, une employée aurait « commandé, préparé et servi du porc » aux enfants.

Cela a été dénoncé par le « sénateur de Brême pour les enfants et l’éducation », Mark Rackles, SPD.

Le directeur général des services de garde d’enfants de Brême a déclaré que c’était « absolument intolérable ».

L’employée, accusée d’avoir agi pour « motifs racistes », a été aussitôt licenciée, avec effet immédiat.

Et le service de sécurité d’Etat, Staatsschutz, enquête sur l’affaire…

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Chez nous, le recteur algérien de la Mosquée de Paris joint sa voix aux apprentis bolcheviques qui demandent l’interdiction des banquets du Canon français, dans son français approximatif : « 4.000 convives autour d’un cochon à la broche. Un banquet présenté comme la célébration des valeurs françaises, un banquet où l’on chante à la gloire d’une figure politique en excluant symboliquement ceux qui ne ressemblent pas. »