Les ravages du « christianisme sioniste »… en Afrique

Le général Muhoozi Kainerugaba, chef d’état-major des forces armées ougandaises et fils du président Yoweri Museveni, multiplie les déclarations de soutien à Israël, affirme que son armée est prête à défendre Israël, et même que la prise de Téhéran ne devrait pas lui prendre « plus de deux semaines »…

Il écrit dans un tweet :

« Nous sommes aux côtés d’Israël parce que nous sommes Chrétiens. Sauvés par le Saint Fils de Dieu… Jésus-Christ, le seul qui puisse pardonner les péchés. La Bible dit : « Heureux es-tu, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par le Seigneur ? Il est ton bouclier, ton secours et ton épée glorieuse » (Deutéronome 33, 29) ».

Et aussi :

« Comme notre père le roi David l’a dit face au géant Goliath, nous disons à l’Iran : Vous venez contre moi avec l’épée, la lance et le javelot, mais moi je viens contre vous au nom de Dieu Tout-Puissant, le Dieu des armées d’Israël, que vous avez défié. »

Son idole est Moshe Dayan, et il a publié une photo de la maquette d’une statue qui va être installé à l’aéroport d’Entebbe : celle du frère de Netanyahu, Yoni, mort dès le début du « raid d’Entebbe » en 1976.

« Inapproprié »

Les supporters du club de foot de Belgrade ont créé cette impressionnante mosaïque lors d’un match, avec cette inscription façon slavon d’église : « Que notre foi vous conduise à la victoire. »

L’UEFA a considéré qu’il était « inapproprié » de représenter le Christ, et a condamné l’équipe à une amende.

Le député allemand Tobias Teich de l’AfD a déclaré : « Jésus n’est pas autorisé dans le stade de Belgrade. Du moins, c’est ainsi que l’UEFA le voit. Notre menace ne vient pas de l’Est, elle vient de l’intérieur. »

Il ne croit pas si bien dire. Car l’UEFA n’a rien à dire quand les supporters de l’équipe de Kaiserslautern font un gigantesque pentagramme d’où sort le diable. Avec deux inscriptions successives ouvertement sanatistes en latin : « Exaudi nos, Lucifer, et surge ex abysso, sume animas nostras ! » (Exauce-nous, Lucifer, surgis de l’abîme, prends nos âmes !). « Ad lucem nos trahe, orbem mundi regna, surge ex flammis et appare » (Amène nous à la lumière, règne sur le monde, sors des flammes et apparais). C’était il y a exactement un an.

Deux visions de l’Europe…

Le scandale

France 2 a eu le malheur de donner la parole pendant dix minutes à Serguei Lavrov.

L’ambassade d’Ukraine a aussitôt élevé ses plus vives protestations.

Le pitoyable Barrot (on évitera de le qualifier d’homologue de Lavrov) a fait une déclaration solennelle pour condamner France 2 et rétablir la mensongère propagande ukrainienne comme dogme d’Etat.

Il faut avouer que ce qu’a fait France 2 est en effet très grave. Car c’est la toute première fois depuis quatre ans que le point de vue russe était entendu sur une chaîne du service public ou assimilé. Il se pourrait que certains téléspectateurs découvrent qu’on leur a imposé ce qu’il fallait penser par une censure absolue de toute autre opinion, y compris dans les « débats » strictement à sens unique…

Samedi de la Passion

Dans l’antiquité, ce jour précédant la Grande Semaine était aliturgique. Les chants de la messe sont ceux de la veille. Voici l’antienne de communion, prise du psaume 26, dans l’antique version du psautier romain (avec persequéntium au lieu de tribulántium) et avec l’ajout de Domine. Comme dans toutes les antiennes du temps de la Passion, c’est le Christ qui utilise les psaumes pour exprimer au Père sa déréliction.

Ne tradíderis me, Dómine, in ánimas persequéntium me: quóniam insurrexérunt in me testes iníqui, et mentíta est iníquitas sibi.

Ne me livrez pas, Seigneur, à la merci de ceux qui me persécutent : des témoins iniques se sont élevés contre moi et l’iniquité a menti contre elle-même.

Cynisme

L’État n’a pas les moyens d’aider les automobilistes face à la hausse des prix des carburants, affirme Nicolas Dufourcq, le directeur de Bpifrance (la banque publique d’investissement, directement supervisée par la Banque centrale européenne) :

« Cette nouvelle crise géopolitique, on ne peut pas se la payer… Le temps des boucliers est terminé… Y’a plus un sou ! Toutes les marges de manœuvre de l’État sont parties dans la dépense sociale… Le Père Noël de l’État est totalement nu. Il ne lui reste rien dans la hotte. »

De même :

La France ne dispose plus de marges de manœuvre pour faire face aux crises… Mais il y a toujours des milliards et des milliards à jeter dans le trou ukrainien, et le Biscornu vient d’annoncer l’achat de 8,5 milliards d’euros de munitions pour faire la guerre à la Russie…